EN 1
CLIC

Baseline -interne

Site officiel de la Commune nouvelle des Sables d'Olonne

remblai-(40)ThibaultJandot

Naissance de l'association "Carbone bleu des marais"

L’agglo des Sables d’Olonne est heureuse de contribuer à la naissance de l’association "Carbone bleu des marais". Nos marais littoraux sont d’extraordinaires puits à carbone, qui piègent 5 à 10 fois plus de carbone que la forêt !

Alors que l’effet Carbone Bleu est encore peu maitrisé, la Vendée qui dispose de surfaces de marais très importantes, humides, mouillés, salés ou doux constitue un territoire privilégié pour l’étude du Carbone Bleu et pour le renforcement de son rôle dans la protection de la planète et du climat.

L’association Carbone bleu des marais, réunissant collectivités, associations, entreprises et particuliers a pour objectifs :

  • d'acquérir une expertise sur le carbone bleu notamment dans les marais, et de comprendre les facteurs permettant à ceux-ci de préserver et développer leur fonction puits de carbone,
  • de communiquer sur le carbone bleu auprès des pouvoirs publics, des collectivités, des propriétaires fonciers concernés et d’une façon générale auprès du grand public,
  • d'inciter tous les acteurs à oeuvrer pour la préservation et le développement du pouvoir de captation et de séquestration de carbone des zones concernées, notamment sur le territoire vendéen,
  • de contribuer à faire des zones maritimes concernées des moyens d’attractivité du territoire,
  • de constituer un lieu de rencontres et d’échanges entre tous les acteurs concernés.

" L'Agglomération des Sables d’Olonne est fière et heureuse de voir naître en Vendée littorale l'association "Carbone Bleu des Marais". L'étude du Carbone bleu est prometteuse et peut nous ouvrir un océan d'opportunités, avec à la clef des découvertes majeures pour la préservation de l’environnement.
La mer et notre littoral sont l'avenir de notre pays. "

précise Yannick Moreau, maire des Sables d’Olonne et président de l’Agglomération.

Parmi les membres fondateurs :

  • Conseil Départemental de la Vendée
  • Les Sables d’Olonne Agglomération
  • Communauté de Communes Vendee Grand Littoral
  • Communauté de Communes Pays de Saint Gilles Croix de Vie
  • Société Les Salines (Groupe TESSON)
  • Association des propriétaires de marais
  • SCI Marais du Veillon
  • Association des Marais de la Guittiere

CARBONE BLEU_2

Anne Aubin-Sicard, vice-présidente du Département ; François Blanchet, maire de Saint-Gilles-Croix-de-Vie ; Jean-Eudes Tesson, initiateur du projet ; et Yannick Moreau, maire des Sables d'Olonne, s'associent au lancement de l'association qui rayonnera sur toute la Vendée littorale et au-delà.

Qu’est ce que le Carbone Bleu ?

Le principe du Blue Carbon consiste à utiliser les capacités à stocker le gaz carbonique de certains végétaux marins pour défalquer le CO2 ainsi capté du bilan carbone national et à séquestrer ce carbone dans le sous-sol.

De nombreux écosystèmes océaniques ou littoraux font figure de candidats potentiels à l’aspiration du carbone : les mangroves, les marais salés, les herbiers et potentiellement les macro-algues, par la croissance des plantes, l'accumulation et l'enfouissement de matière organique dans le sol. Ces territoires ont l’avantage d’être proches du littoral et leur appétit pour les molécules de CO2 semble insatiable.

En effet, ces territoires sont des puits de carbone très efficaces en séquestrant le carbone dans leurs sédiments sous-jacents, dans la biomasse souterraine et dans la biomasse morte. Ils pourraient stocker le quart des émissions carbonées anthropiques, près de 10 milliards de tonnes de CO2 par an dans le monde.

Le carbone bleu peut être séquestré pendant des millions d'années dans les sédiments végétaux sous-jacents issus des feuilles, des tiges, des branches ou des racines. Les estimations de la capacité d'enfouissement du carbone bleu à long terme sont encore incertaines, mais il est avéré que les écosystèmes côtiers végétalisés, bien qu’ils couvrent moins de surface et aient moins de biomasse aérienne que les plantes terrestres, peuvent avoir un impact sur la séquestration à long terme du carbone, en particulier dans les puits de sédiments. L'une des principales préoccupations est que ces importants écosystèmes marins disparaissent plus vite que tout autre écosystème de la planète. Les estimations actuelles suggèrent une perte de 2 à 7% par an, ce qui est non seulement une perte de séquestration de carbone, mais également une perte d'habitat qui est importante pour la gestion du climat, de la protection des côtes et de la santé.

Chaque année, 1,9% des mangroves disparaissent, ce qui contribue au relâchement de 240 millions de tonnes de CO2 dans l’atmosphère.

Les marais vendéens, un trésor de carbone bleu

Les marais, écosystèmes intertidaux dominés par la végétation herbacée qui sont très présents en Vendée, qu’ils soient doux ou salés constituent des candidats privilégiés pour le carbone bleu. Leur productivité est élevée, avec une grande partie de la production primaire de biomasse souterraine. Cette biomasse souterraine peut former des dépôts jusqu'à 8 m de profondeur. Les marais offrent un habitat précieux aux plantes, aux oiseaux et aux alevins, protègent l'habitat côtier des ondes de tempête et des inondations et peuvent réduire la charge en nutriments dans les eaux côtières. À l'instar des mangroves et des herbiers marins, les marais constituent également d'importants puits de carbone. Les marais séquestrent le carbone dans la biomasse souterraine en raison des taux élevés de sédimentation organique et de décomposition anaérobie. Les marais salants couvrent environ 22 000 à 400 000 km 2 dans le monde, avec un taux d'enfouissement du carbone estimé à 210 g de carbone par m 2 et par an. Les marais maritimes ont été gérés par les humains pendant des siècles, pour le pâturage, la fenaison, l'agriculture, le développement et les ports, les bassins d'évaporation pour la production de sel, l'aquaculture, la lutte contre les insectes, l'énergie marémotrice et la protection contre les inondations. Les marais sont également sensibles à la pollution par le pétrole, les produits chimiques industriels et, le plus souvent, à l'eutrophisation. Les espèces introduites, l'élévation du niveau de la mer, les barrages et la diminution de la sédimentation sont des changements à long terme qui affectent l'habitat des marais et, à leur tour, peuvent affecter leur potentiel de séquestration du carbone.

  • Partager cet article