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La brioche bientôt à l'UNESCO ?

Après la pizza napolitaine, la bière belge et la baguette parisienne, la brioche vendéenne pourrait bien se voir à son tour intégrer l'UNESCO !

brioche

La brioche vendéenne bientôt reconnue au Patrimoine mondial de l’U.N.E.S.C.O ?
Ce serait une excellente nouvelle pour notre économie locale et pour la reconnaissance du savoir-faire de nos artisans boulangers-pâtissiers.

Nous avons déjà la baguette en France, la pizza napolitaine en Italie, le pain d’épice en Croatie du Nord ou bien encore la cuisine traditionnelle mexicaine, alors pourquoi pas notre brioche vendéenne ?

C’est une idée que porte haut et fort l’un de nos artisans boulangers sablais en la personne de Monsieur Allaizeau, propriétaire du Pain d’Auré. 

Soutenu par de nombreux confrères sablais et de tout le département, il porte un projet ambitieux qui va passer par de nombreuses étapes à commencer par un ensemble de procédures auprès de notre Ministère de la Culture. Un long processus au cours duquel volonté et force de conviction ne devront pas faiblir.

Déjà notre brioche vendéenne est un produit protégé par un label qualité surveillé de très près par un organisme de gestion et de défense des produits vendéens : « Vendée Qualité » .

En effet n’est pas brioche vendéenne qui veut !

Pour s’appeler vendéenne, notre brioche est réalisée avec des produits dont les origines sont tracées et reconnues. Le beurre, la farine, les œufs doivent provenir d’un périmètre clairement défini car notre brioche, bien qu’elle se soit répandue partout en France, est précieusement préservée dans sa conception et son tressage si particulier de un brin façon trois brins ou avec 3 brins.

La brioche vendéenne est issue d’un art pâtisser qui veut se préserver des contrefaçons et ainsi conserver son originalité.

C’est une partie de notre identité gastronomique et c’est un savoir-faire en particulier d’artisans qui la portent fièrement.

La brioche vendéenne ce n’est pas que cette tranche savoureuse et moelleuse que vous trempez dans votre café du matin ou tranchez pour le plus grand bonheur des enfants lors du « quatre heures ». Non, la brioche vendéenne c’est aussi une histoire et des traditions qui lui donnent un caractère exceptionnel !

brioche

En amoureux de son art et de son métier, Jean-Noël Pubert, boulanger-pâtisser dans le quartier du Château d’Olonne a accepté de partager avec nous de ces petites anecdotes, de cette histoire aussi, qui donnent à notre brioche vendéenne toute son identité.

La newsletter : Bonjour Monsieur Pubert. La brioche vendéenne, dites-nous en plus sur son passé et ses origines.
Jean-Noël Pubert : Tout d’abord, je dois dire que la brioche vendéenne ne se mangeait qu’à Pâques d’où son premier nom qui était la « Pacaude »

NL : Pourquoi la « Pacaude » et pourquoi uniquement à Pâques ?
JNP : La Vendée a toujours été une terre très croyante et chrétienne. Pendant le Carême, qui est une période de jeûne et d’abstinence avant Pâques, les œufs, le beurre, la farine qui étaient stockés étaient écoulés à Pâques pour faire un gâteau que les vendéens appelaient la Pacaude, le gâteau de Pâques.

NL : Nous supposons que c'était un moment de partage et de retrouvailles. Comment se préparait cette Pacaude ? 
JNP : Bien entendu, les fours électriques et au gaz n’existaient pas, mais dans toutes les fermes il y avait un four en brique, en pierre, et c’est avec la chaleur d’un feu de bois que l’on faisait cuire le pain toute l’année et la Pacaude à Pâques. Mais elle ne cuisait pas n’importe comment, car le papier sulfurisé n’existait pas ! On faisait cuire la Pacaude sur des feuilles de choux pour qu’elle ne colle pas !

NL : Une étonnante anecdote tout de même !
JNP : Oui, c’est vrai ! Mais l’origine de la brioche vendéenne est bien là ! Notez qu'au tout début, la brioche qui s’appelait Pacaude, était consommée uniquement à Pâques et puis avec l’industrialisation, le développement du commerce, elle s’est appréciée toute l’année.

NL : Une autre anecdote ?
JNP : Vous connaissez certainement la tradition de la brioche lors des mariages dans l’ancien temps ? Le jour du mariage, après la cérémonie, le parrain de la mariée offrait la brioche à tout le monde. Alors installée sur une civière de bois, la brioche (qu’on appelait « le gâteau ») était portée de bras en bras. C'est la traditionnelle « danse de la brioche ». Tout le monde pouvait y participer, invité ou non. Cette tradition perdure encore aujourd'hui !

NL : La brioche vendéenne a-t-elle beaucoup changé depuis ses origines ?
JNP : Changé ? Non, sinon très très peu ! Disons qu’avant on y mettait de la gnôle issue des arbres fruitiers de son champ ou de celui du voisin. A présent, on y met des alcools plus fins pour lui donner un léger parfum. Après, c’est la façon de faire qui varie selon les artisans car chacun a son petit coup de main personnel.

 

Comme vous le voyez, notre brioche vendéenne c’est plus qu’un gâteau, c’est une histoire, des traditions, un art de vivre, etc. Bref, tout pour être reconnue au patrimoine mondial de l’U.N.E.S.C.O. !

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