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La Lettre des Sables, n°1 !

LS100

Votre journal municipal vous fait redécouvrir un élément de patrimoine inhabituel puisqu'il s'agit... du 1er numéro de la Lettre des Sables, n° 100 oblige. Ce petit retour sur les débuts de ces quelques pages d'information, qui ont évolué depuis, nous donne à nous replonger dans les Sables d'Olonne il y a 17 ans de cela.

La Lettre des Sables est née en mai 1992, dans une taille équivalente à un tiers de l'actuelle. De format A4, elle comptait 8 pages, déjà ouvertes par une vue de la baie des Sables d'Olonne.

Alors trimestrielle, elle sera éditée par la suite tous les deux mois, toujours rédigée par Denis Zott, directeur de la communication de la Ville jusqu'en 1998. Yann Josse lui succédera jusqu'en 2001.

L'éditorial du directeur de la publication, Louis Guédon, introduisait la page 2 et une longue lignée de magazines municipaux :

"Avec ce premier numéro de la Lettre des Sables s'ouvre une nouvelle ère dans la communication de notre ville. (...) Ce journal de huit pages se veut un magazine pour tous les Sablais avec des sujets qui traitent de la vie en ville, à commencer par les manifestations qui font ou feront la réputation de notre cité. (...) Autre mission de ce journal : vous informer des grands projets qui touchent de près ou de loin la municipalité, mais également des travaux ou des réalisation qui peuvent avoir une répercussion sur votre quotidien, comme par exemple l'opération "Les Sables, ville propre".

17 ans après, cette ligne de conduite est toujours d'actualité. Si le n° 100 parle des Class 40 qui n'existaient pas encore, ou du Vendée Globe, aujourd'hui bien établi, le nautisme était déjà à la une avec l'annonce du Master Sensations Pure. Fred Beauchêne proposait aux Sables 5 jours de compétition entre les 12 meilleurs véliplanchistes français opposés aux meilleurs mondiaux.

La page 3 s'attachait au budget, avec une recette toujours valable : "Continuer à investir tout en maintenant des taux d'imposition peu élevés, telle est la gageure que relève la ville des Sables en serrant les boulons au niveau de ses dépenses de fonctionnement." Le programme d'investissement mettait en avant l'équipement et le pont de Port Olona, la rénovation de la gare, la nouvelle mairie, le remblai et la place de la gare et le futur centre international d'accueil. Une photo de la démolition de l'ancienne usine Maingourd accompagnait l'annonce des travaux du foyer-logement de la Chaume "qui devrait ouvrir en octobre 1993 et accueillir une centaine de résidents répartis en 82 logements individuels."

La double page centrale était consacrée au dossier portant sur le Centre de formation aux métiers de la mer, "un établissement unique en son genre en Vendée, qui devrait ouvrir à la rentrée 93. Il remplacera la vieille école des pêches et ouvrira des perspectives importantes pour les jeunes." Il s'agissait alors de se donner toutes les chances pour faire perdurer une pêche moderne, face à des doutes qui ne datent pas d'aujourd'hui : "N'empêche dans le milieu, on se pose des questions : est-ce que cela vaut le coup de construire une école neuve si dans dix ans il n'y a plus de marins ? "La crise ? Il faut relativiser, j'en ai traversées d'autres" estime Manuel Vidal, le patron du Comité local des pêches."

L'église Notre-Dame de Bon Port était déjà en cours de rénovation, sous le pinceau de Gérard Guitonneau, peintre aux services techniques de la mairie, qui consacra 80 heures à la chapelle St Michel. Ouvert le 16 janvier, le Centre Information Jeunesse avait accueilli près de 500 jeunes au 22, place du Poilu de France, et à la Bibliothèque, arrivait la nouvelle conservatrice Claude Breton pour succéder à François Prouteau.

Le sérieux de l'information n'empêchait pas les sujets plus légers : on découvrait que le personnel du foyer-logement de la Bauduère avait monté un spectacle avec Tony Bouhier en Bourvil bondissant, la gracieuse Annie de Hautin en meneuse de revue, Myriam Couperie en Mireille Mathieu et Daniel Epaud en Jacques Martin. La Reine des Sables s'appelait Soizic, "un visage au profil de madone, délicatement picoré de tâches de rousseur sur fond pâle, des traits fin comme un portrait de Modigliani."

Enfin, la Lettre des Sables faisait entrer dans la légende une des lignes les plus méconnues du palmarès de Philippe Jeantot, vainqueur d'un duel contre la montre en VTT face à Gérard Faugeron, adjoints au sports. Le marin avait au préalable brisé sa chaîne en face à face, rendant son vélo inutilisable, lors de cette épreuve non homologuée, ouverture originale de la Foire du Port et du Passage.

Rendez-vous pour le n° 200 !

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