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Les Sables-Horta-Les Sables

EDITION 2017

Créée en 2007 par la Ville des Sables d'Olonne et la Class40, la course Les Sables-Horta-Les Sables est courue tous les deux ans, en alternance avec la Classe Mini 6.50. Elle propose un parcours tactique et technique de 2540 milles. La course se passe en double et en deux étapes, ralliant Les Sables d'Olonne à Horta et retour.

L'objectif de la Class40 est de réunir autour d'un programme de courses côtières et hauturières des coureurs amateurs expérimentés au même titre que des skippers professionnels dans un esprit commun de convivialité et de partage d'expérience.

  • La 6e édition de ce rendez-vous incontournable aux Sables d'Olonne sera lancée dès le 25 juin 2017. Les promeneurs pourront à compter de cette date, venir admirer les bateaux des concurrents sur le ponton du Vendée Globe à Port Olona.
  • Un prologue en baie des Sables d'Olonne sera organisé le 29 juin, l'occasion d'admirer le spectacle depuis la grande plage.
  • Le départ de la course sera donné le 2 juillet au large des Sables d'Olonne.
  • Pour la 2e étape, le retour vers Les Sables d'Olonne depuis Horta sera lancé le 11 juillet.
  • La Ville des Sables d'Olonne attend les skippers aux alentours du 20 juillet avant la remise des prix prévue le 22 juillet à Port Olona et ouverte au plus large public.
lessableshorta

communiqué du 20 juillet

A 3h37, ce jeudi, AINA Enfance et Avenir a franchi la ligne d'arrivée de la deuxième étape des Sables - Horta, s'octroyant ainsi une jolie première place à l'issue d'une course menée tambours battants. La paire Aymeric Chappellier - Arthur Le Vaillant, dont la monture a été mise à l'eau il y a à peine plus d'un mois, a réussi à tenir tête aux deux plus redoutables clients du circuit des Class40, en l'occurrence Tales II et Imerys. Ces deux-là se sont, pour leur part, livrés un incroyable duel jusque dans les derniers milles pour la victoire au classement général. Au final, avec une avance de 13 petites minutes seulement, ce sont les Espagnols Pablo Santurde del Arco et Gonzalo Botin qui l'emportent, même s'ils laissent échapper la deuxième place de la manche retour au duo Phil Sharp - Adrien Hardy, revenu du diable Vauvert après un début de course chaotique dans la molle, au large des Açores.

Le suspense aura donc duré jusqu'au bout. A l'arrivée, le tiercé gagnant de la deuxième étape est, dans l'ordre, AINA Enfance et Avenir, Imerys et Tales II. Les écarts ? Infimes. Jugez plutôt : seulement 14 minutes entre les deux premiers et à peine plus de trois quarts d'heures entre le vainqueur et le troisième. « C'est une victoire un peu inattendue », a commenté Aymeric Chappellier à son arrivée à Port Olona. Le Rochelais ne s'attendait pas à une telle performance, un mois seulement après la mise à l'eau de sa nouvelle monture (un Mach40.3), logiquement encore loin d'être complètement validée et fiabilisée. « Nicolas Groleau, le PDG du chantier JPS, m'a dit « en général, c'est toujours les bonhommes qui lâchent avant le bateau ». J'ai écouté et je n'ai pas lâché ! », s'est amusé Aymeric. Huitièmes de la première étape, lui et son acolyte, Arthur Le Vaillant, avaient rencontrés quelques petits pépins techniques liés à la jeunesse de leur bateau. Lors de cette manche retour, ils sont pu davantage exploiter tout le potentiel de leur machine et naviguer pied au plancher. 

Un finish palpitant

« Nous avons été très rapides au reaching. Plus rapides même que les Espagnols dont le bateau est une référence à cette allure », a détaillé le skipper d'AINA Enfance et Avenir qui a parfaitement bien tiré son épingle du jeu tout au long des 1 270 milles du parcours, à la fois en vitesse pure, on l'a dit, mais aussi au tout début, dans les petits airs en quittant l'archipel des Açores. A l'arrivée, le duo a devancé d'un rien Imerys qui, pour sa part, a largement manqué de réussite dans les premiers milles avant de revenir comme une balle lors des 36 dernières heures de course. « Jusqu'au bout, on a espéré doubler Tales II », a avoué Phil Sharp, impressionnant d'aisance au portant lors de la dernière journée de course. « Au bout du compte, ça s'est joué à peu de choses ». C'est un fait. Une fois la ligne franchie, le skipper a patienté, montre en main, pour connaitre le verdict. Pablo Santurde del Arco et Gonzalo Botin, les vainqueurs de la première manche, devaient terminer au moins 43 minutes et 40 secondes (leur avance à l'issue de la première étape) après lui pour qu'il puisse l'emporter. Le hic (pour lui), c'est que seules 30 minutes ont finalement séparé les deux bateaux ce matin.

Treize petites minutes

« Les Espagnols gagnent l'épreuve au général avec 13 minutes d'avance. C'est un écart ridicule mais c'est comme ça. Ils ont vraiment fait une très belle course », a commenté le navigateur Britannique, bon joueur, mais un peu déçu malgré tout d'avoir été confronté à des soucis de spi. Le duo de Tales II, lui, a géré au mieux des problèmes d'électronique et d'informatiques survenus dans les derniers milles, mais surtout tous les coups qu'il a fallu jouer entre Horta et les Sables, ne commettant que très peu d'erreurs. Il n'a cependant appris qu'une fois la ligne franchie et l'arrivée du jaugeur à bord pour le déplombage du moteur, que la victoire était à lui. « Cette victoire fait plaisir, c'est sûr. Quand Imerys nous a doublé, hier, on a eu un moment un peu difficile. Ça a été un peu stressant mais à présent, nous pouvons nous relaxer et savourer. Pour, nous c'est aussi une belle revanche après notre abandon en 2011 », a indiqué Pablo Santurde qui, non seulement conjure le sort, mais en plus termine de la plus belle des manières son histoire et celle de Gonzalo avec Tales II, ce Proto40 étant désormais vendu.

Ils ont dit :

Aymeric Chappellier, skipper d'AINA Enfance et Avenir, vainqueur de la deuxième étape :
C'est une victoire complètement inattendue. On savait que si on était bien placé, on pouvait jouer. Là, ça s'est déroulé un peu comme dans un rêve. Je veux saluer le travail qu'a fait la voilerie Incidence sur les voiles. Elles tombent super bien, elles sont rapides et c'est grâce à ça aussi que le bateau va vite. Au chantier JPS, j'ai eu un bon conseil, Nicolas (Groleau, PDG du chantier ndlr) m'a dit « en général, c'est toujours les bonhommes qui lâchent avant le bateau ». J'ai écouté et je n'ai pas lâché (rires) ! Nous avons été très rapides au reaching. Plus rapides même que les Espagnols dont le bateau est une référence à cette allure. La différence s'est faite surtout sur des petits détails. Je pense qu'à ce moment-là, on était les mieux toilés. Lors de cette deuxième étape, on a surtout cherché le contact. La première nuit, on l'a passée avec Campagne de France, la deuxième avec Serenis Consulting et la troisième avec Tales II. C'est vrai que quand on était dans un petit paquet, ça nous permettait de nous étalonner, de tester des réglages. A un moment, on a perdu les Espagnols parce qu'on est tombé dans une molle. Ensuite, on est reparti au Nord sur notre option principale, avec Stella Nova, ce qui nous a permis de raccrocher le wagon avec du vent plus favorable et plus fort. Ce qu'on a pu voir et ce qu'on a montré est super prometteur. Au final, arriver à avoir les deux bateaux qui ont tout gagné ces deux dernières saisons, c'est, comme je l'ai dit, complètement inattendu. On savait que le bateau avait le potentiel mais le prouver aussi rapidement, un mois seulement après sa mise à l'eau, c'est vraiment quelque chose. On a bossé comme des fous pour ça depuis le mois de mai, avec des journées de 6h à 22h. On l'a d'ailleurs payé cher à Horta avec des infections pour Arthur et pour moi. On a bien navigué et on a porté haut les couleurs de l'association AINA. On encourage d'ailleurs les gens à découvrir ses actions auprès des enfants et des mamans à Madagascar.

Arthur Le Vaillant, co-skipper d'AINA Enfance et Avenir, vainqueur de la deuxième étape :
On très très heureux d'être arrivé, surtout à cette place. On a fait une super bataille navale avec les Anglais et les Espagnols. C'était plutôt sympa surtout vu le contexte. Je n'étais pas en forme au départ, avec mon infection au genou, et je suis encore moins en forme à l'arrivée. Mais bon, je suis là et on s'est bien battu. On a vu les autres tirer comme des ânes sur leurs bateaux alors on a fait pareil (rires) ! A plusieurs moments, on n'était pas trop rassuré parce qu'il y avait beaucoup de vent. Surtout ce matin. On a regardé les vitesses des autres et on s'est dit qu'il fallait tenir la cadence. Le bateau fonctionne. On a commencé à trouver les manettes. Je pense qu'il a beaucoup de potentiel. On est très heureux d'avoir pu faire la course et de finir à cette place. 

Phil Sharp, skipper d'Imerys, 2e de la deuxième étape et du général (avant jury) :
Le début a été très difficile. On est parti dans l'Ouest et on s'est retrouvé empétolé pendant toute la première nuit alors que les autres, plus à l'Est, ont continué d'avancer. On s'est retrouvé en queue de peloton mais on a réussi à bien revenir lors de la première journée grâce à une bonne option au Nord. Ensuite on est reparti plus au Sud pour nous rapprocher de la tête de la flotte mais là où on a vraiment fait la différence, c'est ces dernières 24 heures. On était vraiment plus rapide que les autres. On a espéré doubler Tales II au général mais on a eu des problèmes. Hier matin, la tête de spi a lâché. On s'est arrêté un moment à cause de ça. Au bout du compte, on a quand même fait un super match avec les Espagnols qui nous battent de seulement 13 minutes, ce qui n'est rien du tout. Comme d'habitude, ça s'est joué à peu de choses. On a fait des erreurs tactiques, bien sûr, mais je pense que sur la deuxième moitié du parcours, on a navigué super propre. Adrien (Hardy) est une vraie machine. Il aime le vent fort. Quand il barre dans ce type de conditions, il a le sourire (rires) ! Au bout du compte, on est très content de notre résultat. Les Espagnols ont vraiment fait une super première étape. Pour l'anecdote, aujourd'hui, j'ai fait la traversée du golfe de Gascogne la plus rapide de ma vie. Plus rapide qu'un ferry, je pense. On était encore au cap Finisterre ce matin ! C'est fou !

Adrien Hardy, skipper d'Imerys, 2e de la deuxième étape et du général (avant jury) :
On ne pensait pas qu'à l'arrivée, il allait nous manquer seulement 13 minutes pour aller chercher la victoire. On a fait notre maximum. Forcément, il y a quelques petits regrets. Ce matin, la sangle de tête de spi a cassé. A 15 milles de l'arrivée, l'amure de spi s'est rompue aussi. On s'est arrêté pour changer de voile, ce qui nous a fait encore perdre 2-3 milles. Quand on additionne tout ça... Reste que ce que je retiens moi, de cette course, c'est la performance du nouveau AINA, mais aussi et surtout celle des Espagnols. Par ailleurs, j'ai été très content de renaviguer avec Phil et je le remercie de m'avoir embarqué. C'est toujours sympa de voir les différences qu'il peut y avoir dans les façons de naviguer, de mener un bateau ou de mener une course. J'avoue que, quelques fois, on a quand même eu des difficultés de compréhension avec Phil. Ce n'est pas facile quand on ne parle pas la même langue. Moi, ça m'a parfois un peu limité. Je savais en venant que ça pourrait être un peu embêtant et ça l'a été, mais au final, je suis super content de cette course.

Pablo Santurde del Arco, skipper de Tales II, 3e aux Sables d'Olonne et premier au général (avant jury) :
Jusqu'au dernier moment, nous n'étions pas sûrs d'être toujours premiers. Nous avons appris que c'était le cas seulement quand le jaugeur est monté sur le bateau pour déplomber le moteur. C'est lui qui nous l'a confirmé. On savait que ce serait très serré mais de savoir que c'était dans le bon sens pour nous, forcément, ça nous a fait super plaisir. On a quand même eu un peu peur, je dois l'avouer. Quand Imerys nous a doublé, hier, on a eu un moment un peu difficile. Les derniers jours n'ont globalement pas été faciles. Les conditions météo étaient toniques et le contexte un peu stressant. A présent, on peut se relaxer et savourer. C'est une belle revanche sur les dernières fois où j'ai dû abandonner. Au départ, bien sûr qu'on espérait monter sur le podium, mais l'objectif était avant tout de finir la course. Au final, on gagne. Forcément, on est content. Fatigué mais content.

Gonzalo Botin, co-skipper de Tales II, 3e aux Sables d'Olonne et premier au général (avant jury) :
C'est une super belle victoire. Pour notre dernière course avec ce bateau, on ne pouvait pas espérer mieux. C'est d'autant plus fantastique que ça a été dur. Jusqu'à la fin, on n'était pas sûr du tout d'être toujours devant au général. On savait qu'Imerys était arrivé avant nous, mais on ne savait pas si c'était de 20, 30, 40 ou 50 minutes. Évidemment, on est content, surtout qu'on a eu une dernière journée difficile. Dans un premier temps, on s'est fait dépasser par Aymeric et Arthur (AINA Enfance et Avenir), puis ensuite par Phil et Adrien (Imerys). Les deux fois, c'est moi qui était à la barre. Je me suis alors dit qu'il était temps que je prenne ma retraite (rires) ! Finalement, ça s'est joué à rien. C'est une belle revanche après notre abandon en 2011. Cette fois, ce qu'on voulait, avec Pablo, c'était d'abord aller jusqu'au bout et bien naviguer. C'est fait !

communique du 14 juillet

Le match retour est lancé !

Ce vendredi 14 juillet, à 17 heures (19 heures, heure de Paris), les duos de la 6e édition des Sables - Horta se sont élancés pour la deuxième étape de la course, gentiment poussés par un flux d'Est pour 10 nœuds. Auteurs du meilleur départ, AINA Enfance et Avenir d'Aymeric Chappellier et Arthur Le Vaillant, puis Imerys de Phil Sharp et Adrien Hardy, se sont d'emblée installés aux commandes de la flotte, toutefois talonnés de près par Stella Nova (Alexander Krause et Burkhad Keese), Serenis Consulting (Jean Galfione et Nicolas Troussel) et Campagne de France (Halvard Mabire et Miranda Merron). Au menu à présent : 1 270 milles pour se départager et une météo encore pleine d'incertitudes, avec deux grandes options au choix. D'un côté, une route Nord traversant le centre de l'anticyclone des Açores, avec, à la clé, 24 ou 30 heures de tout petit temps, mais une sortie au portant et une fin de parcours rapide. De l'autre, une route Sud, plus directe, mais avec deux à trois jours de près et moins d'air sur la deuxième partie. Pas simple donc, mais il va falloir trancher rapidement car c'est dès le passage de l'île Sao Jorge, au nord de l'archipel portugais, que le virage va se prendre dans un sens ou dans l'autre.

« Il va probablement se passer plein de choses, mais on ne sait pas encore quoi. On sait juste que pour l'instant ça a l'air compliqué. Heureusement, en général, ce qui semble complexe à terre se simplifie une fois que l'on est en mer », a commenté Halvard Mabire, peu avant de larguer les amarres, avec son sens toujours habile de la formule. Il n'empêche, lui comme les autres se sont grattés la tête depuis ce matin, faisant tourner puis re-tourner des routages tout au long de la journée. Le hic, c'est que ça ne va pas s'arrêter tout de suite. La raison ? Une situation météo délicate sur la route entre Horta et les Sables d'Olonne. Pas facile, en l'occurrence, de savoir de quel côté aborder l'anticyclone qui, pour le moment, est centré sur les Açores, très légèrement au Nord. Alors Nord ou Sud ? Le choix reste ouvert, cependant, il va falloir trancher dès ce soir puisque c'est bel et bien au niveau de l'île de Sao Jorge, située à 7 milles au nord de Pico, que la séparation de trafic peut se faire assez radicalement entre les partisans de l'une ou de l'autre route.

Nord ou Sud ? Les paris sont ouverts

Choix cornélien autant que crucial. Pour faire simple, au Sud, dans un premier temps va se poser la question du dévent des îles, mais les premiers jours devraient se faire au près dans 8 à 10 nœuds, sur un bord qui permettra à ceux qui l'empruntent de gagner sur la route. Le bémol : de grandes incertitudes concernant la force du vent sur la fin du parcours. Au Nord, comme il va falloir traverser le centre de la zone de haute pression, il va forcément y avoir des heures laborieuses (entre 24 et 30) dans la molle, à 90° de la route qui plus est. « Selon certains fichiers, il pourrait y avoir moins de trois nœuds pendant cette période. Ce ne sera pas quelque chose de simple à gérer », a souligné Sidney Gavignet qui fait partie de ceux qui avaient manifestement déjà fait leur choix avant de quitter le ponton. Reste que pour lui comme pour les autres partisans de cette trajectoire, une fois le centre de l'anticyclone traversé, c'est que ça devrait cavaler bon train, au portant ou au reaching, jusqu'à la fin.

« Rien n'est joué »

Bref, on l'aura compris, il va y avoir rapidement un pari à faire. Evidemment, dans le cas où la flotte se scinde en deux, les Sudistes auront logiquement les faveurs au pointage. Il conviendra donc de le prendre avec des pincettes, au moins au début. Rappelons qu'à l'issue de la première manche, l'avantage est au duo Espagnol de Tales II. Néanmoins, Pablo Santurde del Arco et Gonzalo Botin ne possèdent que 43 minutes de marge sur Imerys de Phil Sharp et Adrien Hardy. De plus, de nombreux autres concurrents peuvent encore accrocher la première place du général. « Rien n'est joué », comme l'a très justement rappelé le co-skipper du bateau de Santander. A noter par ailleurs qu'Olivier Roussey, le skipper d'Obportus IV, parti aux environs de 12 heures (14 heures, heures de Paris), effectue son retour en France en solitaire, Philippe Burger, son co-équipier, ayant été contraint de rentrer en France au plus vite à la suite de soucis personnels. Il n'est évidemment plus en course mais toutefois équipé d'une balise permettant le signalement de sa position à l'équipe organisation.

Ils ont dit :

Gonzalo Botin, co-skipper de Tales II : « On va faire comme si la première manche n'avait pas eu lieu, partir du principe que les compteurs sont à zéro. Pas question pour nous de marquer ou de surveiller de trop près nos adversaires. L'idée, c'est avant tout de gagner l'étape. On verra bien ce que ça donne. La météo n'est pas très évidente. Il est probable qu'une partie de la flotte parte au Sud et que l'autre parte au Nord. En ce qui nous concerne, on n'a pas encore tranché. Il y a quelques jours, la route Sud se faisait essentiellement au près. Aujourd'hui, c'est un peu différent et c'est une route plus directe. L'autre va être très lente au début, mais très rapide ensuite. C'est un pari à faire. Il va falloir faire tourner des routages et décider au dernier moment en espérant que les choses se précisent. Ça va être intéressant de voir ce que fait Imerys. C'est sûr que s'il n'est pas dans le même groupe que nous, on va être un peu inquiet. J'espère qu'on va partir tous les deux au même endroit, ce serait mieux pour nos nerfs ! (Rires). Cela étant dit, Imerys n'est pas le seul à aussi pouvoir prétendre à la victoire. De nombreux bateaux peuvent encore gagner le général. Rien n'est encore joué ! »

Sidney Gavignet, skipper d'Oman Sail : « Les conditions, ici à Horta, étaient optimales pour se reposer. On s'est un peu pris la tête avec ces histoires de bout dehors à réparer et à changer. A présent, ça a l'air de coller et d'être solide donc c'est bien. Maintenant, l'autre prise de tête va être la météo. Il va falloir trancher vite mais franchement ça va être difficile. Le problème, c'est que pour monter au Nord, ce qui a l'air d'être la solution, il va falloir subir 24 heures avec moins de trois nœuds de vent. Cela veut dire que ça ne va pas avancer du tout. Evidemment, au fil du temps, ça va se préciser mais il faudra être bien inspiré. L'objectif de cette deuxième étape ? Il est marqué sur un petit bout de Venilia dans le cockpit. Il s'agit de finir l'étape avec un bateau en une pièce. Si on fait ce qu'il faut pour ça, globalement, je pense qu'on sera bien placé et c'est ça LE vrai objectif, celui au-dessus de tous les autres. »

Phil Sharp, skipper d'Imerys : « Je pense que ça va être très tactique. La météo n'est pas stable. Ça va changer beaucoup dans les heures qui viennent et il va falloir s'adapter à chaque nouvelle évolution de la situation. Le truc sera de réussir à anticiper au mieux et de ne pas prendre trop de risques. On va faire notre course sans trop se préoccuper des autres. On va jouer notre carte sans toutefois perdre de vue que la moindre petite erreur de placement au début risque de se payer cher à la fin. Adrien a déjà participé à deux courses au départ d'Horta. Il va pouvoir apporter des choses intéressantes. Notre objectif, c'est évidemment de terminer 43 minutes devant les Espagnols et en tête de la flotte. Nous savons que si nous sommes rapides et que nous ne faisons pas trop d'erreurs, nous avons toutes nos chances de gagner le général. Nous allons donc tout faire pour ! »

Alexander Krause, skipper de Stella Nova : « Mon co-skipper, Burkhad (Keese), vient tout juste d'arriver. Son avion a atterri à l'heure ce matin. Je peux donc me relaxer un peu (rires) !  C'est vrai qu'il arrive tard, mais nous nous connaissons bien et nous avons une grande confiance mutuelle. Nous sommes prêts à partir, même si les conditions s'annoncent compliquées. Au début, notamment, il faudra être patient pour trouver le vent. Notre objectif est faire aussi bien que lors de la première étape. Nous visons clairement une place sur le podium ! »

Jean Galfione, skipper de Serenis Consulting : « La situation va encore évoluer dans les heures à venir. Elle n'est donc pas simple à appréhender, même si l'on sait, a priori, que les deux-trois premiers jours vont se faire au près, dans du vent assez mou. Après, on devrait se retrouver au portant mais il y a des incertitudes. Est-ce que ce sera fort ou pas ? Est-ce qu'on va vraiment sortir les spis ou non ? On ne sait pas vraiment encore alors ça ne sert à rien de s'énerver. Dans tous les cas, normalement, on sait faire mais c'est sûr qu'il ne va pas falloir rater les bons passages. J'avoue que c'est un peu stressant de se dire qu'on peut se faire larguer d'entrée si on n'est pas placé juste là où il faut. Pour Nico (Troussel), c'est assez proche de situations qu'il a déjà pu vivre en Figaro. Il aime bien ça mais ça ne suffira pas pour être devant. Il faudra être subtil et anticiper les choses au mieux. L'expérience va jouer énormément. Pour moi, l'objectif est de faire aussi bien que sur la première étape, c'est-à-dire, finir dans le Top 5. »

Halvard Mabire, skipper de Campagne de France : « Il va se passer plein de choses, probablement, mais on ne sait pas quoi. On sait juste que ça a l'air compliqué, mais ce qui semble complexe à terre se simplifie généralement lorsque l'on est en mer. Je ne sais pas si des gens vont laisser Saint Georges à bâbord. C'est ça le vrai choix. On va voir si certains vont s'amuser à le faire, mais je pense que le niveau est quand même assez homogène. L'expérience ? Ce n'est jamais qu'une lanterne rouge qui sert à éclairer un chemin déjà parcouru, ce n'est malheureusement pas un phare qui illumine devant ! (Rires). C'est difficile d'avoir des objectifs de résultats. Tout le monde essaie toujours de faire le mieux possible. Les écarts de la première étape sont assez importants et ce n'est pas très fréquent. Je n'irai pas jusqu'à dire que les jeux sont faits mais ça ferme un peu les options. Nous, l'avantage qu'on a, c'est qu'on n'a personne à marquer spécialement. On va pouvoir aller là où on veut... ou plus exactement là où on peut ! (Rires) »

Aymeric Chappellier, skipper d'AINA Enfance et Avenir : « Il y a pas mal d'incertitudes car on est en plein milieu de l'anticyclone. Nord ou Sud ? On va voir. Pour cette deuxième étape on est bien plus avancé que lors de la première. On va pouvoir tirer un peu sur le bateau, jouer un peu. La course va davantage rentrer en considération cette fois. On va regarder de quel côté le plus grand nombre de bateaux va partir car le but, pour nous, est avant tout de se confronter à la concurrence et de progresser, sachant que l'objectif de l'année, c'est la Transat Jacques Vabre. Tout ce qu'on peut apprendre sur cette course est important. Là, il va y avoir du reaching, du portant... un peu de tout. Ça va être intéressant. Même si on est toujours en phase de test et de travail, il est évident qu'on ne laissera pas passer l'occasion de faire une belle place si elle se présente. On est quand même des compétiteurs avant tout ! »

François Lassort, skipper de Montres Michel Herbelin : « On est reposé. On est fin prêt et on a hâte de rentrer. La grosse incertitude reste la météo. Ce n'est pas simple de savoir par où on va passer. Option Nord, option Sud... Clairement, ça va se décider au départ. On va surveiller ce que vont faire nos adversaires directs. Je pense que ça va être une étape sympa. Ça va être compliqué d'aller chercher la première place Vintage parce que le 61 (Transport Hesnault - Cabinet Z, ndlr) est quand même un super beau bateau. Notre objectif, c'est néanmoins de le rattraper, et, pourquoi pas, d'arriver avant lui. Vivement l'arrivée aux Sables d'Olonne ! »

Thomas Guichard, co-skipper de YODA : « On est pressé d'y être mais ça ne va pas être simple. La dernière fois que j'ai regardé les fichiers, c'était un peu du pile ou face. On va affiner ça jusqu'au dernier moment et puis on verra bien. Ça va être intéressant de voir ce que fait la flotte. Si elle se divise en deux, ça va laisser une grande part de suspense. On s'est fixé des objectifs dans un coin de la tête. Terminer devant Transport Hesnault - Cabinet Z, le premier Vintage, qui nous a battu sur la première étape, ce serait bien. On espère aussi rester devant tous ceux qu'on a laissé derrière à l'aller et si on arrive à gratter un ou deux bateaux plus récents, on sera content. »

Philippe Magliulo, co-skipper de Simple Vé : « On est content de repartir bien qu'Horta soit un endroit magnifique et vraiment paisible. C'est un peu dur de le quitter. Ceci dit, on va partir tranquillement car le début va être un peu mou. Des options se dessinent au Nord et au Sud... Bref, on ne sait pas trop mais on est prêt et on espère au moins renouveler ce qu'on a fait à l'aller, c'est-à-dire terminer dans les délais. On va même essayer de faire mieux et pourquoi  pas laisser quelques bateaux derrière nous. Etre plus proches des premiers ce serait bien aussi. Dans tous les cas, on sera content d'arriver aux Sables d'Olonne ! »

Stéphane Bry, skipper de SPM / Gwada : « On a eu le temps de bien se reposer. On est en forme. Cette deuxième étape s'annonce intéressante. Le départ va se faire au près. Ensuite, c'est assez incertain mais, a priori, une zone de molle s'étend d'ici jusqu'à quasiment l'Angleterre et elle va nous empêcher de monter vers le Nord. Pire, elle va nous suivre. Pour ma part, ce que je retiens surtout, c'est qu'on va encore faire du près. Ce que j'espère, c'est qu'il y aura du vent. Sur la première manche, ça a été dur parce qu'il y a eu pas mal de molle. Même s'il est faible, ce serait bien que cette fois, il y en ait un minimum ».

Jan Paukkunen, co-skipper de FUJI : « Le bateau est prêt à repartir et nous aussi. Nous avons passé les deux dernières nuits à l'hôtel, ce qui nous a permis de récupérer davantage que si nous étions restés dans le bateau. Aujourd'hui, nous sommes en forme et c'est tant mieux parce que cette deuxième étape s'annonce assez complexe. Il va falloir choisir entre deux options très différentes, l'une au Nord et l'autre au Sud, et se décider d'entrée de jeu. Le truc sera de ne pas se tromper car ensuite, il sera impossible de revenir en arrière. Nous devons donc nous concentrer dès maintenant et décortiquer tous les fichiers météo. Pour l'heure, ils ne disent pas tous la même chose. En termes de résultat, ce que nous espérons c'est jouer les premières places du classement Vintage. Bien sûr, ce ne sera pas facile mais tout est possible n'est-ce-pas ? »

COMMUNIQUE DU 8 JUILLET

Ce samedi, à 10h07 (12h07 heure de Paris), Tales II a franchi en vainqueur la ligne d'arrivée de la première étape de la 6e édition des Sables-Horta. Pablo Santurde del Arco et Gonzalo Botin, qui ont bouclé les 1 270 milles de ce premier round en 5 jours et 23 heures de mer, ont parfaitement bien négocié les difficultés du parcours. Un parcours semé d'embûches, avec notamment une dorsale à gérer dans le golfe de Gascogne lors de la première nuit, des conditions musclées au large du cap Finisterre, un long bord de reaching aussi viril qu'humide, et des derniers milles délicats dans l'anticyclone des Açores. Le tandem Espagnol, qui s'est installé aux commandes de la flotte dans la soirée du 5 juillet, est non seulement parvenu à déjouer tous ces pièges, mais aussi à contenir les attaques de la paire Phil Sharp - Corentin Douguet (Imerys) jusqu'à la fin, pour finalement la devancer de 43 minutes et 40 secondes.

Chapeau !

A leurs arrivées, les leaders étaient unanimes : cette première étape qui s'est jouée entre la Vendée et les Açores a été aussi belle que difficile. « Nous avons eu toutes les conditions possibles. Ca a rendu la course intéressante, mais aussi complexe », a résumé Gonzalo Botin à son arrivée au ponton de la marina d'Horta, ce samedi après-midi. De fait, à lui et aux autres, rien ne leur aura été épargné : de la molle dans le golfe de Gascogne, jusqu'à 35 nœuds au large du cap Finisterre, un long bord de reaching avec des surfs endiablés, à la limite de la sortie de piste, et un atterrissage tactique sur l'archipel portugais. « Ça a été une étape très complète », a assuré Pablo Santurde del Arco de son côté. Si lui et son acolyte ont longtemps laissé le leadership au duo Phil Sharp-Corentin Douguet, ils ont à la fois réussi à exploiter au mieux toute la puissance de leur Proto40 au vent de travers et joué fin en termes de placements sur la deuxième moitié du tracé. « Les Espagnols ont super bien navigué mais en plus, ils ont profité de deux ou trois erreurs que nous avons faites, notamment celle que nous avons commise lorsque nous sommes sortis du vent fort de Nord et que nous avons commencé à attaquer la dorsale. A ce moment-là de la course, nous avons laissé le Sud aux Espagnols et ils en ont profité pour nous doubler et faire le break », a concédé le co-skipper d'Imerys qui a ensuite cravaché tant qu'il a pu pour essayer de recoller au score. « Nous sommes bien revenus mais il nous a manqué un peu de temps pour vraiment aller les chercher », a commenté, de son côté, le skipper Britannique qui a pourtant effectué une remontée spectaculaire lors de la dernière nuit sur son concurrent direct, avant de finalement s'incliner pour 43 minutes et 40 secondes. « Lorsque nous l'avons vu apparaître derrière nous au lever du jour, à Graciosa, nous avons un peu serré les fesses, il faut bien l'avouer », a lâché Gonzalo Botin, qui, en s'adjugeant la victoire à l'issue de cette première étape, conjure un peu le sort, qui, en 2011, les avaient contraints, lui et Pablo, à l'abandon dès le premier round. « Cette première place fait du bien dans la tête. Maintenant, 43 minutes, ce n'est pas grand-chose à l'échelle des 1 270 miles qu'il va y avoir à parcourir lors de la deuxième étape. C'est pourquoi nous considérons qu'à ce jour, il y a match-nul entre Imerys et nous », a détaillé le co-skipper de Tales II, bien conscient que le jeu reste très ouvert pour la victoire finale, surtout que si l'écart avec son poursuivant est, effectivement, assez faible, son avance sur les 3e et 4e n'est pas si importante que ça non plus, Stella Nova et Colombre XL affichant respectivement à peine plus de 5 et 6 heures de retard.

Ils ont dit :

  • Pablo Santurde del Arco, skipper de Tales II, vainqueur de la première étape :
    C'est vraiment une chance pour nous de participer à cette course. Cette première étape a été belle mais elle n'a pas toujours été facile. Au cap Finisterre, nous avons eu jusqu'à 35 nœuds de vent. Le bord de reaching que nous avons attaqué dans la foulée a été, lui aussi, très sportif, mais surtout très humide. Ça a été difficile mais nous nous sommes accrochés. Nous avons bien navigué et nous avons réussi à faire la différence avec Imerys. A la fin, nous avons toutefois eu un peu peur qu'il revienne. Il nous a d'ailleurs repris quelques milles hier et cette nuit. Nous avons, je dois l'avouer, été un peu surpris de le découvrir sur nos talons au lever du jour. Ça a été un peu une surprise car entre 22 heures et 6 heures (heure française, ndlr), nous ne recevons pas les positions de nos concurrents. On s'est dit « Oh, oh ! » mais, heureusement, le vent ne nous a pas joué de mauvais tours dans les derniers milles, comme cela peut souvent être le cas à l'arrivée ici, à Horta. Nous sommes super contents de remporter cette première manche mais nous restons humbles car 43 minutes, ce n'est pas grand-chose finalement. Rien n'est encore joué même si, dans la tête, ça fait du bien de commencer par une victoire.
     
  • Gonzalo Botin, co-skipper de Tales II, 1er :
    Cette première étape n'a pas été facile mais, ça a vraiment été une belle course. Nous avons tout eu toutes les conditions possibles : du près, du portant, du vent fort, de la molle, des vagues... Tout cela a rendu les choses très intéressantes. Nous avons livré une belle bagarre avec Imerys. Lui et nous avons tout le temps été très proches. Nous avons réussi à le distancer il y a deux jours, mais ce matin, on l'a vu pas très loin derrière nous. Dans les derniers milles, nous avons donc un peu serré les fesses, comme vous dites en français. Cela a été aussi le cas, mais pour d'autres raison, au large du cap Finisterre où là, nous nous sommes retrouvés au portant dans une mer démontée. Le bateau enfournait constamment. Le long bord de reaching qui a suivi a été dur, lui aussi. Long et surtout très humide. Nous avons passé une journée complète sous l'eau. Ça a été très éprouvant mais ces mauvais moments sont nécessaires pour apprécier les bons. Au final, nous terminons avec 43 minutes d'avance. C'est bien mais pour nous, c'est un peu comme s'il y avait match nul car c'est assez peu au regard des 1 270 milles qu'il reste à parcourir lors de la deuxième étape.
     
  • Phil Sharp, skipper d'Imerys, 2e :
    Cette première étape a été très fatigante. Le rythme a été très rapide et je pense que je n'ai jamais poussé un Class40 à ce point dans une course. Ces bateaux sont des machines et c'est incroyable la vitesse à laquelle ils vont. Bien que ça ait été difficile, ça a vraiment été très enrichissant. Quand tu arrives d'une course comme celle-ci, dans un endroit comme celui-là, tu réalises que c'est une chance incroyable de vivre ça. La bagarre que nous nous sommes livrés avec Tales II a été fantastique. C'était génial de l'avoir si près de nous car c'est une très bonne référence. Nous avons mené le bateau à ses limites. Idem pour nous. Nous avons pris un bon départ mais Pablo et Gonzalo nous ont doublé sur l'Atlantique avec une belle vitesse. La fin du parcours a été amusante car nous étions à leur poursuite mais il nous a manqué un peu de temps pour vraiment revenir. Reste que l'épreuve se joue en deux manches et sur celle qui vient de s'achever, les écarts sont faibles. Le jeu reste ouvert pour aller chercher la victoire finale. Pour cela, il faudra battre Tales II sur la dernière étape.
     
  • Corentin Douguet, co-skipper d'Iremys, 2e :
    C'était une navigation engagée. On a fait une ou deux petites bêtises et les Espagnols ont su en profiter. Moi, ça faisait longtemps que je n'avais pas fait du bateau avec personne autour. Ça m'a rappelé plein de bons souvenirs mais c'est une autre expérience. En Figaro, l'an passé, lorsque je suis arrivé ici, nous étions 10-12 bateaux à vue. Là, très vite, au niveau du cap Ortegal, la flotte s'est éclatée. Après, on n'a plus vu personne, jusqu'au lever du jour, à Graciosa. Là, on a été content de retrouver Pablo et Gonzalo (Tales II) mais on aurait préféré terminer devant eux. En tous les cas, les Class40 sont de très beaux bateaux. Très rapides aussi. Il y a eu des bords vraiment physiques. C'était chouette. En plus, j'ai réussi à montrer à Phil qu'on pouvait pousser fort sur un bateau et manger correctement en même temps. Il a été plutôt convaincu, donc ça, c'est plutôt une bonne nouvelle ! (Rires) Nous avons fait une belle erreur de placement quand nous sommes sortis du vent fort de Nord et que nous avons commencé à attaquer la dorsale. On a laissé le Sud aux Espagnols. Phil parle bien français et moi pas trop mal anglais, mais dans le speed et avec la fatigue, on a quand même réussi à ne pas se comprendre. Du coup, ils nous sont passés devant et ils ont fait le break. Après, on a eu deux jours et demi pour leur courir après et essayer de combler le trou, mais ils ont été très rapides. Je ne sais d'ailleurs pas encore pourquoi cette nuit nous sommes autant revenus sur eux. Cela étant dit, ça m'arrange de n'avoir que 43 minutes d'écart avec eux à l'arrivée. Vu ce qu'il reste à parcourir, la première place reste complètement jouable. J'espère qu'Adrien (Hardy, qui le remplacera sur la deuxième manche, ndlr) sera meilleur que moi !
     
  • Alexander Krause, skipper de Stella Nova, 3e :
    Ça a été un vrai challenge, lors de la première nuit, de trouver le vent et de partir dans le bon wagon mais nous avons réussi. Nous avons joué aux avant-postes du début à la fin et nous sommes contents de ça. Il y a deux jours et hier, nous étions vraiment très proches de Colombre XL mais à la fin, nous avons réussi à le distancer un peu et à, finalement, nous emparer de la troisième place. C'est super. Nous allons tâcher de faire aussi bien sur la deuxième manche. Celle qui se termine a quand même été assez difficile. Nous avons eu tous les types de conditions, et pendant deux jours, nous avons vraiment eu l'impression d'être dans une machine à laver. Nous avons plutôt bien géré la situation et fait la différence sur nos concurrents les plus proches à ce moment-là. Ça n'a pas été facile mais notre bateau se comporte vraiment bien dans le vent soutenu et c'est un point important pour la suite.
     
  • Antoine Carpentier, co-skipper de Stella Nova, 3e :
    On est plutôt content de cette première étape surtout qu'Alexander et moi, nous n'avions jamais navigué ensemble avant ça. En ce qui me concerne, en plus, je ne n'étais même jamais monté sur ce bateau-là. On a raté un peu le coche au début, dans le golfe de Gascogne. Après, on a couru derrière les premiers mais on a réussi à contenir nos poursuivants. Colombre XL est un bateau qui marche vraiment très fort lorsqu'il y a moins de dix nœuds de vent. Hier, dans l'anticyclone des Açores, on a ainsi vu les Italiens revenir sur nous mais ensuite, ils ont viré un peu trop tôt, ce qui leur a fait perdre quelques milles alors qu'ils étaient vraiment juste derrière. Après, le vent est rentré de nouveau, de face, ce qui nous a permis de les distancer de nouveau sur la fin. Ils ont toutefois fait une super étape. On s'est régalé, c'était sympa de faire un peu de portant dans de l'air. On est plutôt content d'avoir eu un mix de différentes conditions. C'était vraiment sympa mais à présent, je passe le relai à Burkhard Keese, le propriétaire de Stella Nova, pour la deuxième manche ».

COMMUNIQUE DU 2 JUILLET

Si la paire Aymeric Chappellier - Arthur Le Vaillant (AINA Enfance et Avenir) a pris le meilleur départ, le binôme Cédric de Kervenoael - Robin Marais (Transports Hesnault - Cabinet Z) a, lui, fait forte impression en passant la bouée de dégagement en tête puis en bouclant le petit parcours de dégagement mouillé en baie des Sables d'Olonne (6 milles) toujours dans la même position, après une heure de course. Reste qu'au moment de mettre franchement le cap au large, c'est le tandem Phil Sharp et Corentin Douguet (Imerys) qui s'est installé aux commandes de la flotte, affichant d'emblée son statut de favori, même si le scénario annoncé pour cette première manche risque bien de créer quelques surprises. Cela pourrait d'ailleurs bien commencer dès la nuit prochaine et demain, avec la première difficulté de l'épreuve : une dorsale plantée au beau milieu du golfe de Gascogne !

Ce matin, au moment de quitter le ponton Vendée Globe de Port Olona, si certains affichaient clairement leur impatience d'en découdre, à l'image d'Halvard Mabire et Miranda Merron  (Campagne de France), d'Alexander Krause et Antoine Carpentier (Stella Nova), de Phil Sharp et Corentin Douguet (Imerys), de Catherine Pourre et Benoît Hochard (Eärendil) ou des Espagnols Pablo Santurde del Arco et Gonzalo Botin (Tales II), tous en course pour la victoire ou, a minima, le podium, d'autres, moins expérimentés, ne cachaient pas avoir une petite boule au ventre. « C'est la première fois que je vais faire du grand large. Je ressens un truc un peu particulier. J'ai l'impression de couper un peu le cordon. C'est quelque chose qui n'est pas du tout anodin pour moi mais je suis impatient de découvrir ce qu'est la houle Atlantique », a notamment déclaré Cédric de Kervenoael (Transports Hesnault - Cabinet Z), auteur d'un début de course pour le moins tonitruant. De fait, si le duo Aymeric Chappellier - Arthur Le Vaillant (AINA Enfance et Avenir), positionné en milieu de ligne, a pris le meilleur départ, le skipper Parisien et Robin Marais ont réussi un joli coup en tricotant à terre pour remonter au près jusqu'à la bouée de dégagement qu'ils ont donc enroulé en tête devant deux pointures de la Class40 : Tales II (Pablo Santurde del Arco - Gonzalo Botin) et Stella Nova (Alexander Krause - Antoine Carpentier), respectivement deuxième et troisième à cette première marque de parcours. Autant dire que ceux qui le redoutaient déjà sur le papier pour le classement Vintage ont la confirmation qu'il s'agit là d'un client sérieux pour la victoire chez les bateaux « première génération » ...et peut-être pas seulement puisque deux heures après le coup d'envoi, ce dernier jouait toujours aux avant-postes, au coude à coude avec Oman Sail de Sidney Gavignet et Fahad Al Hasni.

Une première étape très tactique
Reste que tout reste à faire sur cette première étape des Sables - Horta qui s'annonce très tactique, ainsi que l'ont confirmé tous les marins, peu avant leur départ des Sables d'Olonne. « Elle ne sera assurément pas aussi simple qu'il y paraît », a justement rappelé François Lassort, skipper de Montres Michel Herbelin. Dans un premier temps, lui et les autres vont devoir négocier au mieux le passage d'une dorsale dans le golfe de Gascogne. « Le vent devrait, en effet, commencer à mollir en milieu de nuit. Les premiers devraient être tirés d'affaire demain à la mi-journée », a expliqué Denis Hugues, le Directeur de course. C'est, de fait, ce à quoi se préparent les concurrents. « Nous allons avoir quelques heures un peu délicates, avec très peu de vent, voire pas du tout. On verra qui sort en premier de la dorsale et touche le nouveau vent avant les autres. En attendant, il va falloir être patient, c'est sûr », a indiqué Gonzalo Botin qui, en réalité, redoute surtout le passage du cap Finisterre, mardi. Et pour cause, outre le fait qu'il va sans doute falloir y affronter des conditions un peu sportives (jusqu'à 35-40 nœuds), il va surtout falloir y faire le bon choix de trajectoire pour rejoindre Horta. Deux options : contourner l'anticyclone des Açores soit par le Sud et rallonger la route avec un peu plus de pression, soit par le Nord avec une trajectoire plus directe, mais avec le risque de tomber dans la molle à proximité du centre de la zone fermée de hautes pressions. « Pour l'heure, la météo n'est pas très stable. Le déplacement de l'anticyclone reste très incertain. C'est difficile de prévoir les choses et de faire des plans sur la comète », a commenté, pour sa part, Phil Sharp (Imerys) qui se réjouit néanmoins du match à venir, tout comme Sidney Gavignet (Oman Sail). « Il va y avoir des choix importants à faire et une multitude de petites choses à jouer jusqu'à l'arrivée. On va bien s'amuser ! », a assuré le skipper. On n'en doute pas !

Ils ont dit :

  • Phil Sharp, skipper d'Imerys : « Cette première étape s'annonce très tactique. Dans un premier temps, l'idée sera d'arriver le plus vite possible au cap Finisterre. Là, nous aurons sans doute beaucoup de vent. Nos priorités seront de naviguer proprement et de réussir à prendre la bonne route pour rejoindre les Açores car il va falloir choisir entre une option Nord et une option Sud. Pour l'heure, la météo n'est pas très stable et c'est difficile de prévoir les choses. Il va falloir être dessus tout le temps. Après The Transat bakerly que j'ai fait l'année dernière, je sais qu'une prévision n'est qu'une prévision, et que les choses peuvent bouger très vite. Corentin et moi espérons faire une bonne première étape pour arriver au Peter Café les premiers ! (Rires) Plus sérieusement, nous partons pour gagner mais la concurrence est coriace, à commencer par les Espagnols de Tales II qui vont aller vite, c'est sûr. Il y a aussi le tout nouveau AINA Enfance et Avenir puis Oman Sail qui vont être intéressants à observer. »
     
  • Gonzalo Botin, co-skipper de Tales II : « Comme à chaque départ de course, on est super content de partir en mer et on a envie d'aller jouer avec les copains. La première nuit va sans doute être un peu délicate. Je pense qu'on n'aura pas trop de vent, voire pas de vent du tout. On verra qui sort en premier de la dorsale et touche le nouveau vent avant les autres. Il va falloir être patient, c'est sûr. Le passage du cap Finisterre sera intéressant également parce qu'il y aura de l'air. A ce moment-là, on risque vraiment de voir des différences entre les bateaux parce qu'il y aura des gens prudents et d'autres qui pousseront plus fort. Selon moi, c'est surtout là que les premiers écarts risquent de se créer au sein de la flotte. Cela étant, je pense qu'entre les premiers ça va rester très serré et qu'il va y avoir du match jusqu'à la fin. Pablo (Santurde) et moi, nous partons avec l'objectif de finir sur le podium, mais aussi et surtout celui de finir la course parce que lors de nos deux précédentes participations, nous avons abandonné pour différentes raisons. »
     
  • Catherine Pourre, skipper de Eärendil : « Globalement, ça s'annonce assez confortable. Nous allons toutefois commencer par traverser une petite dorsale. Le petit temps est une des choses que je crains le plus car il ne permet pas de se reposer. Il faut être dessus tout le temps. C'est aussi dur psychologiquement, surtout quand parfois tu vois des bateaux à 100 mètres de toi qui avancent pour une raison totalement inconnue et que toi, tu es littéralement scotché. L'autre gros sujet de cette première étape sera l'approche du cap Finisterre surtout que la météo est un peu particulière, avec des petites dépressions qui sont en train de se former et qui pourraient bien perturber la fin de parcours. Il faudra donc être bien inspiré ou avoir un gros coup de bol pour attaquer la suite par le bon côté : soit le Nord, soit le Sud. L'arrivée sera, elle aussi un bon dossier, avec, traditionnellement, très peu de vent. Lors de mes deux précédentes participations à la course, je suis passée par le canal Saint-Georges. La première fois, ça m'a bien réussi, la deuxième, nettement moins. Cette première étape va donc être assez tactique et c'est tant mieux ! »
     
  • Sidney Gavignet, skipper d'Oman Sail : « Pour nous qui avons beaucoup de points d'interrogation concernant le bateau techniquement parlant, c'est bien de commencer la course en douceur. Ceci dit, ça va sans doute partir relativement vite puisque les premiers mille vont se faire avec entre 12 et 15 nœuds, au reaching. C'est la nuit prochaine que ça va devenir plus délicat avec un passage de dorsale, et donc du petit temps. Je pense que ce sera un premier point assez crucial de la course, car il y a des bateaux qui vont très fort dans le petit temps et d'autres nettement moins. Ceux qui arriveront à sortir de la dorsale en premiers auront forcément un avantage pour la suite. Après le cap Finisterre, il y aura manifestement une grande phase de reaching. A partir de là, c'est essentiellement la puissance qui va jouer même s'il va y avoir un choix important à faire en termes de tactique. Ça va être assez sympa, avec plein de petites choses à jouer. »
     
  • Jean-Luc Schoch, co-skipper d'Esprit Scout : « Pour les premiers milles, on devrait avoir un peu de vent et surtout, retrouver le soleil. Ça devrait donc bien se passer. On a toutefois un point à surveiller au cap Finisterre où il devrait y avoir pas mal de vent. Après, il faudra faire un peu de nav' pour choisir le bon côté de l'anticyclone pour descendre jusqu'aux Açores. On verra mais je suis sûr que ça va être sympa. Pour moi, cette Les Sables-Horta est une grosse bulle d'oxygène car je fais ça en amateur, sur mes vacances. C'est un gros moment d'évasion. Pour le résultat, nous essayerons évidemment de faire au mieux mais nous ne sommes pas en position de gagner quoi que ce soit. Nous sommes là pour nous faire plaisir avant tout. De plus, en ce qui me concerne, ça va être ma première fois aux Açores. Ça va être la découverte et je suis super content ! »
     
  • François Lassort, skipper de Montres Michel Herbelin : « On est dans les starting-blocks. Tout est prêt. C'est même la première fois que le bateau est prêt 24 heures avant le départ. La bonne chose, c'est qu'on a pu se reposer hier. On aimerait un petit rayon de soleil, mais on va aller le chercher en mer ! (Rires) Nous sommes super contents de ce qui nous attend pour cette première étape, même si elle risque de ne pas être aussi simple qu'il y parait. L'arrivée, notamment, me semble assez compliquée. Bref, on verra, mais le match est ouvert. Avant tout, on veut se faire plaisir. C'est toujours la petite blagounette de dire qu'on veut gagner le classement Vintage, mais c'est sympa. Nous, on ne lâchera rien pour essayer de finir premier bateau « ancienne génération », ça c'est sûr ! »
     
  • Aymeric Chappellier, skipper d'AINA Enfance et Avenir : « Le fait de pouvoir prendre le départ est une vraie libération pour nous. Je pense malgré tout que nous n'allons pas faire la même course que les autres parce que nous allons beaucoup bricoler. La bonne nouvelle c'est que les conditions vont être assez clémentes pour ça au début, avec une petite traversée de dorsale dans la nuit et demain. Ainsi, nous aurons le temps de nous reposer et de nous organiser. L'objectif n'est pas du tout d'aller cherche un résultat sportif sur cette course, mais de prendre un peu le bateau en main, de trouver les bonnes manettes et d'évaluer un peu la concurrence. Nous partons vraiment sans pression. Comme je l'ai dit, la première victoire pour nous, c'est d'être là, seulement quinze jours après la mise à l'eau du bateau. Nous sommes, par ailleurs, fiers de porter les valeurs de l'association AINA Enfance et Avenir, de permettre aux partenaires et à leurs collaborateurs de découvrir le bateau, puis de lancer l'aventure ».
     
  • Antoine Carpentier, co-skipper de Stella Nova : « Nous sommes évidemment contents de partir. On a hâte d'en découdre avec les autres. On est prêt. Le bateau aussi. Il est assez polyvalent, du coup que ce soit mou ou venté, ça devrait bien se passer. Ce que l'on redoute, c'est simplement de finir dans la molle et que les cartes soient rebattues à dix milles de la ligne d'arrivée. On verra bien. Pour l'instant c'est encore loin. On va déjà se concentrer sur le départ, qui devrait être assez mou, et faire en sorte de prendre le bon wagon ».
     
  • Jean Galfione, skipper de Serenis Consulting : « On est prêt et content de partir avec des conditions clémentes qui vont nous éviter de nous retrouver dans le rouge d'entrée de jeu. Jean-Christophe et moi allons pouvoir échanger tranquillement et ainsi aborder sereinement la première difficulté du parcours, en l'occurrence une dorsale plantée au milieu du golfe de Gascogne dans laquelle il faudra éviter de rester englué trop longtemps. Après, il faudra se méfier du passage du cap Finisterre où il devrait y avoir pas mal d'air. A priori, le plus fort n'est pas sur notre route mais si c'est le cas, il faudra être capable de lever le pied. L'avantage, c'est que nous serons alors au portant. Je ne m'inquiète donc pas trop, même si, dans le vent fort et à cette allure, nos concurrents directs marchent très fort. Nous avons un bateau polyvalent et les moyens de jouer. Evidemment, il faudra faire les bons choix tactiques, surtout que deux options très différentes vont s'ouvrir à la sortie du golfe de Gascogne : une au nord et l'autre au sud. Les objectifs ? L'important, ce sera déjà de finir, d'éviter les bêtises et les incidents à bord. Sur un plan plus général, j'espère de prendre du plaisir et là, les conditions devraient le permettre. En termes de résultat, si j'arrive à accrocher une place dans le Top 5, je serais content car tous les très bons bateaux de la Class40 sont présents. Il va falloir être bon ! »
     
  • Cédric de Kervenoael, skipper de Transports Hesnault - Cabinet Z : « On est impatient de partir. A titre personnel, c'est la première fois que je vais faire du grand large, donc je ressens un truc un peu particulier. De fait, c'est assez différent, dans mon esprit en tous les cas, d'aller aux Açores ou d'aller en mer d'Irlande par exemple. Là, j'ai le sentiment de couper un peu le cordon. Comme je ne suis pas un professionnel, je suis assez content de le faire avec Robin (Marais) car cette histoire n'est clairement pas anodine pour moi. J'espère que ça va bien se passer. Il y a logiquement un petit pincement au cœur en quittant le ponton mais j'ai envie de faire cette course. Après avoir passé des années et des années à tourner autour de trois bouées, j'ai envie d'aller voir ce qu'est la houle Atlantique ! »

COMMUNIQUE DU 29 JUIN

Cette fois ça y est, la flotte des 19 Class40 de la 6e édition des Sables-Horta est au complet à Port Olona. L'ensemble des duos profite maintenant des derniers jours avant le coup d'envoi (ce dimanche à 13h02) pour peaufiner les derniers détails, procéder à l'avitaillement des bateaux et aux derniers contrôles de jauges obligatoires. De notre côté, nous vous proposons de faire le tour de l'épreuve en quelques chiffres, afin d'en connaître tous les détails.

2 : Les femmes engagées dans la course

Parmi les 38 marins en lice dans cette 6e édition des Sables-Horta figurent deux femmes : Catherine Pourre et Miranda Merron.
La première affiche déjà deux participations à l'épreuve, l'une en 2013 et l'autre en 2015. Les deux fois, elle a terminé dans le Top 5, s'offrant même une belle 2e place lors de sa première participation, avec Goulven Royer et Bertrand Buisson.
La seconde est également déjà montée sur le podium de la course. C'était en 2013. Elle avait alors terminé 3e aux côtés d'Halvard Mabire, co-skipper avec qui elle revient cette année pour la deuxième fois. Avec, évidemment, l'ambition de faire au moins aussi bien.

4 : le plus grand nombre de participations à l'épreuve détenu par Jean-Christophe Caso

Coach des Japonais Hiroshi Kitada et Shota Shiga et co-skipper de Jean Galfione sur la première étape de la course à bord du HH40 Serenis Consulting, Jean-Christophe Caso est aussi le coureur comptant le plus grand nombre de participations à Les Sables-Horta. Le Rochelais prendra en effet le départ de la course pour la quatrième fois, ce dimanche. Rappelons qu'il avait terminé 2e en 2007 avec Benoît Parnaudeau, qu'il avait couru sur deux bateaux différents lors de l'édition 2009 (avec Jean-Edouard Criquioche à l'aller puis Pierre-Marie Bazin au retour), et qu'il était aussi présent en 2013 avec Rémi Beauvais et Aymeric Chappellier, qu'il retrouvera, cette fois, en face de lui. A noter : l'Espagnol Gonzalo Botin, Catherine Pourre et Halvard Mabire s'alignent, eux, sur l'épreuve pour la troisième fois tandis que 29 des 38 marins en lice y prennent part pour la première fois.

4 : Ceux qui fêteront leur anniversaire pendant la course

Préparez les bougies ! Pas moins de quatre marins fêteront leur anniversaire pendant la course. L'Allemand Alexander Krause (Stella Nova) et la Britannique Miranda Merron (Campagne de France) célèbreront respectivement leurs 36 et 48 ans, ce dimanche, jour de départ de la course. Adrien Hardy, récent deuxième de la Solitaire du Figaro et remplaçant de Corentin Douguet aux côtés de Phil Sharp sur Imerys pour la deuxième manche, aura 33 ans le 16 juillet, veille du coup d'envoi du second round. Enfin, l'Italien Pietro Luciani (Colombre XL) fêtera ses 30 ans le 16 juillet, en mer donc...

4 : les marins déjà montés sur le podium des Sables-Horta

Quatre marins présents cette année ont déjà réussi à se hisser sur le podium des Sables-Horta depuis la création de l'épreuve, il y a 10 ans. Jean-Christophe Caso (Serenis Consulting) a terminé 2e en 2007 avec Benoît Parnaudeau. Idem pour Catherine Pourre (Eärendil) en 2013, avec Goulven Royer et Bertrand Buisson. Miranda Merron et Halvard Mabire se sont octroyé ensemble la 3e place en 2013.

6 : les bateaux jouant le classement « Vintage »

Instauré par la classe en novembre 2011, le classement Vintage distingue les Class40 de performance validée "ancienne génération". Quatre paramètres sont pris en compte : la génération de la carène (architecte et année de mise en chantier), le type de construction (monolithique -composite mousse -type de résine), le poids et la stabilité. Au sein de la flotte de cette 6e édition des Sables-Horta, six bateaux répondent à ces critères : FUJI des Finlandais Ari Kansakoski et Jan Paukkunen, Montres Michel Herbelin de François Lassort et Christophe Souchaud, Palanad II d'Antoine et Olivier Magre, Simple Vé de Bertrand Lemée et Philippe Magliulo, Transports Hesnault - Cabinet Z de Cédric de Kervenoael et Robin Marais puis SPM/Gwada de Stéphane Bry et Rodolphe Sepho.
- « C'est vraiment bien de faire vivre cette catégorie de bateaux « première génération » qui ne peut malheureusement plus vraiment lutter face aux derniers nés de la classe. Cette fois, nous serons six bateaux Vintage, ça promet d'être sympa. Clairement, il va y avoir du match dans le match ! », se réjouit François Lassort aujourd'hui propriétaire de l'Akilaria construit pour Florence Arthaud en 2006.
- « Nous allons nous battre avec deux autres Akilaria, un Pogo 40, mais aussi le CC40 des Finlandais que nous savons solides, puis le LNM40 de Cédric de Kervenoael qui, je l'avoue, m'inquiète un peu », a ajouté le skipper de Montres Michel Herbelin qui a remporté le classement Vintage de la Normandy Channel Race en mai dernier, et qui compte bien faire de même sur cette Les Sables-Horta.
- « Nous avons investi dans des voiles neuves. Quand il y a de la concurrence, il faut réagir ! », s'est amusé le Poitevin.

7 : le nombre de bateaux changeant de co-skipper à Horta

Comme l'autorisent les instructions de course, les skippers ont la possibilité de changer de co-skipper aux Açores. Cette année, pas moins de sept bateaux effectueront l'aller avec un équipage différent de celui du retour. Ainsi, Jean-Philippe Saliou prendre le relai d'Olivier Magre à bord de Palanad II, Rémi Beauvais celui de Robin Marais sur Transports Hesnault - Cabinet Z, Mathieu Tantot celui de Jean-Luc Schoch sur Esprit Scout, Nicolas Troussel celui de Jean-Christophe Caso sur Serenis Consulting, Adrien Hardy celui de Corentin Douguet sur Imerys, Burkhard Keese celui d'Antoine Carpentier et Kazuhiro Nishimura celui de Shota Shiga sur Kiho.

8 : les nations représentées

L'Allemagne, l'Espagne, la Finlande, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie, le Sultanat d'Oman et le Japon sont les nations représentées à l'occasion de cette 6e édition des Sables-Horta. Les tricolores sont logiquement les plus nombreux (30 sur l'ensemble des 45 marins qui participent à l'épreuve). Parmi ces derniers, l'on recense un marin de Saint-Pierre et Miquelon et un autre de Guadeloupe. Tous les deux (Stéphane Bry et Rodolphe Sepho) naviguent d'ailleurs sur le même bateau, SPM - Gwada.

11 : le nombre d'années qui séparent la construction du bateau le plus ancien de flotte et celle du plus récent

Onze années séparent la naissance du premier Class40 engagé dans la course, FUJI, et celle du plus récent, AINA Enfance et Avenir. Le premier, le CC40 des Finlandais Ari Kansakoski et Jan Paukkunen, a été mis à l'eau en 2006 à l'initiative du Britannique Alex Benett en vue de la Transat Jacques Vabre 2007. Le deuxième, le Mach 40.3 d'Aymeric Chappellier et Arthur Le Vaillant est fraîchement sorti du chantier JPS de la Trinité-sur-Mer et a tiré ses premiers bords il y a à peine dix jours. L'équipage, comme ses concurrents et les spectateurs sont impatients de découvrir ce qu'il a sous le capot, même s'il reste encore « une montagne » de choses à tester et valider à bord, ainsi que le rappelle très justement Arthur.

37 : le nombre d'années qui séparent le skipper le plus jeune du plus âgé

Agé de 26 ans, le Japonais Shota Shiga est le plus jeune marin de la flotte de cette Les Sables-Horta 2017. Il a ainsi 37 ans de moins que le doyen, Japonais lui aussi, Kazuhiro Nishimura. Ce dernier le remplacera à bord de KIHO lors de la deuxième étape, et fêtera ses 63 ans le 26 juillet prochain, quatre jours après la remise des prix officielle de la course. A noter : l'âge moyen du plateau est de 47 ans, soit deux ans de moins que la moyenne des adhérents de la Class40 en 2016 (49 ans).

40 : en pieds, la taille des bateaux

Le Class40 est un voilier monocoque hauturier à vocation course et croisière dont la longueur est 40 pieds (12,18 m). L'objectif de la classe est de réunir autour d'un programme de courses côtières et hauturières des coureurs amateurs expérimentés au même titre que des skippers professionnels dans un esprit commun de convivialité et de partage d'expérience. Son attractivité est d'ailleurs en partie due à la simplicité et la rigueur de sa jauge, permettant de fonctionner avec des budgets raisonnables. Ce n'est donc pas un hasard si sur cette 6e édition des Sables-Horta l'on retrouve douze skippers professionnels et trente-trois amateurs parmi lesquels des architectes, des ingénieurs, des gérants de société, un avocat, un journaliste, un expert-comptable ou encore un stomatologue.

2 540 milles : les milles que devront parcourir les bateaux pendant la course

1 270 milles à l'aller et la même chose au retour : voilà donc la distance théorique que les 19 duos engagés dans la course devront avaler entre le 2 et le 22 juillet, soit presque l'équivalent d'une transatlantique. Pour mémoire, une Route du Rhum représente 3 510 milles. « Le tracé des Sables-Horta est extrêmement varié en termes de stratégie, presque plus qu'une transat où l'on va rapidement profiter des alizés », indique Adrien Hardy, co-skipper de Phil Sharp sur Imerys.

COMMUNIQUE DU 5 JUIN

Dans un mois, la 6e édition des Sables-Horta, course réservée aux Class40, en double et sans assistance, s'élancera au large des Sables d'Olonne. A ce jour, pas moins de 18 duos ont confirmé leur participation. Une épreuve exigeante dont le parcours - 2 540 milles en deux étapes, sous forme d'aller-retour entre Horta, sur l'île de Faial, aux Açores, puis les Sables d'Olonne, en Vendée - réuni tous les ingrédients permettant de pimenter le jeu un maximum, avec une multitude de choix stratégiques et autant des routes possibles. A la clé, la promesse de belles bagarres et du spectacle !

"Les Sables-Horta est une épreuve qui reflète parfaitement l'esprit de la Class40 puisqu'elle offre, à la fois, un vrai aspect sportif avec un parcours océanique, techniquement très intéressant, puis un côté aventure, voyage et découverte, plutôt sympathique également" commente Halvard Mabire, le Président de la classe qui s'alignera au départ de la course pour la troisième fois cette année, après ses participations en 2009, en double avec Christophe Coatnoan (la première étape seulement), puis en 2013, en tandem avec Miranda Merron. "Miranda et moi avions manqué la dernière édition car nous étions en train de construire le bateau. Nous sommes vraiment très contents de pouvoir revenir cette année. La course est, aujourd'hui, bien ancrée dans le calendrier de la Class40. Cette saison, elle va permettre à nombre d'entre nous de préparer idéalement la Transat Jaques Vabre, au-delà du fait qu'elle a son intérêt propre", note le skipper de Campagne de France. De fait, Les Sables-Horta possède de nombreux atouts. A commencer par son tracé, comme l'a indiqué le Cherbourgeois, 3e lors de sa dernière participation.

Tactique, stratégique & Cie

"Le parcours est, en effet, très complet dans la mesure où il peut offrir tous les types de temps, et notamment des phases de transitions parfois très complexes à gérer en cette période estivale", confirme Denis Hugues, le Directeur de la Course. "La première étape peut s'avérer très tactique, avec des passages successifs de fronts en cas de dépression, ou des vents de secteurs nord-est générés par l'anticyclone des Açores, qui permettent aux bateaux de filer au portant pour sortir du golfe de Gascogne, ce qui ne les met toutefois pas à l'abri de se retrouver, ensuite, piégés dans les calmes Açoriens. Sur la section retour, si l'anticyclone est bien calé sur la France, alors les duos n'ont pas d'autres choix que de faire le tour de la "paroisse", comme cela avait été le cas lors de la dernière édition, il y a deux ans. On se souvient que certains concurrents avaient alors dû remonter jusqu'à 30 milles du phare du Fastnet, dans le sud-ouest de l'Irlande, ce qui n'est pas anodin. Il est aussi possible que les duos fassent route directe et que ça aille très vite. Une année, les duos avaient expédié le retour en seulement cinq jours. La météo n'est pas une science exacte et c'est justement ce qui fait que la beauté et l'attrait de notre sport", a ajouté Denis.

Un tracé technique, un plateau relevé

Les navigateurs ne diront pas le contraire. "Le tracé des Sables-Horta est extrêmement varié en termes de stratégie, presque plus qu'une transat où l'on va rapidement profiter des alizés", analyse Adrien Hardy, qui se prépare actuellement à prendre le départ de la Solitaire du Figaro, et que l'on retrouvera aux côtés du Britannique Phil Sharp, l'un des grands favoris de la course, lors de la deuxième étape de l'épreuve. "Je suis ravi qu'il m'ait proposé de courir avec lui et content de retourner aux Açores. J'y ai fait escale deux fois, en Mini 6.50 d'abord puis en Figaro ensuite, et les deux fois, avec une victoire à la clé. Forcément, j'y ai de très bons souvenirs", souligne Adrien qui retrouvera donc son ancien équipier de la Transat Québec-Saint-Malo pour l'occasion, avec des ambitions de victoires, même si la concurrence promet d'être épicée. "Le plateau s'annonce sympa, avec la présence de pointures de la classe, mais aussi de nouveaux coureurs", note Denis Hugues. "C'est satisfaisant, surtout après une dernière édition un peu délicate, en 2015, après un changement d'organisateurs", ajoute le Directeur de course, logiquement ravi de recevoir une flotte conséquente au sein de laquelle pas moins de huit nations, en l'occurrence l'Allemagne, l'Espagne, la France, la Finlande, la Grande-Bretagne, l'Italie, le Japon et le Sultanat d'Oman, sont représentées. "Le plateau, à l'image de la Class40, s'internationalise, ce qui est une très bonne chose. Des très gros clients seront également présents et cela laisse augurer, une nouvelle fois, de très beaux matches et des arrivées très serrées". Voilà qui promet !

Les dates à retenir :

  • 27 juin : arrivées des bateaux à Port Olona
  • 2 juillet : départ de la première étape
  • 14 juillet : départ de la deuxième étape
  • 22 juillet : remise des prix

Les skippers inscrits (pdf)

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