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Le monument aux morts et le jardin de la liberté

LS79

La Lettre des Sables vous fait remonter le temps et vous présente une rue, un quartier au temps jadis, ses bâtiments marquants, ses moments forts, son évolution... Ce mois-ci, après la cérémonie commémorative du 11 novembre, revenons sur le monument aux Morts et la place de la Liberté.

Le monument aux Morts des Sables-d'Olonne représente la "Victoire ailée", oeuvre du sculpteur angevin Maurice Legendre (1875-1964).
Ce monument mesure 8 m de haut et pèse 36 tonnes. Il se compose d'une plate-forme en ciment armé, d'un socle en granit, de quatre plaques en marbre où sont gravés les noms des 462 Sablais "Morts pour la France" en 1914-1918, et de deux attributs (armes de la ville et palmes) en bronze. Le granit clair, du Kersanton, provient de la rade de Brest. La date "1914-1918" est retirée de l'inscription "La Ville des Sables-d'Olonne à ses enfants morts pour la France" en 1955, afin d'honorer "sans distinction tous ceux qui sont tombés ou qui peuvent encore tomber pour la sauvegarde de notre Pays".
Le monument est ceinturé par un massif de terre végétale protégé à sa périphérie par un entourage en granit bleu de la Contrie.
En juillet 1919, le Conseil municipal décide "d'ouvrir un concours pour ériger un monument aux Morts de la Patrie". Une étude est alors réalisée par les architectes Smolski, Charrier et Durand. La construction du monument est approuvée par décret du Président de la République le 23 avril 1921. L'année suivante, le maire Louis Poiraud signe un traité avec M. Legendre, statuaire à Angers, pour la réalisation du monument. Après trois années de travail, le monument est inauguré le 11 novembre 1925.
Deux stèles en granit bouchardé, où sont inscrits les noms des 120 soldats et civils "Morts pour la France" en 1939-1945 et T.O.E., Indochine et Afrique du Nord, sont rajoutées en 1970. Elles sont l'oeuvre de Pierre Vincent, granitier au Poiroux.
La place de la Liberté, dénommée autrefois place Henri IV, était bordée au Nord par la première école mutuelle des Sables.
Celle-ci est devenue par la suite l'école communale de garçons, puis l'école de cours complémentaires et finalement le collège du Centre en 1961.
Un kiosque de musique à ossature métallique est construit en 1905, à l'emplacement du bassin actuel. L'Harmonie municipale, les différentes sociétés musicales sablaises et les musiques militaires y donnèrent des concerts populaires très appréciés des Sablais et des estivants.
Démoli en 1949 sous le mandat de M. Charles Rousseau, il est remplacé par un petit bassin. La nouvelle fontaine en fonte "Montier en Der", mesurant 3,4 m et pesant 800 kgs, est mise en service en juin 1997. Le jardin public que nous connaissons aujourd'hui est réalisé sous la municipalité de Mme Odette Roux, d'après des plans de l'architecte voyer M. Delaunay.
Le 28 février 1945, la municipalité décide de réserver la place de la Liberté pour l'établissement d'un square. Ce sont les ouvriers de la Ville qui réalisent les travaux.
Le jardin est ouvert au public en juillet 1947. Les deux statues, "le Loup et l'Agneau" et "le Renard et la Cigogne", sont l'oeuvre des frères Martel, célèbres sculpteurs vendéens.
Une nouvelle voie est percée en 1996 au Nord du jardin de la Liberté entre l'avenue Carnot et la rue du Maréchal Leclerc.
Elle est dénommée allée de la Frégate Adélaïde "afin de marquer la reconnaissance de la ville des Sables-d'Olonne à la nation australienne pour le sauvetage des concurrents de la course du Vendée Globe 1996-1997".

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