EN 1
CLIC

Baseline

Site officiel de la ville des Sables d'Olonne

CulturePatrimoine_PatriciaRobineau

L'école maternelle publique des Jardins

LS98

La Lettre des Sables vous fait remonter le temps et vous présente pour cette édition l'histoire de l'une des écoles maternelles des Sables d'Olonne, l'école publique des Jardins.

C'est au milieu du XIXème siècle que sont apparues les salles d'asile (ancien nom des écoles maternelles) en Vendée. Elles ont démontré aussitôt leur importance aux Sables d'Olonne, répondant notamment au développement du travail féminin dans les usines de conserves. La direction et l'instruction étaient alors confiées aux religieuses.

En 1841, l'acquisition de maisons et de terrains dans le quartier de la rue des Jardins, près de l'hôpital, a permis d'installer la salle d'asile à côté de l'école des filles. Le bâtiment est alors composé de trois salles en rez-de-chaussée, de huit chambres à l'étage et d'un grenier à foin, le tout sur trois niveaux. Le bail signé en 1842 entre la Ville et les religieuses de l'hospice pour la création de la salle d'asile va entraîner la donation de cet établissement à la Ville des Sables l'année suivante. La première directrice fut la supérieure de l'hôpital, Marie Jeanne Morin, dite Soeur Gracilien.

Les premiers travaux d'agrandissement des classes enfantines, des classes de filles et du dortoir de l'orphelinat sont menés en 1850. En 1881, lorsque la salle d'asile est devenue l'école maternelle de la rue des Jardins, on comptabilisait alors plus de 400 élèves inscrits.

La municipalité a fait opérer le transfert des classes de filles dans la nouvelle école publique avenue Carnot (actuelle école primaire du Centre) en 1909. L'école maternelle est alors reconstruite à son emplacement actuel (elle était alors connue sous le nom d'école maternelle de la place du Marché-au-bois).

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la cour était recouverte d'une grosse quantité de sable pour protéger les bâtiments en cas d'éventuels bombardements. Dans les années 1955-1957, le bâtiment est rehaussé d'un étage et le confort des classes est amélioré grâce au chauffage central.

En 1975, face à la mobilisation de l'association des Parents d'élèves des écoles publiques des Sables d'Olonne et des riverains, les projets de création d'un parking rue des Jardins et de transfert de l'école maternelle rue Nicot sont abandonnés.

Un préfabriqué est installé dans la cour l'année suivante pour servir de salle de jeux. Il va accueillir la garderie créée par l'association des Amis de l'école des Jardins en 1982. Le préfabriqué est remplacé par une salle de motricité moderne inaugurée le 1er juillet 2002.

Surplombant l'école maternelle, la chapelle du Sacré-Coeur, reconstruite en 1881, faisait partie de l'ancien hôpital Saint-Joseph, dont les bâtiments situés rue Jules Ferry et rue Nationale, ont été achetés par la Ville le 9 juin 1966. Cet hôpital hospice fut fondé en 1647 par « plusieurs habitants qui se donnèrent une maison pour y secourir les pauvres malades du lieu ». Dans un mémoire de l'année 1873, l'architecte Victor Clair indiquait que « l'hôpital des Sables d'une étendue considérable a été construit à des époques bien différentes et sans plan d'ensemble ». La municipalité a finalement décidé la reconstruction de la chapelle et des vieux bâtiments de l'hospice à la fin du XIXème siècle.

Mais face à la vétusté de l'ensemble des bâtiments, la commission administrative de l'hospice entérina en 1903 sa reconstruction dans des locaux modernes boulevard Pasteur.

Les locaux de l'ancien hôpital sont occupés par la suite par les bureaux des Contributions Indirectes et par la coopérative ouvrière « La Ruche Populaire ». Un fourneau alimentaire municipal pour les indigents est ouvert le 18 décembre 1879 à côté de la salle d'asile. L'ancienne crèche de la Ville, installée quant à elle rue des Teintureries (actuelle rue Pierre Sémard), a été fondée en 1910.

Le 17 décembre 1965, le Conseil municipal a décidé de modifier l'alignement des rues Nationale et Pierre Sémard et de porter leur élargissement à 10 m, afin de faciliter la circulation des véhicules. Les immeubles acquis par la municipalité ont alors été démolis afin de créer des parcs de stationnement.

Retour
  • Partager cet article