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Histoire du Zoo des Sables-d'Olonne

fourmilier mère et petit 3 - Zoo des Sables - SSilhol

C'est à Madeleine Reverho (1916-2013), son mari Gustave (1902-1969) et son beau-frère André (1906-1996) que l'on doit la création, en 1963, d'un parc zoologique et exotique aux Sables-d'Olonne. "Les Reverhos" (de leur vrai nom Revéreau) étaient des artistes de cirque mondialement connus qui, tout au long de leurs carrières, ont travaillé sous les plus grands chapiteaux (Pinder, Barnum, Amar et Bouglione).

Très attachés aux Sables-d'Olonne, "Les Reverhos" reviennent s'y installer définitivement en 1959, après avoir pris leur retraite artistique. Trois ans plus tard, Madeleine Reverho sollicite l'autorisation de la Ville pour implanter un zoo à la Rudelière. Suite à cette demande, le Conseil municipal décide d'approuver la création du parc et met à la disposition de celle-ci un terrain communal de 9 000 m² en bordure du ruisseau de Tanchet, entre la Route du Tour de France et le chemin de la Pironnière. Le bail est consenti pour une durée de 18 ans moyennant un loyer annuel d'un nouveau Franc symbolique, à charge pour Mme Reverho de réaliser l'ensemble des travaux à ses frais.

Ainsi, après quelques mois de travaux titanesques (ce terrain en friche avait servi jusque là de dépotoir), l'inauguration du parc zoologique a lieu le samedi 6 juillet 1963 en présence de Michel Laurent, maire des Sables et de Séraphin Buton, maire du Château-d'Olonne.
Le parc zoologique obtient tout de suite un grand succès auprès des Sablais et des touristes, qui y découvrent un véritable petit paradis ! Les enfants font ainsi la connaissance de Victor le Pélican du Nil, d'Eusèbe le Marabout, de Popeye le singe ou d'Arthur le porc-épic...

En 1975, Madeleine Reverho cède l'exploitation du zoo à Louis Gay, propriétaire du parc zoologique "Les Minières" à Doué la Fontaine. Le "parc zoologique des Sables-d'Olonne" ouvre ses portes le 15 mars suivant et sa régularisation administrative intervient en 1980.
Depuis, le zoo ne va alors cesser de s'étendre pour atteindre aujourd'hui près de 3 ha. La nouvelle extension du zoo comprenant l'aménagement de "l'île aux singes" est ainsi inaugurée en juillet 1986.
Chaque année apporte également son lot de grands bonheurs : arrivée d'un couple de pandas roux,  naissance de deux guépards  et d'un alpaga des Andes (1992) ; inauguration d'un parc à loutres (1993) ; naissance de tigres (1994) ; bassin et cascade pour une colonie de 24 manchots du Cap (1995) ; arrivée de deux jaguars (1996)...

Au mois de juillet 1995, à l'occasion du 20ème anniversaire de la reprise du zoo par Louis Gay, le pont qui surplombe l'enclos des tigres est baptisé "pont Revheros" en hommage aux fondateurs et c'est Madeleine Reverho qui coupe le ruban lors de l'inauguration.

Quelques années plus tard, Louis Gay prend sa retraite et c'est Pierre, son fils et associé, qui prend les commandes du parc.
Épaulé depuis 1999 par Sandrine Silhol, la responsable scientifique du zoo, la priorité est donnée à la conservation des espèces menacées et à l'écologie : naissance de grues de Mandchourie (espèce extrêmement menacée dont il ne reste plus que 2 500 individus environ dans la nature) (2000), ce qui est une première en France !

La participation active du zoo à ce projet de conservation a permis de réintroduire en Mandchourie trois jeunes nés au zoo ; arrivées de Jérada et Farouk lions de l'Atlas (espèce actuellement éteinte dans le nature) (2002) et naissance de deux lionceaux quatre ans plus tard... ; arrivée des crocodiles (2002), de suricates (2007) et de vigognes (2010).

Tous ces efforts conjugués finissent par porter leurs fruits : en 2004, la naissance de Tsammani, girafon du Niger est une première au zoo des Sables et celle de Joao le 31 décembre 2008 est magique puisqu'il devient le premier fourmilier géant à naître en France.
De nouvelles infrastructures sont aussi aménagées : enclos de 2 500 m² pour les girafes (2001) ;   grande volière sud-américaine (perroquets et ibis) (2006) et grande volière océanique (loris et loriquets) (2011).

Dans le même temps, le recrutement d'une responsable pédagogique, Nadège Sanzillon, permet un accueil personnalisé des groupes et des scolaires.
Le parc zoologique des Sables-d'Olonne lutte pour la préservation des espèces endémiques : gestion d'un herbier et signature de la convention de partenariat "Jardin de découvertes" avec la LPO (2012), suivi des populations de papillons, bourdons, escargots, oiseaux, amphibiens... et soutient parallèlement des projets de conservation d'espèces menacées exotiques, se focalisant tout particulièrement sur le loup à crinière et le fourmilier géant (Argentine), l'ara de Buffon (Équateur), le calao bicorne et le gibbon (Indonésie).

Responsable du Plan d'élevage européen (EEP) de l'ara de Buffon (l'une des deux plus grandes espèces du monde, extrêmement menacée dans la nature) depuis 2002 et de son Studbook International (ISB) depuis 2012, le zoo des Sables-d'Olonne gère sa reproduction en captivité dans le but ultime d'une réintroduction. L'établissement héberge neuf individus adultes dont deux jeunes nés en 2011.

En 2012, en récompense de toutes ses actions en faveur de l'environnement, le zoo des Sables devient le 1er zoo privé français certifié ISO 14001. Avec près de 160 000 visiteurs par an, Il est aujourd'hui le 2ème site touristique de la Vendée.

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