EN 1
CLIC

Météo - Marée

Nuageux
15°C
Coef

Baseline -interne

Site officiel de la ville des Sables d'Olonne

Transgascogne

Basée à Port Bourgenay depuis sa création en 1988, la Transgascogne s'installe cette année à Port Olona. Plus de 70 bateaux Mini 6.50, proto et série, en solo ou en double, sont attendus à partir du 25 juillet pour la dernière épreuve de la saison avant la grande traversée entre La Rochelle et la Martinique le 1er octobre.

Après un prologue en baie des Sables d'Olonne le samedi 29 juillet, la flotte des Mini s'élancera le lendemain vers Avilès, sur la côte nord espagnole, via Belle-Ile à laisser à bâbord.

Une première étape de 345 milles parcourue en moyenne en 72h, où les écarts sont parfois importants. Le samedi 5 août sera le départ de la route du retour vers Les Sables d'Olonne. Selon les conditions météo, cette 2e étape s'apparente à un véritable sprint, les premiers concurrents étant attendus à peine plus de 24 heures après le départ. La remise des prix, le mercredi 9 août, viendra clore cette belle course ainsi que la saison des organisateurs Les Sables d'Olonne Vendée Course au Large.

LE PROGRAMME :

  • Mardi 25 juillet : présence de tous les bateaux au ponton Vendée Globe
  • Samedi 29 juillet : 11h - Prologue - 19h - Remise des prix à Port Olona
  • Dimanche 30 juillet : 12h02 - Départ pour l'étape 1 vers Avilès en Espagne
  • Jeudi 3 août : Remise des prix à Avilés
  • Samedi 5 août : 12h02 - Départ pour l'étape 2 vers Les Sables d'Olonne
  • Mercredi 9 août : 19h - Remise des prix à Port Olona
Transgascogne_reduit

COMMUNIQUE DU 5 AOUT

Transgascogne 6.50 - Une deuxième étape tout au près (ou presque)

Ce samedi, à 13h50, le coup d'envoi de la deuxième étape de la 16e édition de la Transgascogne a été donné au large de la grande plage de Salinas (entre le phare d'Avilés et la pointe d'Arnao), dans un flux de Nord Nord-Ouest soufflant entre 8 et 10 nœuds. Dans ces conditions, les plus prompts à s'élancer ont été Clément Machetel et Jay Thompson (850 April Marine - Proto Double). A présent, reste à voir qui va tirer le mieux son épingle du jeu sur les 247 milles du parcours entre les Asturies et la Vendée. Une chose est sûre, ça s'annonce tactique. Et pour cause, les 53 Mini en lice vont devoir rejoindre les Sables d'Olonne au louvoyage quasiment du début à la fin. Il va donc falloir être concentré sur les réglages, beaucoup barrer mais aussi et surtout, bien choisir son camp. Au choix : deux options, une à l'Est et l'autre au Nord.

Après trois jours de repos bien mérités à l'issue d'une première étape rude pour les nerfs qui s'est jouée, pour l'essentiel, dans les petits airs, les 53 Ministes de la Transgascogne sont désormais repartis pour un tour. Ce samedi après-midi, après avoir légèrement patienté le temps que le vent s'établisse, ils ont, en effet, pris le départ de la deuxième manche. Une étape de 247 milles entre Avilés et les Sables d'Olonne qui s'annonce pour le moins tactique puisqu'elle est prévue de se faire au près quasiment du début à la fin, avec seulement un bout de reaching sur les derniers milles. Dans ce contexte, logiquement, il va y avoir différentes options à choisir, ainsi que le confirme Denis Hugues, le Directeur de course : « Pour éviter la dorsale, il va falloir décider de partir à l'Est ou au Nord. Les meilleurs vont sans doute privilégier la première possibilité pour essayer de faire la cuillère, un peu comme lors de la première étape, mais, cette fois, au près. Les concurrents les moins rapides, eux, auront plus intérêt à partir au Nord rapidement car s'ils tentent de jouer plus au Sud, ils ont potentiellement le risque de se faire enfermer au fond du golfe de Gascogne avec plus de vent du tout, et donc de prendre un paquet d'heures dans la vue », a commenté Denis qui voit une séparation de trafic assez rapide, en l'occurrence dès le passage du cap de Penas situé à une petite dizaine de milles dans l'Est d'Avilés.

Nord ou Est ?

Reste que ceux qui feront le pari de partir au Nord auront un choix difficile à assumer dans un premier temps car si l'on en croit les routages, ce n'est clairement pas la trajectoire gagnante. « C'est un compromis mais reste à savoir ce qui est préférable sachant que la Transgascogne est une course au temps », a concédé le Directeur de course qui estime des écarts potentiellement importants à l'arrivée. « Le près, ça crée toujours des différences », a-t-il assuré. De fait, à cette allure, il faut non seulement choisir la bonne option, mais aussi jouer au mieux toutes les petites bascules de vent et les petits décalages. « Il va falloir être à fond dessus », ont résumé à peu près tous les marins, ce matin, peu avant de quitter la marina d'Avilés. C'est acté, cette deuxième étape ne sera pas de tout repos car il va falloir être pleinement concentré sur les réglages, placer les virements de bord aux bons moments, matosser et beaucoup barrer. « Ça va être intéressant », a commenté Erwan Le Draoulec (895 - Emile Henry), qui, bien que barbouillé depuis hier, est aujourd'hui clairement parti à la chasse de Clarisse Crémer (902 - TBS) qui lui a ravi la première place chez les bateaux de Série dans les dix derniers milles de la première étape.

Des podiums très disputés

Même chose pour Germain Kerveleo (913 - Astrolabe Expéditions), Tom Dolan (910 - Still seeking a sponsor), Pierre Chedeville (887 - Blue Orange Games - Fair Retail) ou encore Charly Fernbach (869 - Mahi Mahi), tous arrivés en moins de deux minutes à la fin du premier round, mais bien décidés à se hisser sur le podium. Pareil ou presque du côté des Proto, avec un match très attendu entre Kéni Piperol (788 - Région Guadeloupe) et Jonathan Chodkiewiez (335 - Tasty Granny) que moins de trois minutes séparent, pour l'heure, au général.  « Ça va batailler dur surtout que nos deux bateaux sont tous les deux plutôt à l'aise au près », a annoncé le skipper Antillais. Eux aussi ont une machine performante au louvoyage : Clément Machetel et Jay Thomson (850 April Marine - Proto Double). Auteurs du meilleur départ, ce samedi, les deux hommes ont assurément de quoi aller titiller l'intouchable Ian Lipinski (865 - Griffon.fr), vainqueur, comme eux, de la première étape, mais en Proto Solo. Bref, on l'a compris, il va se passer des choses et il y a fort à parier que le classement évolue largement à l'issue de ce match retour.

Ils ont dit :

Chris Lükermann, skipper d'Orafol (921 - Série Double) :
« Cette étape va se faire au près. Ce ne sera pas forcément rigolo, mais ça va être pareil pour tout le monde. Nous, on a 2h47 d'avance sur notre poursuivant le plus proche, c'est pas mal mais à la fois, il suffit qu'on parte du mauvais côté pour tout perdre. Il va donc falloir qu'on fasse attention. Lors de la première nuit de la première étape, le 899 nous a doublé au près. Si on veut le laisser derrière sur cette deuxième manche, il va falloir qu'on navigue vraiment bien. On n'a pas beaucoup d'expérience sur le bateau. On a moins de recul que les autres et on tâtonne encore pas mal sur les réglages. On veut à tout prix rester dans un groupe et ne pas être tout seul afin d'avoir des repères. Sinon, on a un bon rythme de fonctionnement à bord. On fait des quarts de 40 minutes avec des siestes de 20 minutes. Ça a bien marché à l'aller et je pense qu'on va rester là-dessus au retour. »

Martin Callebaut, skipper d'Extasea (721 - Série Solo) :
« Les Mini ne sont pas vraiment faits pour faire du près, mais on va devoir s'y coller. Il va falloir soigner les réglages. Une fois bien équilibré le bateau avance quand même, mais c'est plus technique et moins confortable. L'idée, c'est d'arriver aux Sables sans rien casser. C'est important pour quelqu'un qui va faire la Mini Transat après de ne pas avoir de gros travaux à faire après la course. J'espère évidemment faire le plus vite possible et faire mieux qu'à la première étape. Ça ne va pas être simple car il va falloir jouer avec une dorsale et on ne sait pas encore trop bien comment elle va évoluer. Si on est trop haut, on risque de se faire empétoler. Le truc sera de réussir à rester sur le bord. En fait, ce sera exactement le même problème qu'à l'aller, mais dans l'autre sens. »

Emmanuel Chauvet, co-skipper d'Ipar Ego (739 - Série Double) :
« Je pars serein et reposé, ce qui est déjà bien. Côté météo, je pars un peu indécis, mais on va affiner ça ce matin avec les derniers routages car, pour le moment, je n'ai pas encore trop regardé ce qui allait se passer. Ce que je sais, c'est que les copains de devant ne sont pas si loin que ça. On va donc bien s'appliquer à aller les chercher. On va y a aller comme ça et puis on verra bien. Moi, je me prépare pour un projet Mini Transat en 2019. Là, je navigue en double avec Arnaud (Etchandy) qui, lui, prépare celle qui arrive. C'est donc du tout bénef' pour moi ! »

Ambrogio Beccaria, skipper d'Alla Grande Ambeco (539 - Série Solo) :
« J'ai 30 minutes d'avance sur Estelle (Greck). Le départ va être un peu compliqué, avec de la pétole. Il va donc falloir que je ne la lâche pas trop et que je joue un peu le jeu du marquage pour ne pas la laisser prendre une route trop différente de la mienne. Depuis le début de la saison, j'ai terminé premier bateau pointu à toutes les courses. C'est un classement non-officiel qui me plait bien mais je serais content aussi si j'arrive à tenir la 7e place au classement général des Série sur cette Transgascogne. Ce sera un peu compliqué, surtout au près dans 15 nœuds de vent car ce ne sont pas les conditions idéales pour mon bateau, mais si j'y arrive, ce sera mon meilleur résultat de l'année alors forcément, ça me motive. »

Jonathan Chodkiewiez, skipper de Tasty Granny (335 - Proto Solo) :
« Je pars plutôt serein et confiant. La météo, ça va être du près, ça on le sait. Après, avec Kéni (Piperol), on a des bateaux qui marchent bien à cette allure. Le truc positif, c'est qu'il va y avoir des trucs à faire, maintenant, on ne sait pas trop quand, ni où. On va voir. Il n'y a pas de pression, c'est cool. Le but du jeu, c'est de se faire plaisir, reste que si je peux terminer devant Kéni c'est bien parce que ça peut me permettre de faire un podium. »

Pierre Chedeville, skipper de Blue Orange Games - Fair Retail (887 - Série Solo) :
« Normalement, sur cette deuxième étape, on ne va faire que du près. Ça va donc se jouer sur le positionnement sur le terrain de jeu, on va dire. Il y aura quand même des trucs à faire. Apparemment, ça a l'air assez compliqué. Du coup, c'est cool, ça va être marrant. Il va falloir être dessus à fond. La bonne nouvelle, c'est, qu'a priori, il devrait y avoir un peu plus de vent que prévu, en tous les cas par rapport à hier. L'idée, c'est d'arriver en tête chez les Série. Après, on verra bien si j'arrive à combler mon retard ou non sur les deux premiers. S'il y en a qui partent à droite et d'autres à gauche, ça va être intéressant mais j'ai peur que tout le monde se suive et qu'il n'y ait pas beaucoup d'écarts. »

Ian Lipinski, skipper de Griffon.fr (865 - Proto Solo) :
« Ça va être du près. Ce qui est sympa à cette allure, ce que normalement, il n'y a pas d'écarts énormes au sein de la flotte. Dans ces conditions, il y a un bateau qui va être un très bon lièvre pour moi, c'est le 850 (April Marine - Proto Double), car il devrait être excellent. Je vais essayer de le suivre. Sur cette étape, je vais profiter de rester avec les copains. Ça va être intéressant de jouer dans une flotte assez compacte pour être capable de mesurer les pertes et/ou les gains sur des petits bords ou des petits décalages. Stratégiquement, je n'ai aucun intérêt à partir tout seul puisque j'ai trois heures d'avance. »

Kevin Tritschler, skipper de Cubitus (550 - Série Solo) :
« En gros, on va avoir que du près tout le long du parcours. Il va falloir tirer des bords. Ça va donc être assez technique. Des routages font passer un peu plus au Nord et d'autres un peu plus à l'Est. Il va donc falloir prendre une option. L'idée, ça va être surtout de s'amuser et de prendre du plaisir. Après, le classement, on verra bien. Généralement, je finis toujours avec Mathieu (Lambert - 697 Presta Services BAT), donc on va essayer de refaire pareil. A chaque course, on se retrouve ensemble à 50 mille de l'arrivée. Sur la première étape, ça a fini à mon avantage. Ce serait bien que ce soit pareil à l'issue de celle-ci ! »

Tom Dolan, skipper de Still seeking a sponsor (910 - Série Solo) :
« Mon pied, qui s'est infecté en arrivant à Avilés, va aujourd'hui beaucoup mieux. Albert (Lagneaux - 882) m'a donné ce qu'il fallait pour ça. Ça devrait donc aller bien et ne pas être un souci lors de cette deuxième étape, même s'il va falloir que je fasse attention et que je le lave. Pour le reste, on va partir au près. L'avantage, c'est qu'il va y avoir des options et ça, ça me plaît bien. On va pouvoir jouer. Ça a l'air un peu foireux à la fin... on va voir. Je vais me concentrer sur l'étape et pas sur le classement. J'ai une seconde à reprendre à Germain (Kerveleo), qui m'avait grillé sur la ligne lors de la première étape, pour le repasser au général. Ce qui va être important pour moi, c'est d'arriver devant lui cette fois-ci ! (Rires) »

Erwan Le Draoulec, skipper d'Emile Henry (895 - Série Solo) :
« La victoire au général va sans doute être compliquée à aller chercher, mais j'aimerais bien décrocher celle de l'étape. Après, au près, ce n'est pas forcément là que je suis excellent. Je vais essayer de bien naviguer si je suis en forme (Erwan a été malade toute la nuit dernière, ndlr). Il va y avoir des options, mais je pense qu'on va se marquer. Bien sûr, il va y avoir des petits coups à faire mais je pense qu'il y aura des petits écarts. On devrait arriver aux Sables dans du vent au reaching, en plus. On va vraiment arriver tous ensemble, je pense. Je vais tâcher de bien naviguer, essayer de prendre plus de plaisir que sur la première étape et finir plus content. »

Albert Lagneaux, skipper de Plumeke (882 - Série Solo) :
« Lors de la première manche, je suis très mal parti des Sables d'Olonne mais j'ai fait une très belle remontée. J'ai été très content de mon résultat à la fin. Je vais donc voir si je peux maintenir ma place. Je me voyais dans le ventre mou mais là, je suis plutôt à l'avant. L'idée, c'est d'y rester. Du coup, je vais cravacher. L'idée c'est vraiment ça. Il va falloir caler les virements aux bons endroits et avoir les réglages tip-top. Là, évidemment, je ne suis pas le meilleur parce que je n'ai pas le temps de m'entraîner. Je ne joue pas dans la même cour que d'autres mais je vais m'appliquer. Je sais que je vais être tout le temps en train de regarder sur l'AIS les vitesses des bateaux similaires et réfléchir à ce que je peux faire ».

Clarisse Crémer, skipper de TBS (902 - Série Solo) :
« Je vais faire de mon mieux. Pour moi, à la base, sur la Transgascogne, le but était de me sentir bien en mer et de prendre de la confiance pour la Mini Transat. L'idée, aujourd'hui, ça reste ça. Sur la première étape, j'ai terminé première, mais c'était la première fois et je ne suis pas sûre de réussir à refaire aussi bien. Je pars donc sans trop y penser. Je vais essayer de faire comme si on repartait à zéro. Là, vu le scénario météo, ça va peut-être partir un peu dans tous les sens donc ce sera impossible de marquer tout le monde de toutes les façons. Je vais me concentrer pour faire avancer mon bateau au mieux et faire ma propre stratégie. »

COMMUNIQUE DU 1er AOUT

Transgascogne 6.50 - Une première étape à rebondissements

L'atterrissage sur les côtes espagnoles est souvent délicat car régulièrement marqué par l'absence de vent. Cela s'est vérifié ce mardi, lors des premières arrivées de la première étape de la 16e édition de la Transgascogne. Les 25 derniers milles ont, en effet, été particulièrement compliqués pour les Ministes qui ont dû composer avec des petits airs instables, à la fois en force et en direction. Si Ian Lipinski (Griffon.fr) s'est imposé sans souci chez les Proto Solo, grâce à une avance suffisamment conséquente acquise lors des premières 30 heures de course, derrière, les cartes ont été redistribuées dans les dernières longueurs. A la clé, des bouleversements et des surprises. Des contents et des déçus. 

La première étape de la Transgascogne 2017 s'annonçait relativement complexe, avec d'abord une vaste dorsale à négocier dans le golfe de Gascogne, puis un atterrissage dans les petits airs sur les côtes espagnoles à gérer au mieux. La première difficulté n'a finalement pas franchement créé de gros écarts, l'ensemble des bateaux de la flotte ayant opté pour la même trajectoire ou presque, en faisant la cuillère par l'Est. « Malgré tout, il y a eu un peu de jeu à ce stade de la course. Certains ont serré le près et d'autres, comme moi ou comme Erwan Le Draoulec en Série, ont ouvert un peu plus les voiles pour pouvoir faire plutôt du Sud. Au final, ça a payé pour nous parce que lorsque le vent a molli, il a pris de la droite. On a ainsi pu aller se recaler devant les autres en lofant, et donc en ayant plus de vitesse », a résumé Ian Lipinski, le skipper de Griffon.fr qui s'est installé aux commandes de la flotte d'entrée de jeu et qui ne les plus lâchées ensuite.

Une fin de parcours à suspense

« J'ai géré ma course un peu comme sur un gros bateau, c'est-à-dire que j'ai vraiment fait en sorte de tout anticiper au mieux. J'ai ainsi fait très peu de manœuvres, contrairement à d'habitude où je m'énerve et où je les multiplie, ce qui ne sert jamais à rien. Cette fois, j'ai été économe et bien dans les bons timings », a commenté le vainqueur de cette première manche chez les Proto Solo qui a avalé les 245 milles du parcours entre les Sables d'Olonne et Avilés en 1 jour et 23 heures, devançant ainsi le Suisse Simon Koster (888 - Eight Cube Mojo) d'un peu plus de 3 heures. Ce dernier a, pour sa part, longtemps bataillé avec les Pogo 3, leaders chez les bateaux de Série, avant de faire le break dans les derniers milles. Reste qu'il a dû cravacher dur pour distancer Erwan Le Draoulec (895 - Emile Henry) et Clarisse Crémer (902 - TBS). Très accrocheurs, ces deux-là sont se sont retrouvé à la lutte, ce matin. Le match a finalement tourné à l'avantage de la jeune femme alors qu'il avait pourtant été dominé par le Lorientais qui comptait encore 2,2 milles d'avance sur sa concurrente à dix milles de l'arrivée ce mardi. « La fin de course a vraiment été un cauchemar pour moi. Je me suis retrouvé scotché et je me suis fait exploser en une heure de temps. Forcément, j'arrive frustré et hyper déçu », a commenté Erwan qui concède, pour finir, 1 heure et 1 minute à sa rivale.

Des écarts de quelques secondes, voire moins

« Ce ne sera pas si simple à rattraper », a commenté le jeune skipper, conscient, malgré tout, que le jeu reste très ouvert. Et c'est d'autant plus vrai que derrière lui, Germain Kerveleo (913 - Astrolabe Expéditions), Tom Dolan (910 - Still seeking a sponsor), Jonathan Chodkiewiez (335 - Tasty Granny), Pierre Chedeville (887 - Blue Orange Games - Fair Retail) et Charly Fernbach (869 - Mahi-Mahi) sont arrivés en l'espace de trois minutes seulement ! Forcément, dans le tas, il y a les contents, à l'image de Germain qui s'est adjugé la 3e place après avoir réalisé un véritable hold-up dans les derniers milles, mais aussi les déçus, comme Tom qui laisse filer le podium de cette première manche pour une minuscule petite seconde. « Je suis un peu dégouté, je dois bien l'avouer, mais il faut que j'arrive à relativiser car c'est une course au temps. Une seconde, ce n'est rien du tout et tout reste ouvert pour la suite », a commenté le navigateur Irlandais qui va avoir, comme les autres, quelques jours pour récupérer avant de s'aligner au départ de la deuxième étape, samedi prochain.

Déclarations des vainqueurs des quatre catégories (les autres sont à découvrir sur le site de la course, tout comme les classements en cliquant sur le lien suivant : http://transgascogne650.com)

Ian Lipinski, skipper de Griffon.fr, premier Proto Solo à Avilès :
« Sur cette première étape, il y a eu pas mal de jeu au début. Certains ont serré le près et d'autres, comme moi ou comme Erwan Le Droualec en Série, ont ouvert un peu plus les voiles pour pouvoir faire plutôt du Sud. Ça a été bien parce que lorsque le vent a molli, il a pris de la droite et on a pu aller se recaler devant les autres en lofant, et donc en ayant plus de vitesse. Ça a été une bonne chose surtout qu'ensuite, ça a essentiellement été de la vitesse. Je suis content parce que même si les conditions n'ont pas forcément été propices à mon bateau, j'ai quand même été assez rapide. J'ai toutefois vraiment accéléré hier, lorsque le vent est un peu monté. J'ai géré un peu comme sur un gros bateau, c'est-à-dire que j'ai vraiment fait en sorte de tout anticiper au mieux. C'est un peu le luxe que l'on a quand on a un peu d'avance : on peut prendre le temps de faire les choses. Là, j'ai fait très peu de manœuvres, contrairement à d'habitude où je m'énerve et où je les multiplie, ce qui ne sert jamais à rien. Cette fois, j'ai été économe et bien dans les bons timings. Par ailleurs, j'ai pu tester mon nouveau spi dans des bonnes conditions et je suis content de ce que j'ai vu, ce qui est plutôt bien en vue de la Mini Transat. Le bateau est clairement prêt pour faire la traversée. La toute fin de course, dans la pétole, n'a pas été facile. Lorsqu'on est confronté à ça au large, on prend son mal en patience, mais quand la ligne n'est qu'à un demi mille, c'est un peu rageant... Mais bon, c'est le jeu. A l'approche des côtes espagnoles, c'est quelque chose qui arrive assez souvent. »

Clément Machetel, co-skipper de Jay Thompson (850 - April Marine) premier Proto Double à Avilés :
« On a bien rigolé pendant cette première étape. On a essayé de suivre Griffon.fr, difficilement, puis de contenir Simon Koster derrière nous. Plus ça allait, plus il revenait. Il nous a clairement un peu mis la pression dans les derniers milles. Ça a essentiellement été une course de vitesse, mais il y a néanmoins eu pas mal de petites bascules de vent à jouer. C'était cool, on va dire, mais il y a eu des moments où on a eu d'agréables sensations de glisse et ça, c'était vraiment sympa. La fin de course a été un peu dure-dure. On est resté un moment bloqué et on voyait quelques bateaux revenir avec du vent frais par derrière. On commençait à s'inquiéter un peu. Si près de l'arrivée, ça aurait été raide de se faire doubler ! Au final, on est content ! »

Clarisse Crémer, skipper de TBS (902), première Série Solo :
« C'est chouette ! Je suis super contente ! J'ai un peu de mal à réaliser parce que j'ai longtemps été deuxième. J'ai serré les fesses pour essayer de garder cette place mais il se trouve que j'ai réussi à doubler Erwan (Le Draoulec) à la fin. On savait que les derniers milles allaient être catastrophiques. D'ailleurs, ça a vraiment été n'importe quoi. J'ai même fait deux 360° sous spi parce que le vent tournait dans tous les sens. C'est marrant parce que ça a un peu occulté tout ce qu'il y a eu avant. Pendant 48 heures, on a vraiment été à fond. La nuit dernière, j'ai eu un filet dans ma quille et comme je pète facilement des plombs, j'avoue que je suis un peu devenue folle. J'ai eu beaucoup de hauts et de bas. Il faut vraiment que je travaille là-dessus ! (Rires). En tous les cas, je suis contente. J'ai fait à la lettre ce qu'avait dit le coach, en essayant d'aller vite et ça a bien marché, même si j'ai encore du mal à ne pas être influencée par ce que font les autres. J'ai encore des trucs à apprendre ! (Rires) »

Chris Lükermann, co-skipper de Nicolas d'Estais (921 - Orafol), première Série Double :
« On a gagné ? Ah cool ! On ne le savait pas ! On a entendu certains de nos concurrents s'annoncer à la VHF et on a eu peur qu'ils soient devant nous. En ce qui nous concerne, la première nuit a été un peu difficile car nous avons eu un petit trou de vitesse et en plus, nous avons fait une grande cuillère, ce qui nous a rallongé pas mal la route. Heureusement, on a eu un peu de réussite sur la fin. Des gens se sont fait coincer dans la pétole mais pour nous, c'est passé. On est super content de gagner cette première étape. Reste à confirmer dans la deuxième ! »

COMMUNIQUE DU 30 JUILLET

Transgascogne 2017 - Cap sur Avilés !

A 12h20, ce dimanche, la flotte des 53 Mini de la 16e édition de la Transgascogne s'est élancée, en baie des Sables d'Olonne, pour la première des deux étapes de la course. Une première manche finalement réduite de 345 à 245 milles, la Direction de course ayant décidé de supprimer le contournement de Belle-Ile en raison des conditions météo très faibles annoncées dans le golfe de Gascogne, ce début de semaine. Une vaste dorsale va, en effet, se retrouver plantée au beau milieu du parcours. Les concurrents (32 Série Solo, 11 Série Double, 8 Proto Solo et 2 Proto Double) n'auront donc pas d'autres choix que de négocier cette crête de haute pression. Zones de molle, petites (ou grosses) bascules de vent, phases de transition... le menu s'annonce tactique autant que délicat. Dans ce contexte, le jeu est donc grand ouvert et les surprises pas impossibles.

C'est donc à 12h20, avec un léger retard sur l'horaire prévu, que les concurrents de la Transgascogne ont pris le départ de la première étape de la course, un morceau de 345 milles finalement ramené à 245 milles. « Nous avons tranché pour une modification du parcours. Pour une fois, pas à cause du mauvais temps, mais à cause du manque de vent. Comme il existe de vrais écarts de niveaux et de vitesse entre les bateaux, nous avons pris la décision qui semblait la plus raisonnable pour avoir tous les concurrents frais et dispo pour la deuxième étape dont le départ est programmé le 5 août », a expliqué Denis Hugues, le Directeur de course, qui a donc purement et simplement supprimé le contournement de Belle-Ile. « Nous avons étudié l'idée d'envoyer les bateaux autour de l'île d'Yeu, mais ça ne faisait gagner que quatre heures de course, ce qui n'était pas très intéressant. Nous avons donc finalement opté pour la route directe », a détaillé Denis. Reste que qui dit route directe, ne signifie pas pour autant route plus simple. Et pour cause, une vaste dorsale anticyclonique s'étale dans le golfe de Gascogne et remonte doucement. Pas d'autre solution que de la négocier.

Etre dessus et anticiper au mieux

« Le Schéma météo actuel n'est pas franchement classique. Si certains décident de partir à l'Ouest, on risque de les attendre très longtemps ! Là, clairement, il va falloir faire une espèce de grande cuillère par le Sud-Est pour rejoindre Avilés afin d'éviter de tomber dans de la très grosse molle. Malgré tout, c'est clairement une première étape de petit temps qui s'annonce », a commenté Denis Hugues. Dans ce contexte, il va falloir avoir les nerfs solides et se montrer bien inspiré pour négocier les petites cellules anticycloniques qui vont égrainer la route. A la clé, des bascules de vent, des zones de transition... Du jeu, en somme. « Il va falloir être dessus en permanence, avoir l'œil bien ouvert », a indiqué Martin Callebaut (721 Extasea - Série Solo) qui a pris le meilleur départ, ce samedi, en baie des Sables d'Olonne. « Ca va être important de bien anticiper les choses », a souligné, pour sa part, Ian Lipinski, le skipper de Griffon.fr (865) et ultra favori de la course chez les Proto Solo, qui s'est installé aux commandes de la flotte très rapidement après le départ, avec Clarisse Crémer (902 TBS - Série Solo) dans son sillage, pendant que Melchior Treillet (755 Boulegue - Série Solo) revenait franchir la ligne après avoir volé le départ. Les uns et les autres ont ensuite vu leurs trajectoires légèrement diverger, certains tentant un petit recalage dans l'Ouest avant de filer franchement au Sud. Car c'est un fait, il n'y aura pas d'autre choix à faire dans les heures qui viennent.

A l'Est toute !

« Il ne faudra surtout pas faire l'erreur de partir dans l'Ouest, mais rester dans l'Est et faire la cuillère pour rejoindre Avilés », a ajouté le Directeur de course qui voit les choses se compliquer pour les Ministes en fin de nuit prochaine ou demain en début de matinée. « Dans l'immédiat, les concurrents progressent au près, dans 6 à 8 nœuds de vent, mais ils vont ensuite devoir composer avec de tous petits airs. Ça va être intéressant et je pense que pas mal de gens vont apprendre des choses », a ajouté le Directeur de course dont une partie des troupes sur l'eau est en mode « répétition générale » avant la Mini Transat - La Boulangère, et l'autre en mode découverte de la navigation hauturière en solitaire. « Les premiers vont aller assez vite et arriver dès mardi matin, après un peu moins de deux jours de course. Les derniers, arriveront plus ou moins 24 heures après ». A suivre donc.

Ils ont dit :

Erwan Le Draoulec, skipper d'Emile Henry (895 - Série Solo) :
« Le schéma météo de cette première étape n'est pas franchement classique, avec une grosse bulle anticyclonique plantée au beau milieu de la route. On va voir comment ça va se passer, mais il va y avoir du jeu c'est sûr. Il va falloir se creuser les méninges plutôt que se tuer physiquement. Ça va être intéressant et aussi, ça va changer de ce qu'on a eu en début de saison. Dans ce contexte, tous les bateaux ont leurs chances car avoir une machine toute récente ne sera pas un gros avantage. En ce qui me concerne, j'ai hâte d'y aller. L'idée principale, c'est d'engranger de la confiance pour la Mini Transat. Je pense que si je ne performe pas, je ne m'en voudrais pas plus que ça. L'important, ça va être de voir que le bateau va bien. J'ai fait mon chantier d'avant transat juste avant cette Transgascogne donc si je ne casse rien, c'est que tout va bien. »

Frédéric Guérin, skipper de Les-amis.fun (614 - Proto Solo) :
« Je me programme pour la Mini Transat. En ce sens, le parcours de la Transgascogne est super intéressant, surtout pour moi qui apprends toujours le bateau. Il faut savoir que je suis quand même passé du 20e au 21e siècle en l'espace de deux mois ! (Rires) Au-delà du résultat, mon objectif sur cette course, c'est d'affiner le pilote. Des concurrents m'ont passé des feuilles de réglages, donc je vais me concentrer sur ça. »

Thomas Grandin, skipper de 138's Cotentin (138 - Proto Solo) :
« Pour cette première étape, des grosses zones de molles sont annoncées. Ça va être assez technique et compliqué, ce qui promet assez peu de repos. Pour l'instant, mon objectif, c'est de terminer, ce qui sera déjà pas mal. Bien sûr, j'espère aussi réussir à me placer correctement. Je pars sur un vieux Proto, le plus ancien bateau de la flotte. Je vais essayer d'en tirer le meilleur. Le fait que l'on parte dans du petit temps sera plutôt un avantage pour moi car dans ce type de conditions, il y a moins d'écarts entre les nouveaux et les anciens bateaux. Reste qu'à mon sens, la plus grosse difficulté de cette première étape sera la gestion du sommeil. »

Lina Rixgens, skipper Minidoc (732 - Série Double) :
« Aux niveaux météo et stratégie, ça va être compliqué, mais aussi très intéressant. Moi, en tous les cas, ça me donne envie de partir et c'est tant mieux. Cela va, en plus, me permettre de valider toutes les petites choses que j'ai modifié sur mon bateau ces dernières semaines. Ça devrait vraiment être une belle première étape pour rejoindre l'Espagne. Je vais donner le maximum et essayer de faire du mieux possible en termes de résultats. Pour cette course, j'ai choisi de partir en double car cela va vraiment me permettre de me concentrer sur les points que je veux tester avant la Mini Transat. Et puis du solo, je vais justement déjà en faire bien assez cet automne ! (Rires) »

Simon Tranvouez, skipper de Brest Terre d'Aventure (807 - Série Solo) :
« Cette première étape ne s'annonce pas simple car il va y avoir plein d'options différentes. Pour l'heure, je ne sais pas encore trop sur quelle route je vais partir. J'ai commencé le Mini cette saison. Pour moi, l'idée, sur cette course, c'est d'abord de finir la course puis de cumuler des milles pour préparer la Mini Transat 2019. Forcément, comme il s'agit de ma première course en solitaire et que c'est la première fois que je pars sans fichier météo, c'est l'inconnu à plein de niveaux. J'ai un peu peur, compte-tenu des conditions annoncées, de rester scotché dans le golfe, de ne pas réussir à trouver la bonne option, et de laisser filer les autres. J'espère que ce ne sera pas trop la roulette russe mais bon, qui sait, si c'est le cas, j'aurais peut-être la chance du débutant ! (Rires) »

Patrick Jaffré, skipper de Projet Pioneer (814 - Proto Double) :
« Il va y avoir du petit temps. Ça va donc être très tactique et il va falloir tricoter. On va voir ce que ça donne mais ça risque de ne pas être simple. On part cependant plutôt cool. On va essayer de faire au mieux. On espère que ce ne sera pas trop « au petit bonheur la chance » mais vu le scénario, ce ne sera pas forcément ceux qui sont attenus qui gagneront à l'arrivée. Sans doute qu'il y aura des surprises. Nos objectifs ? Finir la course, faire au mieux et engranger des milles pour la qualif' la Mini Transat ».

Laurent Bardinet, skipper de Nano (816 - Série Solo) :
« Ça va être un peu compliqué car ça va être du petit temps. Globalement, ce n'est d'ailleurs pas très clair. Ça va sans doute tourner un peu dans tous les sens. On verra. Ce qui est sûr, c'est qu'il faudra être attentif.  Je suis motivé même si je n'ai pas trop d'objectifs parce que j'ai un bateau qui n'est pas forcément au top par rapport aux autres. Si je parviens à laisser 10 ou 15 concurrents derrière moi, je serais content. C'est ma première participation à la Transgascogne et seulement ma troisième épreuve en solo. Je ne suis toutefois pas trop inquiet à propos de ce qui m'attend, même si ce sera un peu plus hauturier que ce que j'ai fait jusqu'ici. »

Julien Mizrachi, skipper de Golborne (832 - Série Solo) :
« Ça va être un peu plus court que prévu. Au final, on ne sait pas trop ce qui nous attend mais ça va être un peu comme un gros sprint même si on risque clairement d'être complètement arrêté dans la molle, au milieu du golfe. Je vais observer un peu ce que font les autres et essayer d'avancer le plus vite possible avec ce qu'il y aura, en tâchant de ne pas rater les bons coups. Comme dans deux mois, je vais participer à la Mini Transat, ce sera une belle occasion de tester les différents systèmes du bord et être sûr d'être prêt. Par ailleurs, j'ai des voiles neuves, ce sera donc aussi l'occasion de voir si je vais plus vite qu'avant ! Je n'ai encore jamais traversé le golfe de Gascogne. Je suis impatient de voir à quoi ça ressemble et là, manifestement je vais avoir le temps (rires) !»

Yann Blondel, skipper de Blue Bubble (836 - Série Double) :
« Cette Transgascogne va être ma première course au large, contrairement à Edouard (Blondel) qui a déjà fait la course il y a deux ans. Je suis très excité de partir et je suis à fond. Ça va être super cool, même si c'est vrai que j'ai pas mal d'interrogations dans la tête. J'ai hâte de découvrir les techniques de la course au large. Moi, je viens du dériveur et Edouard de l'habitable. Nous sommes donc assez complémentaires. Au niveau de la météo, ça s'annonce sympa, avec pas mal de petits coups à jouer. L'idée, c'est d'arriver avant mercredi car ensuite, un vilain front est prévu d'arriver dans le golfe ! »

COMMUNIQUE DU 13 JUILLET

Une soixantaine de Mini 6.50 au départ de la Transgascogne !

Créée en 1988, ouverte aux solitaires et équipages double, la Transgascogne s'est imposée au fil des ans comme l'une des courses incontournables du calendrier Mini. A trois semaines du départ (le 30 juillet prochain à 12h02), 60 bateaux ont d'ores et déjà confirmé leur inscription. Cette 16e édition, dernière épreuve qualificative et ultime confrontation avant la Mini Transat, s'annonce donc haute en couleurs d'autant qu'elle affiche deux grandes nouveautés.
Désormais organisée par l'association Les Sables d'Olonne Vendée Course au Large, la course s'élancera, en effet, pour la première fois depuis Port Olona et fera escale à Aviles, en Espagne, pour la première fois également. Sportivement, pas de grands bouleversements cependant puisque la flotte effectuera, comme précédemment, une première étape très stratégique entre la Vendée et les Asturies, via Belle Ile, puis une deuxième davantage apparentée à un sprint. Au total : pas moins de 590 milles à parcourir !

Des difficultés techniques, un plateau à la fois dense et relevé, deux étapes de 345 et 245 milles à travers le fameux golfe de Gascogne : tous les ingrédients sont réunis pour faire de la Transgascogne une belle course. « C'est clairement une épreuve incontournable du circuit des Mini 6.50. Sa convivialité est reconnue de tous. De plus, elle permet aux marins de se jauger, de se juger, mais aussi de mettre la pression sur leurs petits camarades une dernière fois avant le départ de la Mini Transat. Il y a toujours de la belle bagarre. Cette année, évidemment, on peut attendre Ian Lipinski sur la première marche du podium puisqu'il a tout dominé depuis deux ans, mais cette année, de nouveaux Protos également très performants ont fait leur apparition sur le circuit. On peut légitimement imaginer qu'aujourd'hui certains d'entre eux commencent à être bien au point et que Ian puisse avoir un peu de mouron à se faire », explique Denis Hugues, Directeur de course de la Transgascogne depuis 2007. Ce dernier attend également de très beaux matches chez les bateaux de Séries qui sont, à ce jour, 49 à avoir confirmé leur participation, c'est-à-dire, à eux seuls, plus que l'ensemble des concurrents de la dernière édition, en 2015 (47 au total). « Assurément, il va y avoir de jolies batailles entre les Pogo 3, ainsi qu'on l'a déjà vu sur les premières courses de la saison, mais les Ofcet 6.50 auront également leur mot à dire sur le format de cette course », assure Denis.

Un tracé varié
De fait, la Transgascogne offre un parcours aussi complet que technique. La première étape, un morceau de 345 milles entre Les Sables d'Olonne et Avilès, est généralement très stratégique, ainsi que le confirme Denis Hugues. « La première partie, jusqu'à Belle-Ile est toujours délicate, avec des courants à jouer. Ensuite, la descente jusqu'en Espagne n'est jamais anodine car nombreux sont les marins qui traversent le golfe de Gascogne pour la première fois à l'occasion de la course. Enfin, l'atterrissage sur la côte Cantabrique pose toujours des problèmes car souvent, à cette période de l'année, il n'y a pas de vent et il peut y avoir de la brume. Il faut donc bien se positionner et également faire très attention aux cailloux », explique-t-il. La deuxième, bien que différente - et plus courte de 100 milles - n'en est pas moins attrayante. « C'est en fait un grand sprint. Mais qui dit sprint ne signifie pas pour autant sans difficulté. Les marins doivent notamment faire attention à la remontée des fonds sur le plateau continental, à 250 milles au large des côtes Vendéennes, qui lève toujours une mer compliquée. Idem au niveau du plateau de Rochebonne. L'étape dure généralement à peine plus de 24 heures pour les premiers, mais elle crée parfois des surprises », promet Denis.

Liste des inscrits : http://transgascogne650.com

Retour
  • Partager cet article