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Dépôt du fonds "Odette et Alfred Roux" aux Archives Municipales

Le fonds "Odette et Alfred Roux" a été officiellement déposé en mai 2017 aux Archives municipales des Sables d'Olonne par leur fille, Mme Line Roux-Calviera, présidente de l'association sablaise "Grains de Mémoire". Il rassemble des documents d'archives originaux et de très nombreuses photographies qui témoignent de l'activité de résistant d'Alfred Roux (1908-1943) et de l'action politique d'Odette Roux (1917-2014), institutrice, résistante et maire des Sables d'Olonne de 1945 à 1947.

Parmi les documents confiés aux Archives, le magazine Femmes Françaises du 15 octobre 1945 rappelle son activité de maire.
Et Le Monde Illustré du 11 août 1945, dans un article de trois pages intitulé "La fièvre des sables" témoigne de l'ambiance particulière des "vacances 45".

Dans la première partie de l'article, le journaliste André Renaudin, est léger :

"Mélodies de jeunes filles en fleur, dans une nappe de lumière chaude. La mer est dolente. Quatre lignes sont incurvées sur deux kilomètres d'étendue, dans ce golfe qui sert de port aux humains. Symétriques et parallèles, elles déterminent, dans le faste des couleurs vives, la surface de la mer, la transition du sable, l'artifice de la digue en remblai et le créneau des maisons blanches [...] Les maillots sont autant d'élytres rouges ou noirs, jaunes, verts, bleus. Petites gouttes de chair qui s'agitent autour de l'adorable inutilité des vacances retrouvées [...] Tout est léger sous le soleil. La vêture est de trop et les soucis à proscrire. La plage est animée de gestes instinctifs, accomplis dans une ivresse animale que l'on n'avait pas connue depuis des années."

La deuxième partie de l'article est plus sombre. Interviewée, Mme Roux, la plus jeune des femmes-maires de France, évoque le problème du ravitaillement déficitaire en légumes, la pêche qui ne suffit pas à nourrir la population qui s'accroît (près de 20 000 personnes contre 14 000 avant la guerre), le mécontentement de la population sablaise face au renchérissement des loyers et des produits de première nécessité lié à l'arrivée de riches familles d'estivants. Et même la vingtaine de victimes des mines semées dans les forêts de pins. Et le journaliste de conclure :

"Ainsi, ce tableau riant d'une plage vouée aux plaisirs innocents du sable se présente sous le jour menaçant des restrictions et du danger [...] Près d'un an après la Libération, l'état physique des enfants confinés dans les grandes villes mérite qu'on fasse tout pour l'améliorer. Qu'il y ait des convois et que la justice distributive du soleil ne soit pas gaspillée. La fièvre des sables, sans être de même nature, est aussi lourde que celle des villes. Et la quiétude des soirs de paix n'est pas encore revenue sur la mer calmée."

  • Consultation possible du fonds, avec l'accord préalable de la famille : s'adresser aux Archives municipales au 02 51 23 16 38.

 

DepotOdetteRoux_Femmesfrancaises
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