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Alan Roura, douzième du Vendée Globe !

Le skipper suisse Alan Roura a franchi la ligne d'arrivée aux Sables d'Olonne lundi 20 février 2017 à 9heures 12 minutes et 32 secondes (heure française), il prend la douzième place de ce Vendée Globe, tour du monde qu'il boucle pour la première fois, à l'aube de son 24ème anniversaire.

Son temps de course est de 105 jours 20 heures 10 minutes 32 secondes. Le skipper de La Fabrique a parcouru 28 359 milles sur l'eau, à la vitesse moyenne de 11,16 nœuds.

Après une enfance bercée au clapotis du Léman puis une adolescence traversée sur l'Atlantique et le Pacifique, Alan s'est très tôt lancé le défi d'accomplir ses rêves de course au large. À 13 ans, il choisit d'arrêter sa scolarité pour poursuivre son apprentissage à l'école de la vie et s'acheter son premier bateau. À 20 ans, il participe à sa première course en solitaire, la Mini Transat 2013 (traversée de l'Atlantique en solitaire, à bord d'un voilier de 6.50m). L'année suivante, il récidive au chapitre du solo sur le parcours légendaire de la Route du Rhum. En 2015, il part en double sur la Transat Jacques Vabre. Trois chemins riches d'enseignements qui le mèneront au départ du 8ème Vendée Globe, où la valeur n'a jamais attendu le nombre d'années. Alan Roura, qui fête son prochain anniversaire le 26 février, est le plus jeune participant dans l'histoire du Vendée Globe. Son bateau, Superbigou a été imaginé et construit par son compatriote Bernard Stamm en 1997, lequel a signé deux victoires dans le tour du monde en solitaire avec escales.

Après les fortes émotions du départ, Alan Roura est entré dans la compétition au sein de l'arrière-garde de la flotte. Lors de la descente de l'Atlantique, malgré les moments stressants à cause des nombreux cargos, le marin suisse a choisi une option payante à l'ouest des Canaries.  Cavalant au portant  à une moyenne de 16 nœuds,  il s'offre le plaisir de doubler Rich Wilson ( Great American IV), Kojiro Shiraishi ( Spirit of Yukoh ) et Romain Attanasio (Famille Mary - Étamine du Lys) lors du passage du cap Vert. Au passage du Pot au noir La Fabrique subit une avarie de l'antenne Fleet et, durant plusieurs jours, il ne dispose alors plus de tous les fichiers météo. Il doit se rapprocher des côtes brésiliennes, afin de télécharger les indispensables logiciels nécessaires à la réparation du système. Un détour qui lui vaudra une importante perte de terrain sur ses concurrents. 

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Découverte du grand Sud

Alan Roura découvre les conditions musclées des mers du sud, avec des vents atteignant les 50 nœuds et une houle imposante, lorsqu'il doit faire face à un problème concernant la fixation de son safran tribord. Après une nouvelle séance de réparation, le jeune homme accélère pour revenir dans le peloton. Le 20 décembre, le skipper de La Fabrique en termine avec l'océan Indien et lorsqu'il franchit la longitude du cap Leeuwin à Noël, il entre dans le Pacifique en douzième position. Alors qu'il navigue dans un petit groupe de cinq bateaux, le 2 janvier le marin informe son équipe qu'il a heurté un OFNI et que son safran tribord est cassé. L'incident a provoqué une voie d'eau à l'arrière du bateau qu'il faut colmater avant de changer le safran. Arnaud Boissières (La Mie Câline) et Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) s'échappent devant le jeune suisse ralenti par son avarie.  Le marin ayant également perdu son rasoir dans la bagarre, on le découvre sur les images avec une barbe qui s'allonge au fil des milles !  Alan double le cap Horn le 16 janvier, après 71 jours de course.

Les dernières épreuves

Le 29 janvier lors d'une manœuvre sur La Fabrique, un winch s'est détaché de sa base, nécessitant encore une grosse session de bricolage. A l'équateur au 3 février, après 89 jours de course, Alan Roura rentre dans l'hémisphère nord pour un finish dans l'Atlantique qui met ses nerfs à rude épreuve, car les prévisions évoluant constamment, les choix de route sont difficiles. Il décide de faire un crochet à l'ouest pour contourner les conditions anticycloniques. Les tous derniers jours, Alan Roura est très ralenti dans une zone de hautes pressions. « Se retrouver bloqué, si proche du but, c'est vraiment atroce. Je n'avance pas, j'ai eu jusqu'à 24 cargos autour de moi dans la nuit, ils passent à 200 mètres de moi, c'est horrible !» se désole Alan, peu avant de terminer la boucle. Le skipper de La Fabrique, qui achève son premier Vendée Globe, est déterminé à revenir en 2020 avec un bateau plus performant et tire sa conclusion de cette expérience « Il y a une part de peur mais au moins j'aurais fait un beau Vendée Globe. Je me serais battu du mieux que je pouvais. Je peux rentrer la tête haute. »

Texte issu du site www.vendeeglobe.org

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