Les Sables - Les Açores - Les Sables
Edition 2010
En deux temps, trois mouvements (27 août 2010)
Avec l'arrivée des derniers concurrents, hier dans la nuit au port des Sables d'Olonne, l'édition 2010 des Sables - Les Açores - Les Sables s'achève sur une note encourageante. Un plateau plus réduit qu'à l'habitude, mais des concurrents très affutés, des conditions météorologiques exceptionnelles et la grande convivialité qui a régné sur la course seront les maîtres mots de cette année.
Dernière danse (25 août 2010)
Ils ne sont plus que neuf dans la salle de bal. Déjà les flonflons de la fête s'estompent, mais c'est une autre valse qui attend les derniers concurrents encore en mer. A partir de la nuit de jeudi à vendredi, une nouvelle dépression devrait cueillir les derniers retardataires et secouer violemment la queue de flotte. Autre couperet menaçant : l'heure limite de fermeture de la ligne. Les prototypes devront être arrivés avant jeudi 16h27 et les bateaux de série avant vendredi matin, 03h26.
Une étape qui change tout (24 août 2010)
Les arrivées continuent de se succéder aux Sables d'Olonne. Après Vincent Barnaud (NorthStar) qui a réussi à ramener son bateau malgré son démâtage, ce sont Jean-Marie Oger (JMO Sailing) puis Robert Rosenjacobson (NED 602) et Louis Mauffret (Abri & Co Solidaires) qui sont arrivés à bon port. La deuxième étape aura, au bout du compte, chamboulé les classements de la course. Le podium est on ne peut plus international en prototype quand en série, la deuxième étape aura permis le retour du diable vauvert de quelques concurrents.
Trois arrivées, trois profils (23 août 2010)
Après Bertrand Delesne (Prati'Buches), c'était le tour de Thomas Normand (Financière de l'Echiquier) puis de Xavier Macaire (Starter) de couper la ligne d'arrivée. Tout en émotion retenue, Thomas Normand s'émerveillait encore de sa deuxième place et du plaisir qu'il avait pris, quand Xavier Macaire laissait exploser sa joie devant sa famille et ses amis venus en nombre fêter sa victoire en bateau de série.
Bertrand Delesne, vainqueur express (23 août 2010)
Arrivé ce lundi 23 août à 4h27mn18s (TU+2), Bertrand Delesne inscrit une performance exceptionnelle basée autant sur la gestion de sa course que sur une préparation méticuleuse. Le skipper de Prati'Buches a parcouru l'étape retour en 5jours13h27mn18s à la moyenne de 9,53 nœuds. Son temps global de course est de 12j01h42mn19s.
Bertrand Delesne (Prati'Buches), vainqueur de la 2ème étape des Sables - Les Açores - Les Sables
Le Breton Bertrand Delesne (Prati'Buches) en remportant lundi 23 août au matin, aux Sables d'Olonne la deuxième étape de la course transatlantique à la voile en solitaire et en deux étapes Les Sables-Les Açores-les Sables, partie de Horta (Açores), s'impose au classement général.
Delesne a coupé la ligne, tracée devant les Sables-d'Olonne à 04 h 27 min et 18 sec, cela lui fait un temps de course officieux de 5 j, 14 h, 18 mn (moy : 9,40 n noeuds) sur les 1.270 milles du parcours. Au départ de cette étape, il comptait un retard de 1h45mn sur l'Allemand Jorg Riechers (mare.de).
A noter qu'en prototype entre jeudi et vendredi 10 h 00 GMT au 20 août à 10 h 00 GMT Bertrand Delesne a couvert 304,90 milles ce qui représente une moyenne de 12,70 noeuds.
Enfin le prochain bateau attendu, celui qui sera deuxième de l'étape devrait passer la ligne d'arrivée lundi à mi journée, il s'agit de celui de Thomas Normand (La Financière de l'Echiquier), trés attardé dans la première étape, quant à Jorg Riechers, il devrait passer la ligne en milieu d'après-midi.
Au palmarès de cette 3ème édition, qui se court tous les deux ans, Bertrand Delesne succède au Français Adrien Hardy vainqueur en 2006 et au Portugais Francisco Lobato premier en 2008.
Glissez, petits bolides (22 août 2010)
Au pointage de 16 heures, Bertrand Delesne n'était plus qu'à 135 milles de l'arrivée aux Sables d'Olonne qu'il devrait atteindre demain en début de matinée. Selon toute vraisemblance, le skipper de Prati'Buches aura donc mis moins de six jours pour rejoindre le port vendéen depuis les Açores. Derrière lui, en prototype comme en série, les deuxièmes et troisièmes marches du podium risquent d'être fort disputées.
Tous derrière et lui, devant (21 août 2010)
Un rapide coup d'œil sur la cartographie permet de comprendre : toutes séries confondues, Bertrand Delesne (Prati'Buches) se balade seul en tête, sur sa propre musique. Comme le petit cheval blanc de la chanson, il avance comme indifférent aux vagues qui menacent de prendre le bateau, confiant dans sa trajectoire, fidèle à sa ligne de conduite... En série, Xavier Macaire (Starter) joue une partition assez semblable, même s'il bénéficie autour de lui de la présence des premiers prototypes en chasse pour la deuxième place.
Bertrand Delesne explose les records (20 août 2010)
Avec plus de 298,8 milles parcourus en vingt-quatre heures, du 19 août à 8h00 (TU+2) au 20 août à 8h00, le skipper de Prati'Buches inscrit un nouveau record dans les tablettes : jamais un 6,50m n'a tenu une telle moyenne soit 12,45 nœuds de moyenne. Ce qui signifie des pointes à plus de seize nœuds et surtout une capacité à tenir la cadence sans jamais se déjuger... Au vu des conditions rencontrées, l'exploit prend encore plus de valeur.
Le grand toboggan (18 août 2010)
Cette fois-ci, ils sont bel et bien partis. Le vent est rentré comme prévu de l'ouest et toute la flotte a commencé à infléchir sa route vers l'est. Les prototypes commencent à dépasser régulièrement la barre des dix nœuds ; les bateaux de série vont à peine moins vite. Mais surtout l'ensemble de la flotte, du nord au sud bénéficie de ce flux qui devrait accompagner les navigateurs plusieurs jours durant.
Chi va piano va sano (17 août 2010)
Petite partition italienne au départ de cette deuxième étape. Andrea Caracci (Speedy Maltese) n'a voulu laisser à personne le soin de jouer l'ouverture de cette deuxième étape. Sans tambour ni trompette, le skipper transalpin a profité des petits airs pour s'extirper en tête à la sortie de la baie d'Horta. Derrière lui, la chasse s'organise.
Etape retour : la diagonale des fous (16 août 2010)
Mardi 17 août à 13h (TU), sera donné le départ de la deuxième étape des Sables - Les Açores - Les Sables. Un parcours fortement stratégique qui pourrait creuser quelques écarts. Face au casse-tête météo du départ, il y a fort à parier que les concurrents vont adapter leur stratégie au regard des enjeux personnels de chacun. Des vainqueurs potentiels aux outsiders en passant par ceux qui courront pour le panache, revue de détail des forces en présence.
Ce sel dont l'aventure humaine a besoin (10 août 2010)
Trente-cinq concurrents sont donc amarrés à la marina du port de Horta. Seul Pierre Denjean (Oufti) n'a pu poursuivre l'aventure jusqu'au bout suite à son démâtage au large du cap Finisterre à l'issue du troisième jour de course. Bien évidemment, la course en tête a retenu l'attention de tous, mais ce serait oublier que le circuit Mini c'est aussi l'adjonction harmonieuse de coureurs de haut vol et d'hommes et de femmes venus pour remporter un défi personnel. Sans cet ingrédient, il y a fort à parier que la course paraitrait plus fade...
Une étape au sprint (9 août 2010)
La plus grande part des solitaires a maintenant rallié le port d'Horta. Avec comme le veut l'usage, le lot de navigateurs satisfaits, ceux qui tirent un bilan mi-chèvre mi-chou, et ceux qui, forcément, sont déçus de leur course. Premier bilan d'une étape qui, si elle fut avalée à grande vitesse, a néanmoins provoqué des écarts qui provoquent un premier tri au sein de la flotte.
Le triomphe des régatiers (8 août 2010)
Moins de trente minutes, c'est l'écart final entre les deux leaders des bateaux de série qui se sont livrés jusqu'au bout pour parvenir à prendre le meilleur l'un sur l'autre. Une différence qui a plus une portée symbolique que significative au regard des milles qui restent à parcourir pour venir aux Sables d'Olonne. La victoire s'est jouée dans les derniers milles quand Davy Beaudart (Innovea Environnement) a réussi à revenir sur Xavier Macaire (Starter) dans la dernière nuit de course.
Victoire de Björg Riechers devant Bertrand Delesne (8 août 2010)
C'est le propre des arrivées dans les îles. A quelques milles près les écarts peuvent se creuser brutalement pour peu que le vent vienne à tomber. Bertrand Delesne (Prati'Buches) qui avait réussi à recoller Björg Riechers (Mare.de) a eu toutes les difficultés du monde à boucler les derniers milles qui le séparaient du port d'Horta. Petites causes, grand effets : l'écart entre les deux premiers solitaires est de 1 heure 44 minutes et 51 secondes.
Un bord à l'endroit, un bord à l'envers (6 août 2010)
La tête de flotte n'est plus qu'à quelque deux cent milles et des poussières de l'arrivée. Et logiquement, les écarts latéraux se resserrent. Tout le monde converge vers l'archipel des Açores, même si l'on sait qu'il reste encore quelques incertitudes. Faudra-t-il passer au nord de Terceira, risquer le passage entre Sao George et Pico ou bien encore contourner le sommet du Portugal par le sud. Le vent qui s'oriente de plus en plus à l'est, oblige les concurrents à tirer des bords de vent arrière. Et permet d'ouvrir une dernière fois le jeu.
L'internationale des solitaires (5 août 2010)
Un Allemand, un Français, un Italien : le podium provisoire de cette première étape des Sables - Les Açores - Les Sables donne bien le ton de cette classe Mini. Huit nationalités différentes au départ témoignent de l'engouement des navigateurs étrangers pour ces drôles de petits bateaux.
Semelles de plomb (4 août 2010)
Comme annoncé, le vent de nord-est s'est renforcé au large du cap Finisterre. Dans une mer encore désordonnée, les Minis ont nettement accéléré, surfant de vagues en vagues avec quelques arrêtes buffets plus ou moins contrôlés. En tête de flotte Nicolas Boidevezi (GDE) a brisé son tangon et doit laisser s'échapper Jörg Riechers (Mare.de) et Bertrand Delesne (Prati'Buches). Pour Pierre Denjean (Oufti) la course est malheureusement terminée suite à son démâtage.
Les images vidéo de Patrice Boudot d'Overlap Productions sont disponibles sur le site de la course : www.lessables-lesacores.com
Finisterre, le moulin à vent espagnol (3 août 2010)
Raser les côtes de Galice pour bénéficier de l'accélération du vent ? Garder un peu de gras au large pour éviter de se trouver aux prises avec une mer souvent forte et désordonnée entre les caps Villano et Finisterre ? Privilégier une route proche de l'orthodromie de manière à faire le moins de route possible vers les Açores ? Chacun de ces choix a sa cohérence et les solitaires en route vers Horta ne disposent plus des logiciels de routage qui pourraient les conforter dans leur option...
Les images vidéo de Patrice Boudot d'Overlap Productions sont disponibles sur le site de la course : www.lessables-lesacores.com
Décalages et calages (2 août 2010)
Premières vingt-quatre heures de mer pour les solitaires des Sables - Les Açores - Les Sables. L'occasion pour les navigateurs de prendre leurs marques, de commencer de dessiner des trajectoires révélatrices de leurs options. Premier juge de paix, le passage de la pointe de la péninsule ibérique qui devrait être approché demain en fin d'après-midi.
Les images vidéo de Patrice Boudot d'Overlap Productions sont disponibles sur le site de la course : www.lessables-lesacores.com
Top départ, la parole est aux écoutes
La troisième édition des Sables - Les Açores - Les Sables s'est élancée avec un peu de retard, du fait d'un vent qui avait décidé de lézarder en ce début d'après-midi. Quand le nord-ouest annoncé s'est enfin levé, il est monté franchement aux alentours de quinze nœuds, rendant le premier bord de près, pour parvenir à la bouée de dégagement, franchement sportif. Passée cette dernière marque aux abords de la bouée Nouch Sud, la flotte a mis le cap au sud-ouest vers la pointe de l'Espagne, puis l'archipel des Açores.
Les images vidéo de Patrice Boudot d'Overlap Productions sont disponibles sur le site de la course : www.lessables-lesacores.com
A J-1 du départ, conseil des ministes
Dernier briefing avant le grand départ, ce samedi à 17h. C'est l'heure de l'actualisation des fichiers météos les plus récents, des ultimes conseils ressassés sur la sécurité. A partir de cet instant, les coureurs vont entrer dans leur bulle, rechercher l'état de grâce qui leur permettra d'être opérationnel tout de suite. Entre rituels qui rassurent et derniers détails techniques, chacun possède sa propre méthode pour évacuer le stress.
Les images vidéo de Patrice Boudot d'Overlap Productions sont disponibles sur le site de la course : www.lessables-lesacores.com
A J-2 du départ, portraits de ministes
Sur les pontons des Sables d'Olonne, les concurrents s'activent à peaufiner les derniers détails. Un tour dans le mât pour vérifier les accroches de haubanage, quelques ronds dans l'eau pour étalonner une dernière fois les pilotes, quelques bricolages à l'intérieur du bateau en s'accompagnant de sa musique préférée. En la matière, les goûts sont d'une grande diversité comme le profil de certains coureurs embarqués dans cette aventure...
Trente-six coureurs sur la ligne de départ et parmi eux, un trio représentatif des nombreux chemins qui peuvent un jour amener à se présenter sur la ligne de départ d'une course de 6,50. Même si les itinéraires empruntent parfois des chemins étonnants, il ressort avant tout que le Mini reste une affaire de cœur.
Les images vidéo de Patrice Boudot d'Overlap Productions sont disponibles sur le site de la course : www.lessables-lesacores.com
Les étapes
A partir de samedi 24 juillet, la flotte des quarante concurrents engagés dans ce qui est devenu, les années paires, le pendant de la Mini-Transat sera amarrée au ponton du Vendée Globe aux Sables d'Olonne. Commencera alors une semaine de préparatifs entrecoupée de quelques moments forts.
- Samedi 24 juillet : à partir de cette date, tous les concurrents se doivent d'être amarrés au ponton des Sables d'Olonne. Ce sera l'occasion pour la grande famille des Ministes de se retrouver, de jauger une nouvelle fois la concurrence, de retrouver l'accueil chaleureux de la ville des Sables d'Olonne et des Sports Nautiques Sablais.
- Mercredi 28 juillet : prologue en baie des Sables d'Olonne. Le prologue est l'occasion de parfaire les réglages, d'étalonner son bateau par rapport aux autres. C'est aussi l'occasion d'embarquer à bord quelques invités, les gagnants du jeu-concours organisé par les commerçants sablais, des enfants des écoles de sport, ceux qui ont donné un coup de main à la préparation du bateau.
- Dimanche 1er août : ce sera le grand départ vers l'île de Faïal aux Açores. Devant les étraves des navigateurs solitaires, plus de 1200 milles. Si comme c'est souvent le cas au début du mois d'août, l'anticyclone des Açores est remonté au large du golfe de Gascogne, la flotte devra peut-être composer avec des vents portants modérés. Dans ce cas, une arrivée des premiers en un peu moins de dix jours est tout à fait envisageable. Mais gare aux calmes qui peuvent retarder l'échéance.
Départ de l'édition 2010 le 1er août à 10h30 dans le chenal
Et toute la semaine :
- Les contrôles de jauge : naviguer en solitaire sur un voilier de 6,50m n'est pas une mince affaire. Et le développement de la classe Mini doit beaucoup à l'attention toute particulière portée à la sécurité des navigateurs. Parcours de qualification obligatoires, liste de matériels de sécurité draconienne, contrôle du bon fonctionnement des équipements imposé, chaque bateau fait l'objet d'une check-list validée par les jaugeurs de l'organisation.
- La préparation du parcours : une fois partis, les concurrents ne pourront pas recevoir d'autres informations que celles transmises par la direction de course, via la radio ou la VHF. Il importe donc de préparer très soigneusement sa navigation en fonction des modèles météorologiques dans les quelques jours qui précèdent le départ. Les ordinateurs portables vont tourner à plein régime.
- Les rendez-vous avec le public : lundi, mardi, mercredi, vendredi, de 18h30 à 19h30, les concurrents ont rendez-vous avec le public devant la Mairie des Sables d'Olonne pour les "Interviews de la voile". Tables rondes, parcours de coureurs, rencontres avec des architectes, des grands navigateurs, ce sera l'occasion d'approcher un peu mieux le monde des Ministes. Et de comprendre ce qui fait le succès de cette classe depuis maintenant plus de trente ans.
Des parrains prestigieux
Arnaud Boissières, qui a couru deux fois la Mini-Transat en 1999 et en 2001 sera présent sur son soixante pieds Akena Vérandas au départ de la course. De même Alessandro Di Benedetto qui devrait franchir la ligne d'arrivée aux Sables d'Olonne jeudi 22 juillet à 7h30, à l'issue du premier tour du monde en solitaire et sans escale à bord d'un Mini 6,50, parrainera le départ de la course.
Enfin, aux Açores, les concurrents seront accueillis par Yves Le Blévec, vainqueur de la Mini-Transat en 2007, récent vainqueur de la Vendée Saint-Pétersbourg, épreuve réservée aux multicoques de 50 pieds.
Deux favoris, trois « oldies but goodies »
Le prologue a livré son verdict et couronné Sébastien Rogues et Davy Beaudart respectivement en prototype et en série. Mais c'est aussi l'honneur de cette course que de proposer une confrontation entre régatiers affûtés et amateurs dans le meilleur sens du terme. Parmi eux, trois navigateurs aux profils forts différents mais qui ont tous la particularité de naviguer sur des bateaux construits dans les années 1990.
Le prologue a révélé quelques jolis talents, mais il a aussi permis à tous les navigateurs qui le souhaitaient d'embarquer quelques amis, des jeunes talents des Sables d'Olonne. Nombre de navigateurs ne tarissaient d'ailleurs pas d'éloges sur l'acuité des jeunes régatiers sablais, notamment sur le plan tactique. Portraits des vainqueurs mais aussi de quelques figures sans qui la classe Mini ne serait pas ce qu'elle est.
Sébastien Rogues et Davy Beaudart, les copains d'abord
Le hasard fait parfois bien les choses. Sébastien Rogues (Eole génération GDF Suez) et Davy Beaudart (Innovea Environnement), les deux vainqueurs du prologue, sont aussi copains comme cochons dans la vie civile. Sébastien, Basque devenu Breton d'adoption, pratique la voile à haut niveau depuis sa plus tendre enfance. Le virus de la compétition ne l'a jamais quitté depuis les régates en 420 ou en Laser, deux dériveurs particulièrement exigeants. Pragmatique, exigeant avec lui-même, Sébastien s'est lancé dans l'aventure de la course au large en solitaire en laissant le moins de place possible au hasard. Après une saison brillante en bateau de série, il a choisi de sauter le pas et de naviguer en prototype. Mais qui sait ? Derrière le discours de la méthode, le garçon sait qu'il lui faudra maîtriser ses émotions pour se maintenir constamment aux avant-postes.
Davy Beaudart, quant à lui, s'il ne court pas en prototype est particulièrement lié à Sébastien puisque c'est dans son chantier naval que le bateau de son pote a été préparé. Celui qui multiplie les places d'honneur en bateau de série avec un appétit d'ogre a la sérénité de l'homme sûr de sa vitesse, du technicien qui a su adapter son bateau à son profil. Davy est sans aucun doute, une des valeurs sûres en bateau de série.
Les deux navigateurs ont d'ailleurs profité de la même structure d'entraînement à Lorient. Répétant leurs gammes quel que soit le temps, ils ont pu acquérir la sérénité technique qui leur permet maintenant de faire valoir leur sens marin et leur intuition en toute liberté.
Toujours verts
D'autres ne viennent pas avec de telles ambitions. Hugues Chollet (Dizikilepti) et Pierre Denjean (Oufti) savent que leur bateau ne pourra pas rivaliser avec les nouvelles unités, voire même avec les plus affûtés des bateaux de série. Qu'importe, l'histoire d'amour avec leur monture mérite considération. Le premier contact de Pierre Denjean avec son proto, un plan Fauroux de 1991, se noue à l'occasion d'un convoyage entre les Canaries et le port d'attache du voilier en Méditerranée. Pierre se sent bien à bord, a confiance. Arrivé à terre, il propose au propriétaire du bateau un marché équitable : en échange d'un entretien sérieux et d'une remise à niveau, Pierre aura le droit de disposer du bateau pour les courses jusqu'à l'objectif ultime la Transat 6,50 de 2011. Hugues Chollet, de même, voulait disposer d'un bateau de caractère, personnalisé. Ce chercheur en dynamique des fluides a porté son dévolu sur le premier prototype dessiné par Pierre Rolland. Un bateau qui a connu des propriétaires aussi divers qu'Eric Deroost, son constructeur, devenu depuis un artiste peintre reconnu ou Mark Turner qui a lancé la carrière d'Ellen Mac Arthur.
Sébastien Picault (Kickers) refuse, quant à lui, de se ranger définitivement dans la catégorie des Oldies. Son plan Magnen, double vainqueur de la Mini-Transat en 1997 et 1999 reste encore une machine redoutable à certaines allures. Ancien footballeur de haut niveau, devenu par la suite permanent au centre des Glénans avant de se lancer dans l'aventure du Mini, Pic - comme on le surnomme sur le circuit - présente un profil atypique. Ne pas se fier aux apparences : il est aujourd'hui un des navigateurs qui connaît le mieux le circuit Mini et n'hésite pas à multiplier les expériences pour gommer ses petits défauts et mettre en valeur ses qualités. Récemment, il a participé à la transat AG2R Concarneau - Saint-Barth où, face aux ténors de la série Figaro, il s'est classé à une très honorable treizième place. Et ne désespère pas de faire monter une fois de plus son prototype sur le podium.
Prologue : les favoris pointent le bout de l'étrave
Il n'y a pas eu de défausse ou de grand bluff lors du prologue "Les Sables - Les Açores - Les Sables". En prototype comme en série, les favoris ont joué le jeu jusqu'au bout, bataillant pour gagner une place, grappillant quelques mètres, jouant avec les bascules de vent. Au final ce sont Sébastien Rogues (Eole Génération - GDF Suez) en prototype et Davy Beaudart (Innovea Environnement) en série qui l'emportent.
Conditions idéales pour un prologue : suffisamment de vent pour avancer, mais pas trop pour vivre avec l'angoisse de la casse matérielle à quelques jours seulement du départ pour les Açores. En baie des Sables d'Olonne, c'est à un parcours côtier le long de la grande plage qu'ont été conviés les concurrents par Patrick Maurin, Président du Comité de Course. Soit deux bonnes heures de course dans 10 à 12 nœuds de vent de nord-ouest, se renforçant légèrement en fin de parcours.
Au départ du prologue, quelques concurrents montraient de belles dispositions, notamment Ryan Finn (252) premier à franchir la ligne ou bien encore Robert Rosenjacobson (NED 402) auteur d'un départ magistral en bout de ligne. La remontée au près jusqu'à la première bouée de dégagement s'avérait relativement équilibrée et d'emblée, les prototypes les plus récents prenaient l'avantage sur le reste de la flotte. A la première marque, Sébastien Rogues (Eole Génération - GDF Suez) devançait d'une longueur Bertrand Delesne (Prati' Buches) et Jörg Riechers (Mare.de) qui affichait une vitesse impressionnante. Heureusement pour les deux premiers, le navigateur allemand commettait une erreur en enroulant la deuxième marque du mauvais bord et devait revenir sur ses pas pour finir correctement le parcours. Dès lors la voie était libre pour les deux premiers qui se livraient un mano a mano de toute beauté. Sébastien Rogues, bien épaulé par Marc Guillemot, venu en solitaire avec son 60 pieds jusqu'aux Sables d'Olonne, l'emportait finalement malgré une grosse frayeur, suite à une manœuvre d'empannage mal embarquée.
De nombreux prétendants
En bateau de série la lutte était beaucoup plus indécise et c'est au final Davy Beaudart (Innovea Environnement) qui l'emportait sur le fil devant Amaury François (amauryfrancois.com) et Jean-Marc Allaire (Baker Tilly AG2R la Mondiale). Au delà des résultats, il apparaît que tant en série que chez les prototypes, il sera difficile de dégager un favori incontestable. Les premières prévisions pour la première semaine de navigation laissent apparaître que le début de course devrait être rapide. Il va falloir glisser aux allures portantes et savoir gérer des temps de sommeil fractionnés pour passer le maximum de temps à la barre. Plutôt que les grandes options stratégiques, la vitesse sera déterminante.
Le prologue n'est bien sûr qu'une répétition générale et ne présume pas de la suite des opérations. Entre une navigation en équipage en baie des Sables d'Olonne et huit à dix jours de mer en solitaire, il est difficile d'établir un comparatif. Il reste que river son clou à la concurrence est toujours bon pour le moral. Et quand on sait à quel point la navigation en solitaire se nourrit d'un mental de fer, tout ce qui est pris n'est plus à prendre.
Classement du prologue :
Classement prototype
1 - 716 Sébastien Rogues (Eole Génération - Suez GDF)
2 - 754 Bertrand Delesne (Prati'Buches)
3 - 753 Jörg Riechers (Mare.de)
4 - 787 Thomas Normand (Financière de l'Echiquier)
5 - 719 Nicolas Boidevezi (GDE)
Classement série
1 - 674 Davy Beaudart (Innovea Environnement)
2 - 697 Amaury François (amauryfrancois.com)
3 - 464 Jean-Marc Allaire (Baker Tilly AG2R La Mondiale)
4 - 435 Vincent Kerbouriou (CGG Veritas)
5 - 758 Ysbrandt Endt (Mediabrein)
Les images vidéo de Patrice Boudot d'Overlap Productions sont disponibles sur le site de la course : www.lessables-lesacores.com
Connaissance est mère de sécurité
Pour les concurrents de cette troisième édition de "Les Sables - Les Açores - Les Sables", les briefings s'enchaînent à la veille du prologue. A l'issue de ce dernier tour en baie, ce sera ensuite de neuf à douze jours de mer pour la flotte avec en point de mire dans les étraves l'archipel des Açores. Mille deux cents milles à avaler, soit l'équivalent de quatre fois la traversée du golfe de Gascogne demandent une parfaite connaissance des procédures de sécurité : vérification du matériel, familiarisation avec le fonctionnement des balises de positionnement, inventaire des pharmacies comme des documents nautiques obligatoires...
Partir pour l'équivalent d'un tiers de traversée de l'Atlantique ne s'improvise pas. On a beau être en été, on sait ce qu'il peut advenir des caprices de la météo au mois d'août. Et si, par mégarde, on l'avait oublié, le bilan de l'édition 2008 des Sables - Les Açores - Les Sables serait là pour le rappeler. Cette année-là la flotte avait été cueillie à froid par du mauvais temps de sud-ouest qui avait provoqué l'abandon de nombre de concurrents. Comme à chaque départ de grande course océanique, l'organisation veille à la meilleure information des navigateurs, partant du principe qu'une bonne connaissance des risques est le meilleur des moyens de prévenir des comportements à risque lors des situations critiques.
Balises et procédures de détresse
C'est ainsi que les navigateurs ont pu suivre une description des procédures des secours aériens par Didier Le Querleur, ancien pilote de la 24F ; de même qu'ils ont pris connaissance du fonctionnement des balises de positionnement et de l'activation des procédures d'information vis à vis du PC Course, via des plots à activer. Pour certains, c'était un rappel des fonctionnements de la BLU et l'apprentissage des réglages des postes récepteurs par un technicien en télécommunication... Les concurrents de la classe Mini qui ne disposent pour communiquer avec l'extérieur que d'une VHF doivent donc parfaitement connaître toutes les procédures de manière à ne pas déclencher d'alerte intempestive ou a contrario, sous-estimer la précarité d'une situation.
Le prologue en hors d'œuvre
Demain sera l'occasion de s'aérer un peu les neurones puisque les solitaires se retrouveront en baie des Sables d'Olonne. Le départ du prologue sera donné à 12h30 pour un parcours côtier d'un peu moins de deux heures. Pour l'occasion, les navigateurs peuvent inviter à bord des personnes de leur choix : amis, préparateurs, partenaires, le prologue est l'opportunité de rentrer dans la course sans pour autant totalement couper les ponts avec ce qui les lie au monde terrestre. La mise en solitude demande parfois quelques ménagements.
Alessandro di Benedetto, un "sacré" parrain pour cette 3ème édition
Alessandro di Benedetto est un drôle d'olibrius. Arrivé le 22 juillet aux Sables d'Olonne, il est un des premiers à avoir amarré son 6,50 au ponton du Vendée Globe. Mais, il ne repartira pas dimanche prochain pour les Açores : il rentre en effet d'un tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Un record homologué en 268 j 19h 36' 12". Alessandro a accepté de devenir le parrain de cette édition 2010.
Bien sûr, son voilier n'a pas tout à fait la même allure que les prototypes flambants neufs qui viendront se disputer la victoire entre Les Sables d'Olonne et le port d'Horta. On ne part pas taquiner les mers du sud sans pouvoir disposer d'un minimum de confort. Il reste que son Findomestic n'est autre que l'ancien Hakuna Matata qui a déjà plusieurs Transat 6,50 à son actif : Alessandro qui exerce le métier de géologue a travaillé pour transformer l'ancien prototype en un voilier capable d'aller se frotter aux mers du sud. L'homme n'en est d'ailleurs pas à son coup d'essai puisqu'il a déjà à son actif une traversée de l'Atlantique en catamaran de sport ainsi qu'une traversée du Pacifique nord sur un day-boat de moins de 20 pieds de long.
Arrivé aux Sables d'Olonne le 22 juillet, il a été accueilli par toute la famille de la classe Mini. En réalisant cet exploit, il démontre aussi que ces petits bateaux sont capables d'aller affronter les mers les plus extrêmes, qu'il suffit de quelques solides aménagements et d'une volonté hors du commun. Et pourtant, son parcours fut loin d'être un long fleuve tranquille. A quelques centaines de milles du cap Horn, alors que la délivrance était proche, Alessandro a démâté. Tout seul, sans aucune aide extérieure, il a réussi à confectionner un gréement qui lui a permis de boucler son tour du monde. Parti le 26 octobre, il a donc passé neuf mois en mer. Neuf mois dans un espace de vie de quelques mètres carrés, neuf mois coupé du monde si ce n'est les rares communications qu'il gardait avec la terre.
Sa présence aux Sables d'Olonne aux côtés d'Arnaud Boissières, concurrent valeureux du dernier Vendée Globe et lui-même ancien de la Transat 6,50, va sûrement être un aiguillon supplémentaire pour la détermination des trente huit concurrents de cette édition 2010 des Sables - Les Açores - Les Sables. Alessandro participera lundi 26 juillet à 18h30 aux interviews de la Voile organisés chaque soir de cette semaine (sauf jeudi) devant la mairie des Sables d'Olonne. L'occasion de revenir sur son périple et de saisir les clés d'une ténacité hors du commun.
Un plateau de qualité
Avec l'arrivée du Mini-Fastnet, les épreuves d'avant saison de la classe Mini sont terminées. Place maintenant à l'épreuve principale de l'année 2010, Les Sables - Les Açores - Les Sables. Les différentes épreuves qui ont lancé cette année 2010 ont permis de cerner deux grandes tendances : un nombre de candidats moins important que les années précédentes, mais un niveau de compétition et de préparation qui tend à s'élever de plus en plus.
La crise économique n'épargne pas le monde des ministes. Comme dans les autres classes, on constate un fléchissement des inscriptions sur toutes les courses d'avant saison et par là même, sur la classique de l'été, Les Sables - Les Açores - Les Sables. Mais en revanche, la qualité n'a jamais été aussi présente sur le circuit. Comme en témoigne Lucas Montagne, représentant de la classe Mini, le niveau de préparation des bateaux n'a jamais été aussi pointu et on peut d'ores et déjà prédire que la bagarre risque d'être de toute beauté tant en prototype qu'en voilier de série.
Habitués des podiums
On va retrouver au départ des Sables d'Olonne quelques uns des principaux animateurs du début de saison : plusieurs vainqueurs ou tout du moins, des habitués des podiums de la Select Demi-Clé, du Mini-Pavois ou du Mini-Fastnet sont prêts à en découdre tels Jorg Riechers, Nicolas Boidevezi, Thomas Normand ou bien encore Sébastien Rogues. Ceux-là sont clairement à ranger parmi les favoris mais il en est d'autres qui rêvent déjà de faire mentir les pronostics.
En Série, on retrouve quelques habitués comme Jean-Marc Allaire ou Benoît Sineau, mais ici le renouvellement est important. Nombre de nouveaux venus viennent de la voile olympique, arrivent avec une vraie culture de la gagne et ne seront pas là pour observer les duels des "anciens".
Suspense garanti
Quoi qu'il en soit cette édition 2010 devrait promettre de forts jolis duels sur l'Atlantique. Pourvu que les conditions météorologiques s'y prêtent, on pourrait avoir des arrivées au couteau, des grandes options stratégiques, des choix de route radicaux, des grandes glissades, des souvenirs émus... Mais aussi des anciens qui reviennent pour le plaisir de se confronter aux valeurs montantes, des solitaires qui viennent pour l'aventure intérieure, des compétiteurs acharnés, des hommes et quelques femmes, huit nationalités différentes, c'est ce melting-pot improbable qui continue de faire le charme de la classe Mini. Les Sports Nautiques Sablais en se portant candidat pour une nouvelle édition des Sables - Les Açores - Les Sables ne s'y sont pas trompés. Au delà de la compétition sportive, l'aventure humaine et les valeurs qu'elle véhicule sont aussi un formidable vecteur de promotion de la voile auprès des plus jeunes...
Édition 2008
Des Sables d'Olonne à Horta en solitaire, les mini 6.50 sont à l'assaut des Açores !
Après le succès de la première édition de la course "Les Sables - Les Açores - Les Sables" en 2006, plus d'une soixantaine de Minis sont sortis du chenal de Port Olona en défilé, le 26 juillet à partir de 10 h, pour rallier Horta, sur l'île de Faïal dans l'archipel des Açores.
Cet aller-retour estival de deux fois 1 270 milles, excellente préparation à la Mini Transat, s'est avéré plutôt complexe à négocier.
Plus de 80 commerçants Sablais parrainaient ces skippers, prolongeant la tradition de convivialité et d'ouverture vers le grand public qui caractérise cette course.
Les récidivistes des Sables-Les Açores-Les Sables 2006 étaient en force tels Thomas Ruyant, Stéphane Le Diraison, Antoine Debled, Laurent Bourguès, Pierre Brasseur, Fabien Sellier, Pierre-Yves Lautrou... mais aussi les hispaniques tel que Francisco Lobato.
D'ailleurs, les étrangers étaient une nouvelle fois venus en force puisque douze nations étaient représentées dont l'Estonie, les Etats-Unis, l'Australie ou l'Afrique du Sud ! Les étrangers avaient en effet fait grosse impression dans le circuit Mini avec la victoire du
Portugais Francisco Lobato et celle de l'Espagnol Gerard Marin en voilier de série pour la première et la deuxième étape, avec la troisième place au classement général du Slovène Andraz Mihelin chez les prototypes. La venue de nombre de jeunes coureurs issus de la filière du dériveur a aussi rehaussé le niveau technique, sans compter quelques "pointures" des courses océaniques comme Etienne Bertrand.
Enfin, la première édition "Les Sables-Les Açores-Les Sables" a aussi montré que les Minis sont menés de plus en plus vite, même pour les voiliers de série, puisque le record de distance en 24 heures a été établi lors de la deuxième étape par Hervé Piveteau sur un Pogo-2, avec 259,4 milles à la moyenne de 10,80 noeuds !
Les commerçants ont suivi avec attention ces performances, et en particulier celles de leurs filleuls. Ils leur ont au préalable distillé de précieux conseils sur la ville que tous ne connaissaient pas, mais rêvaient de retrouver au cours de leur carrière de marin. De plus, les commerçants ont assuré l'animation du centre ville, transformant ce dernier en véritable PC de course. En effet, ils ont affiché chaque jour la progression de la course dans leur magasin.
Édition 2006
La première course océanique des minis 6.50 s'est élancée aux Sables d'Olonne, le 30 juillet 2006...
La mini 6.50 s'annonce, tous les deux ans, comme un temps fort du calendrier nautique, comme un clin d'oeil entre deux Vendée Globe. C'est l'occasion pour la ville des Sables d'Olonne de montrer, une fois de plus, sa forte implication dans les sports nautiques.
Le port des Sables d'Olonne a toutes les capacités pour organiser ce type d'événements nautiques grâce notamment à l'implication totale des bénévoles du SNS.
Cet événement sportif s'est déroulé dans la convivialité. Les skippers ont été accueillis chaleureusement aussi bien aux Sables d'Olonne qu'à Horta, aux Açores où avait lieu la Fête de la mer.
La course prépare les champions du Vendée Globe de demain.
Hardy vainqueur !
En arrivant second de la deuxième étape entre les Açores et la Vendée avec un peu plus d'une demi-heure d'écart sur le vainqueur David Sineau, Adrien Hardy remporte la première édition de la course Les Sables-Les Açores-Les Sables.
Le jeune skipper de Brossard a effectué une course très intelligente et a remarquablement navigué sur ce parcours aller-retour de 2 340 milles.
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