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Les jetées des Sables

LS96

La lettre des Sables vous fait remonter le temps et vous présente une rue, un quartier au temps jadis, ses constructions marquantes, ses moments forts, son évolution. La rénovation de la passerelle St Nicolas constitue l'occasion de se plonger pour cette édition dans l'histoire des jetées des Sables et de la Chaume.

La jetée des Sables

Destinée à protéger l'entrée du port de l'ensablement, la "grande jetée des Sables" a été construite de 1768 à 1780, sous la direction de François-Laurent Lamandé, inspecteur général des Ponts-et-Chaussées. D'après la description qui nous en a été faite en 1883 par l'ingénieur Jules Dingler (1836-1901), la jetée est formée "de deux murs longitudinaux fondés sur pilotis, reliés entre eux par des murs transversaux ; les vides étant remplis de sable". A son extrémité, le petit phare, d'une hauteur de 7 mètres, est construit en granit et mis en service vers 1825.

Grâce à la bienveillance du directeur général des Ponts-et-Chaussées, Ernest de Franqueville (1809-1876), la ville obtient d'importants subsides pour compléter les travaux d'aménagement du port et achever ceux de la petite jetée. Ainsi, le décret du 28 janvier 1863 autorise la construction du brise-lames des Sables, composé de 14 piles et surmonté d'une passerelle de halage. En 1992, le climat marin ayant fortement endommagé la structure, il a été décidé de remplacer le platelage en ciment par de l'azobé, bois exotique imputrescible.

En arrêtant les sables charriés par les marées et les courants, la jetée va favoriser leur accumulation au pied du quartier du Passage où se sont installés notamment, par la suite, le Grand Casino (1876), l'école maternelle du Passage (1888) et la Base de mer (1988). La petite jetée est dynamitée par les troupes d'Occupation dans la nuit du 27 au 28 août 1944. Sa reconstruction est opérée en 1950 et son inauguration est effectuée par M. Pinay, ministre des Travaux publics, le 18 mars 1951. Depuis, la structure laisse échapper le sable sur lequel le socle de béton du phare repose. D'importants travaux de consolidation ont eut lieu en 1994 et 1995. Sa structure désormais penchée lui donne le surnom de "petite tour de Pise".

La grande jetée de la Chaume

La construction de la jetée de La Chaume s'est effectuée en trois temps :
En 1764-1765, les travaux concernent la jetée dite "Saint-Nicolas", ouvrage en pierres sèches de forme convexe situé au bas du prieuré Saint-Nicolas.

Puis en 1863, selon les directives de M. de Franqueville, le prolongement de la jetée est opéré en venant s'appuyer à son extrémité sur une roche appelée "La petite Pierre du Port", le tout formant un angle très prononcé avec le brise-lames.

Enfin, de 1876 à 1883, l'édification de l'extrémité de la grande jetée de La Chaume, sur 100 mètres en direction du Sud Est, permet de protéger l'entrée du port des lames des tempêtes.

La construction du phare sur le musoir de la grande jetée est achevée en décembre 1910. D'une hauteur de 12,50 m, il est en pierre de taille de granit. A l'origine, le feu fonctionnait à l'huile minérale sans gardien permanent et avec un dispositif de rotation électrique.

Le décret du 3 juin 1876 comprend également la réalisation de passerelles de halage reliant cet ouvrage au quai de La Chaume. Les fondations sont en moellons bruts et mortiers de ciment de Portland. Le platelage de 300 mètres en bois, soit 28 travées, était fixé sur des poutres métalliques supportées par des piles en maçonnerie de moellons bruts. La longueur totale de la passerelle est de 492 m.

Celle-ci est également détruite par les troupes allemandes à la fin du mois d'août 1944. Cependant, le ministère des Travaux publics ne juge pas utile la reconstruction du chemin de halage (puisque selon lui, les bateaux ne sont plus halés comme autrefois). Finalement, c'est dans le but de créer un lieu de promenade privilégié à La Chaume que les travaux débutent en 1967. La passerelle est réouverte au public en août 1971.

Mais subissant les assauts des embruns, la jetée Saint-Nicolas a fait, depuis, l'objet de nombreux travaux de restauration. La corrosion des armatures a fragilisé la structure du tablier et des rambardes. Celles du bout de la grande jetée sont remplacées en 1996. Dernièrement, la sécurité des promeneurs a rendu nécessaire la réhabilitation complète de la passerelle. L'inauguration de ce nouvel ouvrage est intervenue le 5 août 2008.

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