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Site officiel de la ville des Sables d'Olonne

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Quelques Sablais célèbres

audubon

Jean-Jacques AUDUBON, naturaliste (1784-1851)

Fils de Jean Audubon (1744-1818), capitaine de navire natif des Sables, Jean-Jacques Audubon nous a
laissé une oeuvre incomparable sur la faune américaine du XIXe siècle.
Depuis 1999, la salle polyvalente située dans le quartier des « Bouts de Ville » porte le nom du célèbre
naturaliste américain.

collineau

Edouard COLLINEAU (le général) (1810-1861)

Ce militaire sablais s'est brillamment illustré lors d'expéditions en Afrique, en Chine, en Crimée et en Italie.
Mais c'est surtout par la prise de Malakoff en 1855, à la tête de ses zouaves, qu'il s'est rendu célèbre.
Nommé général, il est également décoré de « l'Ordre du Bain » par la reine Victoria. Il meurt de la variole à Tien-Tsin (Chine) en 1861.

collinet

André COLLINET, armateur (1729-1806)

Issu d'une vieille famille chaumoise, il embarque très jeune sur les morutiers qui font la pêche sur les bancs de Terre-Neuve.
Revenu s'installer définitivement aux Sables comme armateur en 1769, il est nommé par la suite 2ème échevin de la ville en 1773.
Esprit éclairé, il entretient une abondante correspondance, notamment avec le naturaliste Buffon.
Novateur, on lui doit l'introduction de la culture de la pomme de terre dans notre région.
Il nous a légué, à travers ses cahiers manuscrits, un précieux témoignage pour comprendre la vie quotidienne aux Sables-d'Olonne et à La Chaume au XVIIIe siècle.

crouzillat

Pierre CROUZILLAT, sauveteur de France (1835-1910)

Cet homme, natif d'Ars-en-Ré, a consacré sa vie au sauvetage en mer, aussi bien par des actions d'éclat, à bord du canot de sauvetage des Sables dont il était le patron, que par l'invention d'appareils de sauvetage.
Décoré de la Légion d'Honneur en 1882, l'amiral Jurien de la Gravière déclare à son propos que « jamais cette croix n'a été placée sur une poitrine plus digne de la porter ».
Depuis 1969, une rue porte le nom de celui qui a été surnommé en son temps le « Premier sauveteur de France ».

david

Léon DAVID, maître du « bel canto » (1867-1962)

A la fin des années 1880, ce Sablais décroche le premier prix de chant des Conservatoires de Nantes et de Paris. Engagé comme premier ténor à l'opéra-comique, maître du « bel canto », il interpréta au théâtre plus d'une cinquantaine d'oeuvres différentes et se produisit sur les plus grandes scènes nationales et internationales.
En 1924, il est nommé professeur au Conservatoire de Paris. Il était Officier de la Légion d'Honneur et Officier de l'Instruction publique.
Son fils Léo, décédé en 2002, fut le fondateur du célèbre groupe folklorique sablais « le Nouch ».

dubernet

Clément DUBERNET, inventeur de l'Olonnois (1912-1998)

Clément DUBERNET apprend la menuiserie avant de se lancer dans la construction de canots en bois.
Dans les années 1940, son chantier installé à la Cabaude dessine et construit des vedettes et des canots de sauvetage pour les sociétés de sauvetage et pour la pêche.
C'est en 1960 qu'il construit le premier Olonnois, bateau de pêche inspiré des canots traditionnels de pêche.
L'Amicale des Olonnois vit le jour en 1991, sous l'impulsion de Daniel Mornet.

Le site Internet de l'amicale

durand

Maurice DURAND, architecte (1884-1978)

Né le 6 décembre 1884 aux Sables-d'Olonne, c'est en 1913 que ce jeune architecte réalise ses premiers travaux sur la promenade du Remblai, la place Foch et la rue Travot.
Reçu à l'Académie d'architecture de Paris en 1920, il est nommé architecte de la ville des Sables-d'Olonne l'année suivante, architecte des Monuments historiques de la Vendée en 1930, Officier de la Légion d'Honneur en 1935, et finalement architecte départemental en 1937.
L'urbanisme sablais d'avant-guerre lui doit le casino de la Rudelière, l'église Saint-Pierre, la clinique Notre-Dame de France et de nombreux hôtels particuliers.
Dans les années 1950-1960, Maurice Durand marque à nouveau la ville de son empreinte avec la rénovation de l'Hôtel de ville, le Grand Casino, la place du Tribunal, la Caisse d'Épargne, la restauration de l'abbaye Sainte-Croix et la construction du phare de l'Armandèche.
Sa carrière s'achève par la restauration de l'église Saint-Nicolas à la Chaume au début des années 1970.
Maurice Durand s'éteint aux Sables-d'Olonne en février 1978, laissant à la ville un patrimoine architectural des plus riches.

Daniel Fricaud, maître de navire (1662-1733)

Daniel Fricaud est né aux Sables le 16 septembre 1662 et s'est éteint le 2 février 1733.
Lors de la guerre de la Ligue d'Augsbourg (1689-1697), après avoir bombardé Saint-Martin de Ré, une escadre anglaise et hollandaise vient mouiller en rade des Sables pour faire de même.
Selon la tradition, les Anglais se seraient emparés auparavant d'une barque de pêche commandée par Daniel Fricaud.
Sommé de donner des renseignements sur la configuration de la ville, celui-ci trompa l'ennemi en lui affirmant que la cité était aussi large que longue.
De ce fait, la plupart des projectiles tombèrent dans les marais de la Cabaude sans causer d'importants dégâts.
Voyant cela, les habitants allumèrent des feux de paille pour faire croire à des destructions massives.
Daniel Fricaud figure à l'Armorial général de France qui le désigne comme Maître de navire et bourgeois de la ville des Sables.

guine

René GUINÉ (le commandant) (1768-1821)

Engagé dès l'âge de 18 ans dans la marine de guerre, il prend part aux combats contre les Portugais, vers le Brésil, Cayenne et les Antilles.
Pendant la période révolutionnaire, chargé de protéger la côte, il s'illustre pleinement par la prise de nombreux navires anglais. Il mène sur son navire les Consuls en mission jusqu'aux Echelles du Levant. Il reçut pour cette action une épée d'honneur de la part de Bonaparte.
Sous l'Empire, il agit en vrai corsaire, à bord de son lougre Le Rapace.
Son port de refuge étant sa ville natale : Les Sables.
Sa tactique était de cacher son navire derrière les îles côtières et de là, de fondre sur les vaisseaux ennemis qui avaient osé s'aventurer jusque sur nos côtes.
Capitaine de Frégate en 1808, il est fait Officier de la Légion d'Honneur sous l'Empire, puis Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis et du Lys sous la Restauration.

launois

Jean LAUNOIS, artiste-peintre (1898-1942)

Jean LAUNOIS montre très tôt des talents de peintre. Grâce son père, sous-préfet des Sables d'Olonne, il rencontre Lepère et Milcendeau, qui auront une influence sur son travail.
A partir de 1920, il vit pendant 2 ans en Algérie, où il peint à la villa Abd el-Tif, une pension d'artistes créée sur le modèle de la villa Médicis. Il y fait la connaissance d'Albert Marquet.
Après un séjour en Asie du Sud Est, il expose pour la première fois ses oeuvres à Paris, bien accueillies par les critiques. Il rencontre de nombreux peintres et écrivains.
Il vit jusqu'en 1937 entre l'Algérie, la Vendée (St Jean de Monts) et Paris, puis s'installe au Maroc. Il s'inspire de la casbah d'Alger, le vieux quartier de la ville, pour dessiner ses portraits de femmes et d'enfants

nau

Jean David NAU, dit François l'Olonnois (vers 1630 - 1671)

Ce personnage fut l'un des flibustiers les plus célèbres du règne de Louis XIV. Avec lui ressurgissent des lieux légendaires de la piraterie, comme les Caraïbes ou l'Ile de la Tortue, repères des Frères de la Côte.
François l'Olonnois est né aux Sables d'Olonne vers 1630.
Il embarque dans le port de La Rochelle, entre 1650 et 1653, à destination de Saint-Domingue. Là, il devient boucanier, un aventurier pratiquant l'élevage de boeufs sauvages. Les boucaniers sont alors alliés des flibustiers et des Français.
Très vite, il rejoint l'Ile de la Tortue. Alors débutent ses exactions sanglantes contre les bâtiments espagnols, qui en font très vite un des flibustiers les plus redoutables. Connu dans toutes les Caraïbes, il est surnommé le « Fléau des Espagnols » ou le « Boucher de Maracaïbo », s'illustrant particulièrement dans la prise de cette ville du Vénézuela en 1666.
En 1671, après une expédition malheureuse contre les côtes du Guatemala, son navire est jeté par la tempête sur les côtes du Yucatan.
Capturé par les cannibales « Indios Bravos », il connaît une fin tragique.

pajot

Paul-Emile Pajot, artiste peintre (1870-1930)

« Il est un homme qui peint des bateaux. Il ne peint pas des bateaux pour les gens qui aiment la peinture, mais il est un peintre pour les gens qui aiment les bateaux ».
Jean Cocteau, 1925, préface à l'exposition parisienne de P-E Pajot
Artiste peintre de talent, Paul-Emile Pajot a toujours méprisé la gloire. Sa peinture naïve a été remarquée par Jean Cocteau.
Il obtient la consécration artistique à Paris en janvier 1925, puis en 1927 avec Foujita.
Il peignait beaucoup, et de 1896 à sa mort, son oeuvre fut considérable. Ses tableaux sont recherchés par les grands musées français et par les collectionneurs avertis.
Marin-pêcheur à l'âge de onze ans pour subvenir aux besoins de sa famille, P-E Pajot est devenu par ses dessins et ses aquarelles le chroniqueur attitré du milieu de la pêche.
Louée par Cocteau et Marquet, l'oeuvre du peintre est entièrement dédiée à sa patrie, La Chaume, et à ses navires qu'il a couchés sur ses toiles de son coup de pinceau naïf.

florelle

Odette ROUSSEAU, dit FLORELLE (1898-1974)

Née et décédée à La Chaume, célèbre artiste de la chanson et du cinéma, elle fait ses débuts aux Folies Bergères, où elle devient rapidement l'une des vedettes de Paris.
Au cinéma, sa carrière est plus modeste. Elle est surtout connue pour avoir tenu le rôle principal dans la version française de « l'Opéra de Quat'sous » avec Albert Prejean.
Elle tourne cependant quelques films sous la houlette de grands réalisateurs tels que G.W. Pabst, A. Korda, J. Renoir ou F. Lang.
Après la guerre, elle n'a que de petits rôles dans des films de Y. Allegret et de R. Clément, avant de se retirer définitivement aux Sables. Aujourd'hui, une rue porte son nom à La Chaume.

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