EN 1
CLIC

Baseline -interne

Site officiel de la ville des Sables d'Olonne

CulturePatrimoine_PatriciaRobineau

La rénovation du fort St Nicolas, lauréat des Rubans du Patrimoine

La Lettre des Sables vous fait remonter le temps et vous présente une rue, un quartier au temps jadis, ses bâtiments marquants, ses moments forts, son évolution... Cette fois-ci, sortons pour une petite promenade en mer à la rencontre du gardien de la baie des Sables, le phare des Barges... après un coup de chapeau à la rénovation du Fort St Nicolas.

La rénovation du fort St Nicolas, lauréat des Rubans du Patrimoine

Chaque année, la Fédération du Bâtiment, la Fondation du Patrimoine et Dexia organisent le concours des Rubans du Patrimoine, qui vise à récompenser les communes menant des opérations de rénovation de leur patrimoine. A l'issue de la dernière phase de rénovation du Fort St Nicolas, la Ville des Sables d'Olonne a soumis un dossier faisant la synthèse des motivations et des opérations concrètes de travaux. Après étude des dossiers, le jury a décidé de récompenser cette réalisation patrimoniale en lui attribuant un prix départemental.
Louis Guédon, Député-Maire des Sables d'Olonne, a officiellement reçu ce prix ce vendredi 16 décembre à 11 h sur le site lauréat, au Prieuré St Nicolas, des mains de Daniel Privat, président de la Fédération du Bâtiment de Vendée, en présence de Jean-Jacques Pompidou, président de la Fondation du Patrimoine, et de M Lapeyronnie, représentant Dexia. Le maire, lors de cette sympathique manifestation, a retracé la riche histoire du lieu et souhaité associer à cette récompense l'ensemble des agents de la Ville qui ont donné à ce site exceptionnel, au fil de longues heures de travail minutieux, de nouvelles lettres de noblesse. Le président Pompidou expliquait à l'occasion de cette sympathique réunion réunissant acteurs du projet et utilisateurs du site, que ce prix venait récompenser la qualité architecturale de l'opération, mais également son ambition culturelle faisant de ce site un lieu vivant, tourné vers les concerts, les expositions, le théâtre comme l'été dernier et lors du prochain avec les Rencontres imaginaires.

Le phare des Barges, sentinelle des marins

LS80

Situé à 2 km de la côte de La Chaume et à 6 km des Sables, le plateau rocheux des "Barges" est à l'origine de nombreux naufrages qui endeuillèrent la population maritime.
C'est pour signaler ce dangereux écueil que la construction d'un phare est entreprise à l'emplacement de la "Grande Barge d'Olonne", qui s'étend sur 600 m de long et 300 m. de large. De 1857 à 1861, la réalisation des travaux est confiée à l'entrepreneur Séraphin Chaigneau, sous la direction des ingénieurs Legros et Marin.
Après de multiples vicissitudes, le phare est mis en service le 14 octobre 1861. Cette tour de 24,81 m de haut, de 12 mètres de diamètre à la base et de 6,5 m à la partie supérieure est en granit bleu d'Avrillé.
Son feu est de couleur rouge avec 2 éclats et sa puissance lumineuse de 30 000 candelas.
Sa portée lumineuse est de 15 milles le jour et 17 milles la nuit.
Le phare était autrefois surveillé par deux gardiens. Ces derniers se relayaient tous les 15 jours mais, par mauvais temps, ils pouvaient rester jusqu'à 60 jours coupés du monde. Le ravitaillement est assuré par mer, avec notamment le côtre Alcyon, patron Yves Jannès, dans les années 1940-1950.
MM. Pierre Yvonnou, Paul Courraud, Oliviera et Bouhier sont les derniers gardiens du phare des Barges avant que celui-ci ne devienne en 1970 le 1er phare automatisé de France.
Conçu pour être un phare d'atterrissage signalant l'entrée du port, il est devenu un phare de danger après la construction du phare de l'Armandèche en 1967.
La "Petite Barge d'Olonne" est un écueil également très dangereux, situé à 900 m. au Sud du phare. Il était signalé par une bouée à cloche puis par une bouée lumineuse à sifflet. Actuellement, des fouilles archéologiques sous-marines sont menées par l'A.V.V.A.S. dans la "Faille aux Canons". Les canons et le mobilier remontés semblent accréditer l'hypothèse de la découverte de l'épave du navire nantais La Placelière. Celui-ci a fait naufrage en 1747 sur le "Gros Ringue", évènement relaté par l'armateur chaumois André Collinet dans ses manuscrits.

Retour
  • Partager cet article