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Le Phare de l'Armandèche

LS116

Dans les années 1960, les constructions d'immeubles sur la côte chaumoise [SCI la Tour d'Arundel (1958), le Brise lames (1968) et Saint Nicolas (1966-1971)] ont pour conséquence l'édification d'un nouveau phare pour la navigation en remplacement du phare historique du Feu de La Chaume (au sommet de la Tour dite d'Arundel). En effet, comme l'indique la délibération du Conseil municipal du 30 juillet 1965, il était alors techniquement impossible de rehausser de plus de 18 mètres le phare existant.

Le choix du site se fixe sur l'ancien terrain Dombret au lieu dit "l'Armandèche". "L'Armandèche" : déformation du mot «"Normandèche" ou "Narmandèche", en écho aux incursions normandes de la fin du 1er millénaire.

Les travaux de construction du nouveau phare sont autorisés par décision du Ministre de l'Équipement en date du 13 juillet 1966. Les plans du phare sont l'oeuvre de l'architecte sablais Maurice Durand. Les ingénieurs des Phares et Balises et des Ponts-et-Chaussées, MM. Renelleau, Mativat et Perocheau ont également supervisé la construction de l'édifice. Les travaux sont confiés quant à eux à l'entrepreneur Vrignaud de Challans.

Les coûts des travaux et d'équipement sont de 900 000 francs. Les dépenses de travaux de génie civil à hauteur de 450 000 francs sont à la charge de la Ville des Sables-d'Olonne, alors que celles pour le matériel, le fonctionnement et l'entretien du phare sont du ressort du service des Phares et Balises.

L'assiette du terrain du nouveau phare est cédée par la Ville à l'État par acte administratif du 9 juin 1967.
La pose de la première pierre a eu lieu le vendredi 10 février 1967.

Monument historique

Le phare de l'Armandèche, entré en fonction le 15 octobre 1968, est le dernier phare construit en France. C'est une tour blanche hexagonale d'une hauteur de 38,96 mètres disposant à l'intérieur d'un escalier en colimaçon de 193 marches. L'optique du phare est composé de trois lentilles émettant un signal de 3 éclats blancs toutes les 15 secondes. Sa puissance est de 440 000 candélas pour une portée de 24 milles marins. Il est devenu le phare d'atterissage du port des Sables-d'Olonne, en remplacement du phare des Barges.

Le 8 décembre 2011, le phare de l'Armandèche est inscrit au titre des Monuments historiques.

Le lotissement municipal Dombret, en bordure de la Route Bleue au lieu dit "Les Dunes de la Vigie", est situé à l'emplacement de l'ancien camping de la Mer fermé en 1968. Ce lotissement a été élaboré par les architectes De Neyer, Goujon et François. Le plan d'eau et la plage artificielle du bassin Dombret font également parties du programme des travaux. Conçu par l'ingénieur Bounolleau, ce bassin mesurant 130 m de long sur 40 m de large est mis en service en 1974. Les cinq sculptures monumentales en bois surplombant la petite plage sont de l'artiste sablais François Lesuisse. Ces totems de 6 mètres de haut et de 800 kg chacun rendent hommage aux skippers du Vendée Globe.

Le lotissement devait comprendre également quatre ensembles collectifs, dont un seul, "Le Panoramic", a été réalisé au début des années 1970.

Le parc a été également agrémenté de la statue de la "Mère Dieu" ou "Notre Dame de l'Initiative". Cette dernière, consacrée en 1926, a été rénovée par les ouvriers de la Ville et installée dans le parc Dombret en 1999, à la demande de M. Constant Friconneau et d'anciens dirigeants de la colonie L'Initiative (qui était située à l'emplacement de l'immeuble "Le Grand Bleu").

Le chalutier sablais Rouletabille LS 266643, construit en 1968, a été sorti de la flotille avec le plan Mellick en 1991 et installé symboliquement près du phare l'année suivante pour rappeler l'histoire maritime de la Cité. Malheureusement, il a été fortement dégradé par un incendie en 2008 et retiré définitivement pour des raisons de sécurité en 2010.

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